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Conseil des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles : gros plan sur le soutien à l’Ukraine, la sécurité en mer Noire et la situation au Proche-Orient

Vue du hall d'entrée du bâtiment du Conseil à Bruxelles

Vue du hall d'entrée du bâtiment du Conseil à Bruxelles © photothek.de

13.07.2026 - Article

Le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul se rend aujourd’hui à Bruxelles pour assister au Conseil des affaires étrangères. Au programme de ce dernier : la poursuite du soutien à l’Ukraine, la sécurité en mer Noire et la situation au Proche et Moyen-Orient.

Après les sommets réussis du G7 et de l’OTAN à Évian et Ankara, le soutien à l’Ukraine constitue de nouveau le principal sujet de discussion lors du dernier Conseil des affaires étrangères de l’UE avant la pause estivale. Au début de la rencontre à Bruxelles, il sera question des conséquences humanitaires de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine ainsi que de la situation des prisonniers civils. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha ainsi que deux représentants d’ONG se sont déplacés depuis Kyïv pour participer à cette première réunion.

Ukraine : consolidation de l’aide et poursuite pénale des crimes russes

Après les récentes attaques russes contre l’infrastructure énergétique ukrainienne, les ministres des Affaires étrangères de l’UE se pencheront aujourd’hui principalement sur la manière de consolider davantage l’appui à l’Ukraine, ce aussi bien militairement que pour se préparer à l’hiver prochain, notamment au vu de l’infrastructure énergétique.

L’Allemagne s’engage pour tirer profit des impulsions majeures des dernières semaines et pour renforcer davantage l’aide européenne. Les contributions supplémentaires au renforcement de la défense aérienne ukrainienne, au soutien militaire et à la sécurité des approvisionnements énergétiques sont particulièrement importantes.

Les nombreuses violations de la Russie contre le droit international humanitaire ne doivent pas devenir une normalité. Il convient d’élucider et de poursuivre pénalement les attaques contre les travailleurs humanitaires et les infrastructures civiles. C’est pourquoi l’Allemagne soutient la mise en lumière à l’échelle internationale des crimes russes et appuie, cette année aussi, la mission de surveillance des droits de l’homme en Ukraine de l’ONU à hauteur de 2 millions d’euros.

L’Allemagne fait par ailleurs avancer le travail sur un tribunal spécial visant à poursuivre le crime d’agression contre l’Ukraine ainsi que sur un mécanisme de dédommagement international.

En plus du soutien à l’Ukraine, les ministres aborderont d’autres mesures visant à augmenter la pression sur la Russie. L’Allemagne continue d’œuvrer pour l’adoption du 21e paquet de sanctions, qui accorde notamment davantage d’attention au secteur financier et dont le but est de rendre plus difficile le contournement des sanctions existantes.

Mer Noire : améliorer la sécurité d’une région stratégiquement importante

Un an après son adoption, la mise en œuvre de la stratégie de l’UE pour la mer Noire est à l’ordre du jour du Conseil. La sécurité de cette région est centrale pour l’Europe. La menace russe persistante ne concerne pas seulement l’Ukraine, mais aussi les États riverains que sont la Bulgarie et la Roumanie – cette dernière ayant récemment été la cible d’une attaque au drone russe – et la stabilité de la région entière.

C’est pourquoi l’Allemagne plaide pour intensifier la coopération européenne en matière de sûreté maritime et s’engage afin de pouvoir dresser, à l’échelle européenne, un meilleur tableau de la situation de la région. À cet égard, l’intégration de la Turquie, un important État riverain, à ce processus s’avère elle aussi décisive.

Région du Golfe : tirer parti de la nouvelle dynamique pour la sécurité régionale

Une fois les débats sur la sécurité en mer Noire clos, le Conseil des affaires étrangères de l’UE sera interrompu afin que puisse se dérouler le 3e Forum de haut niveau entre le Conseil de coopération du Golfe et l’UE sur la sécurité et la coopération régionales. Des représentants des États du Golfe ainsi que le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe y prendront part. Au vu des attaques répétées de l’Iran contre des États de la région ces derniers jours et ces dernières semaines, ce forum portera principalement sur la situation sécuritaire régionale, l’avenir de l’architecture de sécurité dans la région du Golfe et la poursuite du rapprochement entre l’UE et les États du Golfe.

L’Allemagne s’engage pour tirer aussi parti de la dynamique lancée ces derniers mois afin d’intensifier davantage la coopération avec les États du Golfe. Le sommet prévu en automne entre l’UE et le Conseil de coopération du Golfe offre une occasion propice à cet égard.

Un sujet essentiel reste la navigation dans le détroit d’Ormuz. L’utilisation libre, sûre et sans restriction de ce détroit est indispensable pour l’économie et l’approvisionnement énergétique mondiaux. L’Allemagne rejette toute restriction de la liberté de navigation internationale et mise sur une concertation étroite avec les partenaires de la région.

Proche et Moyen-Orient : éviter l’escalade et renforcer les solutions politiques

L’après-midi, le Conseil des affaires étrangères de l’UE discutera ensuite de la situation au Proche et Moyen-Orient. Les ministres aborderont avant tout la situation sécuritaire en Iran et dans le détroit d’Ormuz, mais aussi le rôle de l’Union européenne dans la région. L’Allemagne plaide pour utiliser les instruments européens, y compris les sanctions, afin d’éviter une déstabilisation supplémentaire de la région et d’accompagner les développements positifs tels que l’accord-cadre entre Israël et le Liban.

La situation en Israël et dans les territoires palestiniens est elle aussi à l’ordre du jour. Pour l’Allemagne, il est clair que seule une perspective politique permettra d’atteindre une sécurité et une paix durables. Cela inclut une solution qui permette aux Israéliens et aux Palestiniens de mener une vie en paix et en sécurité. La violence croissante des colons, l’implantation de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et la gestion de ces sujets occupent donc une place de plus en plus centrale lors des débats au sein du Conseil.

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