<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" standalone="no"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><atom:link href="https://www.auswaertiges-amt.de/blueprint/servlet/content/1427216/asRSSFeed/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><title>Actualités du Site du Ministère fédéral des Affaires étrangères</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr</link><description>Actualités du Site du Ministère fédéral des Affaires étrangères</description><language>fr</language><copyright>Ministère fédéral des Affaires étrangères</copyright><item><title>Des partenaires stratégiques dans un monde en pleine mutation : 75 ans de relations diplomatiques entre l’Inde et l’Allemagne</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2759404-2759404</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2759406"><div>
 <p><img src="https://www.auswaertiges-amt.de/resource/blob/2759410/e79212d3c7988f9dbae5e54433e07e78/2026-03-07-75-ans-partenariat-indo-germanique-bild2-data.jpg" alt="Communiqué de presse concernant l’établissement de relations diplomatiques entre l’Inde et l’Allemagne" title="Communiqu&amp;eacute; de presse concernant l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement de relations diplomatiques entre l&amp;rsquo;Inde et l&amp;rsquo;Allemagne &amp;copy; Office de presse du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral"></p>
 <p>Le 7&nbsp;mars&nbsp;1951, l’Office de presse et d’information du gouvernement fédéral (BPA) annonçait dans un bref communiqué&nbsp;: «&nbsp;Le Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne et le Gouvernement de l’Inde sont convenus d’échanger prochainement des représentations diplomatiques au rang de légations.&nbsp;»</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Depuis, l’Allemagne et l’Inde, pays désormais le plus peuplé au monde, ont développé leurs relations qui ont abouti à un partenariat stratégique. Aujourd’hui, les relations entre l’Allemagne, pays le plus peuplé de l’UE, et la plus grande démocratie au monde qu’est l’Inde sont caractérisées par le respect mutuel, des valeurs communes et un soutien partenarial.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p class="align--justify">À travers son document de stratégie intitulé&nbsp;<a href="https://www.auswaertiges-amt.de/resource/blob/2680204/9fc49c0ef2df93f1ffb8ccad1b5f66b6/241016-fokus-indien-data.pdf"><span><strong>«&nbsp;Gros plan sur l’Inde&nbsp;» (</strong></span><em><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Fokus auf Indien</strong></span></em><span><strong>)</strong></span></a>, le gouvernement allemand s’est fixé en 2024 un programme ambitieux afin de renforcer davantage la coopération germano-indienne. Les priorités qu’il recense concernent la coopération dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité, la coopération au développement, la protection du climat et de l’environnement, le développement des relations économiques et commerciales, l’approfondissement de la coopération dans les sciences et la recherche ainsi que le recrutement de main-d’œuvre qualifiée.</p>
 <p class="align--justify">&nbsp;</p>
 <p><img src="https://www.auswaertiges-amt.de/resource/blob/2759408/aa0c293d78ee19a9c83bcb8c8cfce6e9/2026-03-07-75-ans-partenariat-indo-germanique-bild3-data.jpg" alt="Le ministère fédéral des Affaires étrangères dans les couleurs nationales de l’Inde" title="Le minist&amp;egrave;re f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res dans les couleurs nationales de l&amp;rsquo;Inde &amp;copy; Minist&amp;egrave;re f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res"></p>
 <p>L’Allemagne est le principal partenaire commercial de l’Inde au sein de l’Union européenne. Plus de 2&nbsp;000&nbsp;entreprises allemandes opèrent en Inde, parfois depuis des décennies, en particulier dans les domaines de la construction automobile, du génie mécanique, de la chimie et des énergies renouvelables. Inversement, les entreprises indiennes investissent de plus en plus en Allemagne, notamment dans les secteurs informatique, pharmaceutique et de l’ingénierie.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>L’un des fondements des relations bilatérales entre l’Inde et l’Allemagne est également la coopération scientifique. Instituts de recherche, universités et centres d’innovation coopèrent étroitement les uns avec les autres, par exemple en matière de recherche sur le climat, d’intelligence artificielle ou encore dans le secteur de la santé. Forte de près de 60&nbsp;000&nbsp;étudiants indiens, l’Allemagne compte parmi les destinations d’études préférées des étudiants indiens en Europe. Dans le monde, presque un visa d’études pour l’Allemagne sur trois est ainsi délivré en Inde. Parallèlement, des instituts scientifiques allemands s’engagent en Inde, en y établissant leurs propres succursales.</p>
 <p>Les deux&nbsp;pays sont attachés à un ordre international basé sur des règles et à la coopération multilatérale. L’Allemagne soutient l’Inde pour que celle-ci soit davantage représentée dans les institutions internationales. Les deux&nbsp;pays sont des partenaires forts en ce qui concerne les efforts visant à réformer les Nations Unies, ainsi que la lutte contre le terrorisme international. Dans le domaine sécuritaire également, ils souhaitent renforcer encore leur coopération, des exercices conjoints de leurs forces de sécurité à l’accélération des autorisations d’exportation, puisque la sécurité et la prospérité dans la région indopacifique sont étroitement liées à celles de l’Europe.</p>
 <p>En cette année-anniversaire 2026, l’Allemagne et l’Inde rendent hommage à leur histoire commune et tournent leur regard vers un avenir dans lequel la coopération, l’innovation et le respect mutuel continuent de porter les relations qui les unissent.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <h2><strong>Une année sous le signe du partenariat germano-indien&nbsp;: un aperçu des événements les plus importants</strong></h2>
 <p class="align--justify">&nbsp;</p>
 <ul class="rte--list">
  <li>
   <p class="align--justify">Le déplacement du chancelier fédéral <span dir="ltr" xml:lang="de">Friedrich Merz</span> en Inde des 12 et 13&nbsp;janvier&nbsp;2026 a souligné le partenariat vivant et le désir commun d’approfondir les relations germano-indiennes. Le premier ministre <span dir="ltr" xml:lang="ur">Narendra Modi </span>a reçu le chancelier allemand dans son État natal du Gujarat, signe des relations étroites et de l’estime entre les deux&nbsp;pays. Le chancelier Merz était accompagné d’une délégation économique et a visité des entreprises allemandes en Inde.</p></li>
  <li>
   <p class="align--justify">Le <strong>16<sup>e</sup>&nbsp;Sommet UE-Inde</strong> s’est déroulé à <span dir="ltr" xml:lang="en">New </span>Delhi le 27&nbsp;janvier&nbsp;2026. Les dirigeants de l’UE et de l’Inde y ont souligné leur détermination à renforcer leur partenariat stratégique. Il y était question de l’approfondissement des relations commerciales et d’un partenariat de sécurité et de défense entre l’Inde et l’UE. En outre, les négociations sur un vaste accord de libre-échange UE-Inde, qui renforcera les relations économiques et commerciales, y ont été menées à bonne fin.</p></li>
  <li>
   <p class="align--justify">Les <strong>8<sup>e</sup>&nbsp;consultations intergouvernementales germano‑indiennes</strong> sont prévues en Allemagne vers la fin de l’année et permettront notamment de poursuivre les projets de coopération initiés lors du déplacement du chancelier Merz en Inde. Les consultations intergouvernementales germano-indiennes ont lieu régulièrement depuis 2011. Dans le cadre de celles-ci, les gouvernements des deux&nbsp;pays se réunissent afin de se concerter sur des questions essentielles liées à leur coopération commune.</p></li>
 </ul>
 <p>&nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Sat, 07 Mar 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2759404-2759404</guid></item><item><title>Déclaration diplomatique : Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI)</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2759088-2759088</link><description><![CDATA[<div>
 <p><em>La Belgique, le Danemark, l’Union européenne, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique, en leur qualité de membres du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG/GCI), présidé par la Suède, publient la déclaration suivante concernant la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC):</em></p>
 <p>Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs exprime sa profonde préoccupation face aux violations continues et récentes dans l’est de la RDC du cessez-le-feu consacré par la signature des Accords de Washington le 4 décembre 2025, ainsi que par l’engagement pris à Doha le 19 juillet 2025 en faveur d’un cessez-le-feu permanent et d’une cessation permanente des hostilités. Ces violations qui incluent l’utilisation de drones dans des attaques militaires,<span>&nbsp; </span>représentent également un risque important pour les populations civiles. Toutes les parties concernées doivent réaffirmer de toute urgence et sans équivoque leur engagement à cesser les hostilités et à revenir à la table des négociations.</p>
 <p>Il ne peut y avoir de solution militaire au conflit.</p>
 <p>Nous exhortons toutes les parties à mettre pleinement en œuvre les obligations et les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha, ainsi qu’à se conformer aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment les résolutions 2773 et 2808, et à respecter pleinement l’intégrité territoriale. Le GCI salue la médiation en cours du médiateur nommé par l’Union africaine, Faure Gnassingbé, Président du Conseil de la République du Togo, ainsi que du Panel des facilitateurs, de même que la médiation cruciale menée par les États-Unis et le Qatar. Nous saluons les efforts du Qatar, de la CIRGL et de la MONUSCO visant à établir un mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu. Nous rappelons l’importance de créer les conditions d’un dialogue inter-congolais inclusif réunissant toutes les parties prenantes congolaises — élément indispensable à une paix durable en RDC — et saluons les consultations entreprises par la République d’Angola.</p>
 <p>Nous sommes prêts à soutenir ces efforts.</p>
 <p>Le GCI appelle toutes les parties à honorer leurs obligations s’agissant du respect du&nbsp;<span> &nbsp;</span>droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave, afin de permettre l’acheminement d’une aide essentielle aux personnes qui en ont besoin. Nous saluons les avancées positives, telles que les engagements pris par les&nbsp;<span> </span>gouvernements et les acteurs de la région visant à améliorer et faciliter l’accès humanitaire, notamment à la suite de la visite de la Commissaire européenne Lahbib ; la réouverture de la frontière entre la RDC et le Burundi ; et l’utilisation de l’aéroport de Goma lors de la récente visite de la Cheffe de la MONUSCO et Représentante spéciale par interim du Secrétaire général, van de Perre à Goma, ce qui devrait conduire à la réouverture durable de l’aéroport aux vols humanitaires.</p>
 <p>Le GCI appelle, en outre, les parties à mettre fin à toute incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence, y compris à l’encontre des minorités rwandophones, ainsi qu’à toute autre action mettant gravement en danger les populations civiles et la cohésion sociale.</p>
</div>]]></description><pubDate>Thu, 05 Mar 2026 18:44:31 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2759088-2759088</guid></item><item><title>Ensemble pour l’Ukraine : le ministre Johann Wadephul participe à la réunion informelle du Conseil des États de la mer Baltique à Varsovie</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2758978-2758978</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2758976"><div>
 <p>L’Allemagne et les autres pays composant le Conseil des États de la mer Baltique&nbsp;– le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Suède, ainsi que l’Islande, la Norvège et l’UE&nbsp;– comptent parmi les partenaires les plus fiables de Kyïv depuis le début de l’invasion à grande échelle menée par la Russie.</p>
 <p>Avant son départ, le chef de la diplomatie allemande<span dir="ltr" xml:lang="de"> Johann Wadephul </span>a déclaré&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>La région du Golfe a beau retenir autant notre attention, le principal défi en termes de politique de sécurité reste pour l’Europe la guerre d’agression russe contre l’Ukraine. Les soutiens les plus puissants et les plus déterminés de l’Ukraine se rassemblent aujourd’hui dans le cadre du Conseil des États de la mer Baltique. Je veux insister sur le fait que l’Allemagne continue de voir là sa priorité. Ensemble, nous avons compris que l’Ukraine et la région de la mer Baltique restaient au cœur de notre action en matière de sécurité en Europe.</p>
 </blockquote>
 <h2>Des soutiens particulièrement forts de l’Ukraine</h2>
 <p>Aux côtés de ses voisins et partenaires, l’Allemagne s’engage de diverses façons en faveur de l’<a href="https://www.auswaertiges-amt.de/de/service/laender/ukraine-node/ukraine-solidaritaet-2513956" title="L’Allemagne se tient fermement aux côtés de la population ukrainienne"><span><strong>Ukraine</strong></span></a>. Outre l’aide militaire et humanitaire, il est avant tout question de stabiliser l’économie ukrainienne et d’accompagner le pays&nbsp;<a href="https://www.auswaertiges-amt.de/de/newsroom/2757234-2757234"><span><strong>sur la voie de l’Union européenne</strong></span></a>.</p>
 <p>Cette coopération témoigne de la compréhension commune selon laquelle la&nbsp;<a href="https://www.auswaertiges-amt.de/de/newsroom/2753762-2753762"><span><strong>sécurité de l’Europe</strong></span></a> est indissociable d’un avenir sûr de l’Ukraine. En tant que plaque tournante logistique et interlocuteur politique proche, la Pologne joue un rôle prépondérant à cet égard. Les États baltes&nbsp;– l’Estonie, la&nbsp;<a href="https://www.auswaertiges-amt.de/de/aussenpolitik/europa/wadephul-lettland-schweden-2752936"><span><strong>Lettonie</strong></span></a> et la&nbsp;<a href="https://www.auswaertiges-amt.de/de/aussenpolitik/europa/2750692-2750692"><span><strong>Lituanie</strong></span></a>&nbsp;– ont également apporté des contributions considérables en termes de formation, d’équipement et de projets de reconstruction. Le Danemark soutient lui aussi l’Ukraine, en particulier dans le domaine de la défense aérienne et de la production d’armes, et il joue un rôle de premier plan en ce qui concerne la coordination d’initiatives d’aide européennes.</p>
 <h2>Un objectif commun&nbsp;: ramener la paix et la stabilité en Europe</h2>
 <p>La guerre d’agression russe reste le principal défi sécuritaire pour l’Europe. Les États de la région de la mer Baltique coopèrent étroitement afin de répondre à cette menace et, parallèlement, de renforcer la cohésion européenne. Pour l’Allemagne, il s’agit avant tout de donner durablement à l’Ukraine les moyens de garantir son indépendance et son intégrité territoriale aux niveaux militaire, économique et institutionnel.</p>
 <p>Pour les ministres des Affaires étrangères des pays composant le Conseil des États de la mer Baltique, cette rencontre à Varsovie est l’occasion de coordonner davantage leurs mesures et de donner des impulsions pour un soutien encore plus ciblé à l’Ukraine. Dans le même temps, elle souligne la volonté politique des partenaires baltes et d’Europe du Nord et de l’Est de prendre conjointement des responsabilités pour la paix, la stabilité et la sécurité en Europe.</p>
 <blockquote class="info-box">
  <p><strong>Conseil des États de la mer Baltique</strong></p>
  <p>Les membres du Conseil des États de la mer Baltique sont l’Allemagne, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Suède –&nbsp;pays riverains de la mer Baltique&nbsp;–, mais aussi l’Islande, la Norvège et l’UE. Depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 2025, la Pologne exerce la présidence tournante annuelle du Conseil des États de la mer Baltique, succédant ainsi à l’Estonie. La priorité de la présidence est la promotion de la sécurité régionale, qui englobe notamment la protection des infrastructures critiques et l’approche à adopter vis-à-vis de la flotte fantôme russe. La dernière présidence allemande du Conseil remonte à la période 2022/2023. L’Islande prendra le relais cet été.</p>
  <p>Suite à la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, l’adhésion de la Russie a été suspendue en mars 2022 et deux&nbsp;mois plus tard, le pays est sorti du Conseil. Le secrétariat du Conseil des États de la mer Baltique siège à Stockholm.</p>
 </blockquote>
 <p>D’autres informations sur le Conseil des États de la mer Baltique et sur ses activités sont disponibles sur le site&nbsp;<a href="http://www.cbss.org/" target="_blank" rel="noopener"><span><strong>www.cbss.org</strong></span></a>.</p>
 <p>&nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 04 Mar 2026 16:28:21 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2758978-2758978</guid></item><item><title>Déclaration du ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul avant son départ pour la réunion informelle du Conseil des États de la mer Baltique à Varsovie</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2759172-2759172</link><description><![CDATA[<div>
 <p>Avant son départ pour la réunion informelle du Conseil des États de la mer Baltique à Varsovie, le ministre fédéral des Affaires étrangères<span dir="ltr" xml:lang="de"> Johann Wadephul</span> a déclaré aujourd’hui (4&nbsp;mars)&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>La région du Golfe a beau retenir autant notre attention, le principal défi en termes de politique de sécurité reste pour l’Europe la guerre d’agression russe contre l’Ukraine. Les soutiens les plus puissants et les plus déterminés de l’Ukraine se rassemblent aujourd’hui dans le cadre du Conseil des États de la mer Baltique. Je veux insister sur le fait que l’Allemagne continue de voir là sa priorité. Je discuterai aujourd’hui lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères à Varsovie de la façon dont nous pouvons faire usage de notre poids en tant que membres du Conseil des États de la mer Baltique. Ensemble, nous avons compris que l’Ukraine et la région de la mer Baltique restaient au cœur de notre action en matière de sécurité en Europe. Les pays riverains de la mer Baltique ont justement prouvé que les actes font la différence&nbsp;: c’est impressionnant de voir combien de ressources en particulier les pays nordiques, les pays baltes et la Pologne ont mis à disposition pour l’aide militaire, civile et humanitaire de l’Ukraine. En tant que principal soutien bilatéral de l’Ukraine, l’Allemagne agit exactement dans le même sens. Elle contribue avant tout activement à la défense du flanc oriental de l’OTAN en Lituanie.</p>
  <p>L’Ukraine vient de vivre l’hiver le plus rude depuis le début de la vaste opération d’invasion russe. La destruction que laissent derrière eux les bombardements de Poutine au niveau des infrastructures civiles et énergétiques est énorme. C’est justement maintenant, au cours de la cinquième année de guerre, que l’Ukraine a besoin de notre soutien pour continuer de défendre la liberté de ses citoyennes et citoyens. Nous nous tiendrons aux côtés de l’Ukraine dans sa lutte pour la paix et la liberté. Je l’ai encore une fois assuré à mon homologue ukrainien lundi dernier. Voici l’élément central de notre politique de sécurité. C’est la raison pour laquelle nous discuterons aujourd’hui de la manière dont nous pouvons encore renforcer l’Ukraine.</p>
  <p>Cela fait longtemps que <span dir="ltr" xml:lang="ru">Vladimir Poutine</span> est passé à une économie de guerre dans son propre pays. Et la Russie nous force déjà tous les jours dans l’espace de la mer Baltique à un affrontement par voie hybride en menaçant nos infrastructures critiques et en violant notre espace aérien. Les territoires ukrainiens reconquis au cours des dernières semaines montrent que <span dir="ltr" xml:lang="ru">Vladimir Poutine</span> sacrifie, au profit de sa propre propagande de guerre, des vies dans une mesure qui ébranle notre entendement. Il faut donc qu’il ressente véritablement que la voie vers une paix durable ne passera que par des négociations sérieuses. Nous avons pour cela surtout besoin d’une pression internationale encore plus forte sur la Russie, en particulier au travers de sanctions. La guerre contre l’Ukraine pourrait être terminée depuis longtemps si <span dir="ltr" xml:lang="ru">Poutine </span>faisait taire les armes et était sérieusement disposé à négocier.</p>
  <p>Il est plus clair que jamais pour nous que nous devons aller encore plus loin en tant qu’Européens&nbsp;– pas seulement en tant que pays riverains de la mer Baltique&nbsp;– pour aider l’Ukraine. Il est pour cela aussi question d’accompagner l’Ukraine sur son chemin la menant à l’Union européenne&nbsp;; un chemin que nous voulons emprunter ensemble et qui constituera du reste peut-être la principale garantie de sécurité pour l’Ukraine. À court terme, il faut que nous mettions rapidement à disposition de l’Ukraine les 90&nbsp;milliards d’euros dont nous sommes déjà convenus au sein de l’UE. Nous ne pouvons plus nous permettre que des blocages inacceptables&nbsp;– comme actuellement par la Hongrie&nbsp;– retardent cette aide si urgente, ce qui coûte des vies parce que d’importantes capacités de défense nationale manquent. Je souhaite également discuter de ce point aujourd’hui à Varsovie avec mes homologues du Conseil des États de la mer Baltique. Car cela ne sert pas uniquement l’Ukraine, mais aussi la paix en Europe.</p>
 </blockquote>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 04 Mar 2026 09:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2759172-2759172</guid></item><item><title>Discours du ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul au Bundestag, à l’occasion du débat sur la motion de la coalition « Défendre la paix et la sécurité en Europe : solidarité avec l’Ukraine à l’occasion de l’anniversaire de la guerre d’agression russe »</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2758256-2758256</link><description><![CDATA[<div>
 <p>Lundi, j’ai rencontré des soldats ukrainiens qui étaient en visite à Berlin. Des commandants qui venaient directement du front. Qui se battent depuis quatre&nbsp;ans. Et qui retournent maintenant à nouveau au front. &nbsp;</p>
 <p>Avant la guerre d’agression russe, si on leur avait demandé, disons il y a six ou sept&nbsp;ans, ce qu’ils voulaient faire dans la vie, je doute que l’un d’entre eux aurait déclaré que son projet de vie était de passer son temps dans les tranchées, dans la neige et le gel. De conduire une locomotive vers le front pendant que des drones kamikazes foncent dessus. Ou de mener une attaque contre des positions fortifiées. &nbsp;</p>
 <p>Avant l’invasion à grande échelle de la Russie, ils étaient tous des civils. Un étudiant. Un médecin traitant. Un assistant social qui, avant la guerre, travaillait avec des toxicomanes. Un historien. L’un d’entre eux était metteur en scène de théâtre. &nbsp;</p>
 <p>Ils avaient des vies et des métiers «&nbsp;normaux&nbsp;», si je puis dire, entre guillemets. Jusqu’à ce que le Kremlin leur impose une guerre qui ne leur laisse d’autre choix que de se battre. &nbsp;</p>
 <p>Parce que baisser les bras n’est pas une option. &nbsp;</p>
 <p>Dès le début, l’attaque russe fut une attaque criminelle. Depuis des semaines, depuis des mois, elle a cependant atteint une dimension de perfidie nouvelle. Nous voyons en effet comment le Kremlin mène une campagne de terreur en plein hiver rigoureux qui touche les plus vulnérables des vulnérables&nbsp;: les enfants, les personnes âgées, les malades. Des écoles, des immeubles d’habitation, des hôpitaux et même des quartiers entiers sont sans électricité, sans chauffage, sans eau. Rien qu’à Kyïv, jusqu’à 500&nbsp;000&nbsp;personnes sont concernées.</p>
 <p>Parce que les troupes de Poutine détruisent délibérément les infrastructures civiles. Ces attaques sont contraires au droit international. Ce sont des crimes de guerre et elles ont lieu jour après jour. &nbsp;</p>
 <p>Poutine se livre à de telles attaques pour épuiser l’Ukraine de l’intérieur. Pour briser la volonté de résistance des Ukrainiennes et des Ukrainiens. Parce qu’il veut que leur pays se soumette à sa terreur. &nbsp;</p>
 <p>Mais l’Ukraine et ses habitants ne se soumettront pas. Et pour cela, chères et chers collègues, je tiens à exprimer, avec votre accord je l’espère, mon plus grand respect et ma gratitude envers le peuple ukrainien et son héroïsme inébranlable. &nbsp;</p>
 <p>Le Kremlin ne laisse planer aucun doute sur son but ultime&nbsp;: la destruction de la culture ukrainienne. La dissolution de l’identité nationale. Voilà comme fonctionne le révisionnisme impérial. &nbsp;</p>
 <p>Car au final, le Kremlin vise à créer un monde illibéral des autocraties qui met au défi l’Occident démocratique. &nbsp;</p>
 <p>Qui mine notre mode de vie libre et démocratique&nbsp;! &nbsp;</p>
 <p>L’agression de la Russie contre l’Ukraine s’inscrit dans une attaque plus large contre l’ordre international fondé sur des règles. Contre l’architecture de sécurité de l’Europe. C’est de cela qu’il s’agit dans cette guerre de conquête brutale. &nbsp;</p>
 <p>Mais ce que Poutine a sous-estimé, c’est la capacité de résistance du peuple ukrainien. Le courage des soldates et soldats ukrainiens. La conscience nationale de tout un pays. Et la solidarité ainsi que la capacité d’action de l’Occident, qui se tient fermement aux côtés de l’Ukraine. &nbsp;</p>
 <p>C’est pourquoi nous soutenons l’Ukraine en lui fournissant une défense aérienne supplémentaire. &nbsp;</p>
 <p>C’est pourquoi nous l’aidons également à protéger son infrastructure énergétique et à réparer ses installations énergétiques. Pas seulement pour cet hiver, mais aussi afin de se préparer au prochain.</p>
 <p>C’est pourquoi nous mettons sur pied, au sein de l’Union européenne, un paquet de 90&nbsp;milliards d’euros. &nbsp;</p>
 <p>C’est pourquoi nous renforcerons encore notre arsenal de sanctions qui touche lourdement Poutine et son économie de guerre. &nbsp;</p>
 <p>C’est pourquoi nous soutenons l’Ukraine sur son chemin vers l’UE. &nbsp;</p>
 <p>Car une chose doit être claire pour Poutine&nbsp;: l’Ukraine ne se détournera pas de la voie européenne de la réforme sur laquelle elle se trouve désormais. Au niveau institutionnel, le pays n’a jamais été aussi étroitement lié à l’Occident. &nbsp;</p>
 <p>Et nous, Européens, avons un objectif clair en tête&nbsp;: nous devons parvenir à une paix durable et juste. &nbsp;</p>
 <p>Ce n’est qu’à partir d’une position de force que l’Ukraine pourra atteindre cette paix. Aussi devons-nous lui en donner les capacités. &nbsp;</p>
 <p>C’est la raison pour laquelle nous continuerons d’augmenter la pression sur la Russie, à travers des sanctions et une action commune contre la flotte fantôme russe. &nbsp;</p>
 <p>Et c’est la raison pour laquelle des avoirs russes à hauteur de plusieurs milliards d’euros restent gelés. &nbsp;</p>
 <p>Hier, dans une tribune conjointe avec mes homologues, j’ai énoncé quelle était la position unifiée de la Pologne, de la France et de l’Allemagne&nbsp;: nous devons tenir plus longtemps que Poutine et c’est nous qui tiendrons le plus longtemps en termes de soutien à l’Ukraine. &nbsp;</p>
 <p>Après quatre&nbsp;années de guerre, il n’y a pas que l’Ukraine qui a changé&nbsp;: l’Europe aussi a changé. &nbsp;</p>
 <p>Une Europe qui sent que nous nous trouvons à un tournant historique décisif.</p>
 <p>C’est la raison pour laquelle nous nous positionnons avec nos principes, avec les valeurs de notre démocratie et aussi de notre culture politique. &nbsp;</p>
 <p>Je le dis également en faisant allusion à la Hongrie. &nbsp;</p>
 <p>Parce que je ne crois pas qu’il soit juste que la Hongrie trahisse la souveraineté européenne pour mener son propre combat pour la liberté.&nbsp;</p>
 <p>En Europe, nous avons déjà vécu ce que cela signifie lorsque le droit du plus fort règne. Lorsque le monde est divisé en sphères du pouvoir. &nbsp;</p>
 <p>C’est maintenant, précisément, qu’il est crucial que nous, Européens, soyons solidaires, que nous ne nous laissions pas diviser ni provoquer par qui que ce soit, que nous agissions avec assurance et que nous vivions la souveraineté européenne. &nbsp;</p>
 <p>L’Ukraine a quatre&nbsp;longues années de guerre derrière elle. Quatre&nbsp;années de sacrifices incommensurables. Mais aussi quatre&nbsp;années durant lesquelles elle a fait preuve d’une force inébranlable et d’un héroïsme admirable.</p>
 <p>Quatre&nbsp;années durant lesquelles le pays a défendu sa liberté et la liberté de toute l’Europe. &nbsp;</p>
 <p>Notre liberté.</p>
 <p>Nous devrions en être reconnaissants. &nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2758256-2758256</guid></item><item><title>La détermination inébranlable de l’Europe</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2758734-2758734</link><description><![CDATA[<div>
 <p class="rte__paragraph">Lorsque<span dir="ltr" xml:lang="ru"> Vladimir Poutine</span> a lancé en 2022 son invasion à grande échelle de l’Ukraine, il s’était donné, ainsi qu’à ses troupes, quelques jours seulement. Ces quelques jours devaient suffire pour établir un corridor jusqu’à Kiev, prendre le contrôle de la capitale ukrainienne et mettre en place un régime fantoche pro-russe. Quelques jours devaient suffire pour balayer d’un seul coup l’architecture de sécurité européenne.</p>
 <p class="rte__paragraph">Ces quelques jours sont devenus quatre années d’échec.</p>
 <p class="rte__paragraph">En quatre ans, Moscou n’a atteint aucun de ses objectifs, bien au contraire. Les pertes russes sont énormes, les succès peu nombreux. Chaque jour, des centaines de soldats russes perdent la vie ou sont mutilés, à cause des errements de M. <span dir="ltr" xml:lang="ru">Poutine</span>. Plus d’1,2 million d’entre eux ont été blessés, tués ou sont portés disparus. Ce sont des chiffres ahurissants : dix fois plus élevés que pendant les guerres en Tchétchénie et vingt fois plus que pendant la guerre soviétique en Afghanistan. Ils dépassent le total des pertes soviétiques et russes depuis 1945. Et tout cela pour quoi faire ? En 2025, les troupes russes ont conquis à peine 1 % en plus du territoire ukrainien. À ce jour, elles ont perdu la moitié du territoire qu’elles avaient occupé de manière illégale au printemps de 2022.</p>
 <p class="rte__paragraph">Il va sans dire que le plan de M. Poutine n’a pas fonctionné. En réalité, il a échoué de manière spectaculaire.</p>
 <p class="rte__paragraph"><span dir="ltr" xml:lang="ru">Vladimir Poutine</span> a gravement sous-estimé la résilience du peuple ukrainien, l’héroïsme de ses soldats, la conscience nationale de tout un pays ; tout comme la solidarité de l’Occident, qui se tient fermement aux côtés de l’Ukraine.</p>
 <p class="rte__paragraph">L’OTAN est plus unie que jamais et est encore plus forte qu’auparavant. Nous y avons deux nouveaux alliés : la Finlande et la Suède, cette dernière ayant mis fin à 200 ans de neutralité.</p>
 <p class="rte__paragraph">La stratégie de M. <span dir="ltr" xml:lang="ru">Poutine </span>face à cette résistance est claire : il mène une guerre d’usure.</p>
 <p class="rte__paragraph">Il est apparu clairement, même avant cet hiver, que son intention est de bombarder l’Ukraine jusqu’à provoquer une coupure d’électricité généralisée. Ses attaques prennent en priorité pour cible les infrastructures énergétiques civiles. Les hôpitaux, les écoles, les immeubles résidentiels ainsi que des quartiers tout entiers se retrouvent privés d’électricité, de chauffage, d’eau. Dans la seule capitale de Kiev, un demi-million de personnes sont touchées.</p>
 <p class="rte__paragraph">Ces attaques qui visent les populations civiles sont contraires au droit international. Elles constituent des crimes de guerre. Le peuple ukrainien est censé céder face à la terreur. C’est le jeu cynique que mène M. Poutine dans cette période de froid hivernal.</p>
 <p class="rte__paragraph">Nous, Européens, ne nous laisserons pas dicter les règles du jeu.</p>
 <p class="rte__paragraph">Car nous savons que nous sommes les prochains sur la liste.</p>
 <p class="rte__paragraph">L’objectif final poursuivi par le Kremlin ne fait aucun doute : il s’agit de mettre en place un monde illibéral d’autocraties défiant l’Occident démocratique. L’agression de la Russie contre l’Ukraine s’inscrit dans une attaque plus large contre l’ordre international fondé sur des règles de droit.</p>
 <p class="rte__paragraph">C’est là l’enjeu de cette guerre brutale de conquête. C’est la raison pour laquelle nous continuons à soutenir l’Ukraine de manière coordonnée.</p>
 <p class="rte__paragraph">C’est la raison pour laquelle nous apportons à l’Ukraine des capacités de défense aérienne supplémentaires.</p>
 <p class="rte__paragraph">C’est la raison pour laquelle nous l’aidons à protéger ses infrastructures énergétiques et à en réparer les installations, non seulement pour faire face à cet hiver mais aussi pour préparer l’hiver prochain.</p>
 <p class="rte__paragraph">C’est la raison pour laquelle l’Union européenne apporte à l’Ukraine un paquet d’aides d’un montant de 90 milliards d’euros.</p>
 <p class="rte__paragraph">C’est la raison pour laquelle nous avons imposé des sanctions globales qui affaiblissent M. Poutine et les réserves de son économie de guerre.</p>
 <p class="rte__paragraph">C’est la raison pour laquelle nous soutenons l’adhésion de l’Ukraine à l’UE.</p>
 <p class="rte__paragraph">C’est la raison pour laquelle nous appelons à ce qu’un tribunal spécial soit mis en place pour traduire en justice les criminels de guerre.</p>
 <p class="rte__paragraph">C’est la raison pour laquelle nous accueillons des réfugiés de guerre ukrainiens.</p>
 <p class="rte__paragraph">C’est la raison pour laquelle nous avons bâti la coalition volontaire d’États la plus ambitieuse de l’histoire récente afin de doter l’Ukraine, une fois la paix acquise, des capacités nécessaires pour garantir une paix durable.</p>
 <p class="rte__paragraph">Il faut que M. <span dir="ltr" xml:lang="ru">Poutine </span>comprenne bien qu’il est en voie de perdre l’Ukraine sur le plan stratégique.</p>
 <p class="rte__paragraph">L’Ukraine n’abandonnera pas la voie des réformes européennes dans laquelle elle est engagée. L’Ukraine a d’ores et déjà tissé sur le plan institutionnel des liens plus forts que jamais avec l’Occident. Notre but en tant qu’Européens est on ne peut plus clair : nous voulons à tout prix parvenir à une paix juste et durable.</p>
 <p class="rte__paragraph">Nous n’atteindrons cet objectif que si nous sommes en position de force. C’est la raison pour laquelle notre détermination à soutenir l’Ukraine demeure inébranlable. C’est la raison pour laquelle des milliards d’euros d’avoirs russes demeurent gelés. C’est aussi la raison pour laquelle nous continuerons d’accroître les pressions exercées sur la Russie.</p>
 <p class="rte__paragraph">Après quatre années de guerre, l’Ukraine n’est plus le même pays. L’Europe elle aussi a changé. L’Union est devenue plus forte et plus résiliente. Elle sait combien la liberté est précieuse et elle est prête à la défendre avec une détermination inébranlable.</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2758734-2758734</guid></item><item><title>Conseil des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles : un engagement commun pour l’Ukraine et pour une paix durable au Proche-Orient</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2757200-2757200</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2757202"><div>
 <h2>Quatre&nbsp;années après le début de la guerre d’agression russe, l’Europe se tient toujours aussi fermement aux côtés de l’Ukraine</h2>
 <p>Demain, cela fera quatre&nbsp;ans que l’attaque brutale de la Russie contre l’ensemble du territoire ukrainien a commencé. Depuis le 24&nbsp;février 2022, la destruction, des souffrances incommensurables et des attaques aériennes presque quotidiennes marquent le quotidien de la population ukrainienne. Depuis cette date-là également, l’Union européenne se tient fermement aux côtés de l’Ukraine.<br><br>
  Face aux attaques russes qui se poursuivent, les ministres des Affaires étrangères européens envoient aujourd’hui un signal de persévérance et de soutien clair à l’Ukraine&nbsp;: l’Europe lui apportera son soutien aussi longtemps que nécessaire, sur les plans politique, économique, humanitaire et militaire. Le chef de la diplomatie ukrainienne<span dir="ltr" xml:lang="uk"> Andrii Sybiha</span> participera en visioconférence au début des discussions et fera le point sur la situation actuelle dans le pays.</p>
 <h2>Renforcer davantage le soutien à l’Ukraine</h2>
 <p>Outre les sanctions contre la Russie, il sera principalement question du soutien à l’Ukraine. L’Allemagne plaide pour que le crédit convenu à hauteur de 90&nbsp;milliards d’euros visant à renforcer la défense du territoire de l’Ukraine soit désormais mis en œuvre rapidement et avec un minimum de bureaucratie. Ces moyens financiers doivent en effet être versés là où ils sont nécessaires de toute urgence.<br><br>
  En plus de cela, les mesures d’aide bilatérale des États membres de l’UE restent décisives pour l’Ukraine, en particulier sur le plan militaire et en ce qui concerne la sécurité des approvisionnements énergétiques. Depuis le début de la guerre d’agression russe, l’Allemagne a fourni plus de 1,2&nbsp;milliard d’euros pour stabiliser le secteur énergétique ukrainien. Elle a également mis sur pied un paquet de soutien supplémentaire à hauteur de près de 400&nbsp;millions d’euros pour l’hiver en cours. Nous contribuons ainsi de façon concrète au maintien de l’approvisionnement en électricité et en chauffage face aux attaques russes ciblées.</p>
 <h2>Ensemble vers un 20<sup>e</sup>&nbsp;train de sanctions pour augmenter davantage la pression sur la Russie</h2>
 <p>L’adoption du 20<sup>e</sup>&nbsp;paquet de sanctions de l’UE est le principal sujet de ce Conseil. Notre objectif est de continuer à limiter la capacité de la Russie à financer sa guerre d’agression. En effet, la Russie génère toujours des recettes considérables par le biais du secteur énergétique, notamment son exportation de pétrole.<br><br>
  L’Allemagne s’engage résolument auprès de tous les États membres de l’UE afin d’interdire complètement les services maritimes permettant de transporter le pétrole russe. Dans le même temps, nous allongeons la liste des sanctions pour augmenter la pression sur la «&nbsp;flotte fantôme&nbsp;» russe qui permet à Moscou de contourner les sanctions mises en place et de continuer à percevoir des recettes. Par ailleurs, l’Allemagne œuvre pour que d’autres mesures soient prises contre des acteurs du secteur énergétique et financier et contre les soutiens de l’économie de guerre russe.<br><br>
  Dans le cadre de ce 20<sup>e</sup>&nbsp;train de sanctions, c’est la première fois que doit s’appliquer un nouvel instrument pour lutter contre le contournement de sanctions. Nous montrons ainsi que l’Union européenne œuvre de manière résolue contre les tentatives de Moscou de contourner les sanctions, ainsi que contre les États qui rendent cela possible. En concertation avec d’autres États partenaires, l’Allemagne s’engage pour endiguer de manière conséquente les structures permettant de contourner les sanctions.</p>
 <h2>Proche-Orient&nbsp;: des responsabilités pour la stabilité et l’aide humanitaire</h2>
 <p>Un autre sujet prioritaire du Conseil des affaires étrangères de l’UE est la situation au Proche-Orient, notamment la situation à Gaza et le rôle de l’Union européenne dans la mise en œuvre du plan en 20&nbsp;points pour la sécurité et la stabilité dans la bande de Gaza. Lors du Conseil des affaires étrangères, les ministres échangeront avec <span dir="ltr" xml:lang="bg">Nikolaï Mladenov</span> sur les étapes ultérieures. M.&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="bg">Mladenov </span>est le haut représentant pour Gaza du «&nbsp;Conseil de la paix&nbsp;» nouvellement créé par le président américain <span dir="ltr" xml:lang="en">Donald Trump</span>.<br><br>
  En tant qu’Union européenne, nous soutenons la mise en œuvre du plan en 20&nbsp;points et voulons pour cela coopérer avec toutes les structures de transition appropriées, en premier lieu avec le Comité national palestinien pour l’administration de Gaza (NCAG). À cet égard, une chose demeure claire&nbsp;: les principes humanitaires et les obligations découlant du droit international doivent être respectés à tout moment. L’objectif premier est d’améliorer la situation humanitaire et de trouver une perspective politique pour la population de Gaza.</p>
 <h2>Situation en Cisjordanie et en Iran</h2>
 <p>L’Allemagne observe avec grande inquiétude les amendements législatifs récemment mis en œuvre par Israël, qui compromettent fortement la perspective d’une solution négociée à deux&nbsp;États et qui ont des répercussions sur les zones&nbsp;A et B sous administration civile palestinienne autonome en Cisjordanie. Lors du Conseil des affaires étrangères, l’Allemagne plaidera en faveur d’une position européenne commune à ce sujet.</p>
 <p>À l’heure où les États-Unis négocient avec l’Iran à Genève afin de trouver une solution diplomatique, l’Iran est également au programme du Conseil. Déjà en amont de ce dernier, les Gardiens de la révolution avaient été ajoutés à la liste de l’UE des organisations terroristes après l’accord politique du mois de janvier, ce en réaction au rôle sanglant qu’ils ont joué dans l’écrasement des protestations pacifiques en Iran. L’Allemagne œuvre parallèlement à travers d’autres mesures pour maintenir la pression sur cette organisation, par exemple en inscrivant d’autres personnes sur la liste établie dans le cadre du régime de sanctions en matière de droits humains de l’UE et en mettant en place des mesures contre les soutiens financiers des Gardiens de la révolution. À cette fin, une concertation étroite avec d’autres États membres de l’UE s’avère indispensable.</p>
 <h2>Syrie&nbsp;: permettre un engagement plus important de l’Europe</h2>
 <p>Au vu de la situation fragile en Syrie, l’Allemagne plaide auprès de ses partenaires de l’UE pour renforcer le soutien à celle-ci, en particulier pour la région au nord-est. Elle œuvre en outre pour mettre en place des mesures européennes visant à faciliter le commerce et les investissements et, par là-même, à favoriser une stabilisation de l’économie.</p>
</div>]]></description><pubDate>Mon, 23 Feb 2026 16:20:13 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2757200-2757200</guid></item><item><title>L’Allemagne se tient fermement aux côtés de la population ukrainienne</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2692138-2692138</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2692142"><div>
 <p>La guerre d’agression russe contre l’Ukraine a infligé des souffrances inimaginables à des millions de personnes. Elle touche directement non seulement les soldates et soldats ukrainiens qui défendent leur pays et la sécurité de l’Europe sur le front, mais aussi les civils, y compris les personnes âgées, les femmes et les enfants. Les attaques ciblées des forces armées russes contre des cibles civiles telles que des écoles, des hôpitaux, des jardins d’enfants et des habitations ainsi que des infrastructures civiles et notamment contre des centrales thermiques ou électriques et l’alimentation en eau sont particulièrement perfides. La Russie tente par là d’épuiser la population ukrainienne et de la priver de tous les moyens de survie. Une aide rapide et ciblée pour l’approvisionnement de la population ukrainienne est donc absolument prioritaire pour le gouvernement allemand.</p>
 <p>Pour que l’Ukraine puisse assurer sa protection et celle de notre paix en Europe, le gouvernement fédéral a versé jusqu’à présent environ 39&nbsp;milliards d’euros pour des mesures bilatérales de soutien civil, et il a également versé ou débloqué, pour les prochaines années, 55&nbsp;milliards d’euros pour des mesures de soutien militaire en faveur de l’Ukraine (situation au 31&nbsp;décembre 2025). Ces fonds sont notamment destinés à la défense aérienne, à de vastes programmes d’aide hivernale et un soutien énergétique, au soutien aux personnes ayant fui de chez elles à l’intérieur ou en dehors de l’Ukraine, à de l’aide humanitaire et des opérations de déminage, ou encore à des projets de stabilisation qui fournissent des biens de secours nécessaires de toute urgence aux forces de sécurité civiles et renforcent la résilience de la société ukrainienne grâce à des mesures de soutien ciblées. Tandis que l’Ukraine vit actuellement son hiver le plus froid depuis le début de la guerre, l’Allemagne fournit 400&nbsp;millions d’euros pour soutenir l’approvisionnement énergétique et l’aide humanitaire.</p>
 <p>Cet appui inclut également l’accompagnement par l’Allemagne du processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, notamment l’accompagnement du processus de réforme nécessaire à cet effet. L’Ukraine et l’Allemagne ont par ailleurs conclu, le 16&nbsp;février 2024, un vaste accord bilatéral de sécurité.</p>
 <h2>Soutien politique et efforts de paix</h2>
 <p>Nous en avons la conviction&nbsp;: il ne peut y avoir de paix durable qu’avec une Ukraine forte. Notre soutien constant est pour cela essentiel. Nous travaillons, de concert avec nos partenaires et sans ménager aucun effort, à la recherche d’une solution de paix par la voie diplomatique. Nous soutenons l’objectif du président américain Donald Trump qui est de mettre fin à la guerre d’agression russe contre l’Ukraine. Notre objectif reste une paix juste et durable. L’Ukraine a signalé à maintes reprises qu’elle était disposée à négocier. L’Europe appuie explicitement cette attitude et se tient fermement aux côtés de l’Ukraine. Les questions relatives à un cessez-le-feu, à la sécurité en mer Noire, à la reconstruction et à la répression de crimes de guerre russes sont aussi l’objet de nos discussions dans différents formats internationaux, que ce soit dans le cadre des Nations Unies, de l’OTAN, du Conseil de l’Europe, de l’OSCE, du G7, de l’UE ou de forums mis en place spécialement pour l’occasion tels que le Format de Berlin.</p>
 <p>Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a régulièrement souligné que l’Ukraine était disposée à négocier et s’est dit explicitement prêt à accepter un cessez-le-feu inconditionnel. Cependant, le processus de paix dépend avant tout de la volonté de négociation de la Russie. De ce côté-là, on observe toutefois le maintien de revendications maximales ainsi que des attaques permanentes et même intensifiées contre l’Ukraine. C’est la raison pour laquelle nous poursuivons notre soutien à l’Ukraine, car il est pour nous une évidence&nbsp;: si la Russie met fin à ses attaques, c’est la fin de la guerre, et si l’Ukraine arrête de se défendre, c’est la fin de l’Ukraine.</p>
 <p>Une <strong>liste des mesures bilatérales de soutien</strong> régulièrement actualisée est disponible <a href="https://www.bundesregierung.de/breg-de/themen/krieg-in-der-ukraine/deutschland-hilft-der-ukraine-2160274" target="_blank" rel="noopener"><strong>ici</strong></a> (en allemand).</p>
 <h2>Soutien militaire à l’Ukraine</h2>
 <p>L’Ukraine doit pouvoir se défendre contre la guerre d’agression russe, menée en violation du droit international. L’Allemagne la soutient donc en lui fournissant des équipements et des armes issus des réserves de la Bundeswehr ou livrés directement par l’industrie et financés par le budget de l’Allemagne. Le gouvernement fédéral tient ici compte des besoins de l’Ukraine et évalue constamment dans quels domaines un soutien peut encore être apporté de manière judicieuse, par exemple dans celui de la défense aérienne.</p>
 <p>Au niveau de l’UE, il a été convenu dès 2021 de mettre en place des mesures de soutien au titre de la facilité européenne pour la paix (FEP) au profit des forces armées ukrainiennes, pour un montant de 5,6&nbsp;milliards d’euros. Ces mesures ont été adoptées en tant que mécanisme de refinancement pour les livraisons d’équipements bilatérales et les opérations d’entretien menées par les États membres. Ces derniers apportent ainsi une contribution suivant une clé de répartition calculée sur la base de leur produit intérieur brut. La contribution de l’Allemagne s’élève à environ 25&nbsp;%&nbsp;; 521&nbsp;millions d’euros de contributions obligatoires ont déjà été versés. Il a également été décidé en mars&nbsp;2024 de créer dans le cadre de la FEP un «&nbsp;Fonds d’assistance à l’Ukraine&nbsp;», doté de 5&nbsp;milliards d’euros supplémentaires, pour la période allant jusqu’à 2027.</p>
 <p>L’Allemagne et d’autres Alliés ont financé un vaste ensemble de mesures de soutien, d’une valeur totale de 500&nbsp;millions de dollars&nbsp;US, dans le cadre de la liste des besoins priorisés de l’Ukraine (mécanisme «&nbsp;PURL&nbsp;»). Le président américain Donald Trump avait annoncé le 14&nbsp;juillet 2025 que les États-Unis allaient fournir à l’Ukraine des équipements militaires et des munitions sous la forme de plusieurs paquets de mesures de soutien. Dans le cadre du mécanisme PURL, l’OTAN coordonne la mise en œuvre, en garantissant parallèlement que le contenu des paquets couvre les besoins les plus urgents de l’Ukraine. Le financement des mesures est assuré par les partenaires européens et le Canada. Ces mesures comprendront des équipements militaires qui ne sont pas produits par l’industrie européenne ou qui peuvent être livrés plus rapidement, dans les quantités prévues, par les États-Unis que par les partenaires européens ou le Canada. Cela inclut notamment aussi des capacités de défense aérienne critiques. Ces dernières sont nécessaires de toute urgence afin de repousser les frappes aériennes incessantes de la Russie qui tuent de plus en plus de civils dans l’ensemble de l’Ukraine.</p>
 <h2>Stabilisation, aide humanitaire, soutien au secteur de l’énergie et aide hivernale</h2>
 <p>Afin de renforcer la persévérance de l’État ukrainien ainsi que sa capacité d’action, le ministère fédéral des Affaires étrangères a fourni, depuis le début de la guerre d’agression russe, 233&nbsp;millions d’euros pour des mesures de stabilisation. À cet égard, une attention particulière est accordée aux territoires libérés et proches du front, étant donné qu’ils sont particulièrement touchés par la guerre. Des biens nécessaires de toute urgence, comme des véhicules, générateurs et équipements de protection pour les forces de sécurité civiles, y sont par exemple livrés. Grâce à notre aide, les crimes de guerre russes sont documentés et un soutien est apporté aux personnes déplacées en Ukraine, de quoi renforcer la capacité de l’Ukraine à tenir dans la durée.</p>
 <p>Le ministère fédéral des Affaires étrangères soutient par ailleurs la société civile ukrainienne engagée qui représente un facteur essentiel pour la cohésion sociale du pays. Nous accompagnons en outre le processus, déjà amorcé, d’adhésion à l’UE ainsi que la réforme de la justice.</p>
 <p>En tant que deuxième donateur à l’échelle mondiale et plus grand donateur au sein de l’UE, le ministère fédéral des Affaires étrangères soutient les organisations humanitaires partenaires en Ukraine et dans les pays voisins dans le domaine de l’aide humanitaire afin de soulager les souffrances immédiates de la population engendrées par la guerre d’agression russe. Au total, il a octroyé plus de 1,4&nbsp;milliard d’euros d’aide humanitaire depuis février&nbsp;2022, ce qui a permis à l’Ukraine de tenir pendant trois&nbsp;hivers difficiles.</p>
 <p>Nos partenaires et nous-mêmes soutenons aussi notamment celles et ceux qui doivent rester aux abords du front, tels que les personnes âgées, handicapées ou gravement malades, mais aussi les réfugiés internes dans toutes les régions d’Ukraine. Nous mettons aussi un accent particulier sur le soutien mental et psychosocial des Ukrainiennes et Ukrainiens, sur l’aide apportée en cas de violences sexistes et sexuelles ainsi que sur le retour et la réinsertion d’enfants ukrainiens déportés.</p>
 <p>Le secteur ukrainien de l’énergie, qui est l’une des principales cibles des attaques russes, est une autre priorité de notre soutien. L’Allemagne est le plus grand donateur bilatéral du Fonds de soutien à l’Ukraine dans le domaine de l’énergie mis en place par la Communauté européenne de l’énergie. D’une part, le gouvernement fédéral fournit une aide énergétique d’urgence afin que la population puisse continuer d’avoir de l’électricité, du chauffage et de l’eau. Cela comprend par exemple des réparations, la fourniture de capacités supplémentaires de production d’électricité ou la protection des infrastructures. D’autre part, nous travaillons avec nos partenaires ukrainiens à la reconstruction d’infrastructures énergétiques selon une approche décentralisée, en mettant l’accent sur l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.</p>
 <h2>Bénéfices exceptionnels générés par les avoirs russes et crédit accordé par le G7 en complément au financement du soutien à l’Ukraine</h2>
 <p>En réaction à l’attaque de la Russie contre l’Ukraine qui est contraire au droit international, des actifs publics russes ont été immobilisés au sein de l’UE. Il est évident que la Russie devra payer pour les dommages occasionnés par sa guerre en Ukraine. Cette obligation qui se fonde sur le principe de la responsabilité d’un État reconnu par le droit international coutumier a été explicitement rappelée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans une <a href="https://docs.un.org/fr/A/RES/ES-11/5" target="_blank" rel="noopener"><strong>résolution du 14&nbsp;novembre 2022</strong></a>.</p>
 <p>Les cheffes et chefs d’État et de gouvernement du G7 sont en outre déjà convenus, lors du sommet du G7 à Hiroshima en 2023, de ne débloquer les actifs immobilisés que lorsque la Russie aura payé pour les dommages causés en Ukraine. En attendant, l’UE a adopté une règle permettant d’utiliser les bénéfices exceptionnels s’accumulant chez les dépositaires centraux de titres. Cette décision se base sur des fondements juridiques solides de l’UE, conformes au droit international. Sur cette base, les pays du <a href="https://www.g7italy.it/wp-content/uploads/G7-Leaders-Statement-on-Extraordinary-Revenue-Acceleration-ERA-Loans.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>G7 ont annoncé le 25&nbsp;octobre 2024</strong></a> l’octroi à l’Ukraine d’un crédit de quelque 45&nbsp;milliards d’euros (50&nbsp;milliards de dollars), pour lequel ils auront recours aux bénéfices exceptionnels issus des avoirs russes gelés. La part de l’UE dans le crédit sera versée en plusieurs tranches à l’Ukraine d’ici la fin 2025, sous forme d’une assistance macrofinancière exceptionnelle de 18,1&nbsp;milliards d’euros.</p>
 <h2>Documentation et répression de crimes dans le cadre de la guerre d’agression russe</h2>
 <p>Dans le contexte de la guerre d’agression contre l’Ukraine, la Russie commet aussi de graves violations du droit international humanitaire et des droits humains en Ukraine, telles que des meurtres et des actes de torture envers des prisonniers de guerre et la population civile. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a immédiatement ouvert des enquêtes. L’Allemagne soutient ces enquêtes sur le plan financier et envoie des expertes et des experts. Le gouvernement fédéral collabore en outre avec les instances ukrainiennes afin de collecter des preuves, en leur fournissant par exemple du matériel de médecine légale.</p>
 <p>L’Allemagne soutient le «&nbsp;Registre des dommages pour l’Ukraine&nbsp;» sur le plan financier (environ 2&nbsp;millions d’euros versés à ce jour) et par le détachement, actuellement, d’une experte, dans le but de préparer les demandes de réparations pour les dommages causés par la guerre d’agression russe. Rattaché au Conseil de l’Europe et ayant son siège à La&nbsp;Haye, le Registre des dommages a entamé ses travaux au début du mois de février&nbsp;2024. Mi-décembre 2024, il a prononcé une première décision. Depuis, 65&nbsp;000&nbsp;demandes d’indemnisation pour dommages ou destruction de biens résidentiels ont été estimées justifiées et officiellement inscrites au Registre. Actuellement, des négociations ont lieu pour mettre sur pied une commission d’indemnisation pour l’Ukraine («&nbsp;Claims Commission for Ukraine&nbsp;»), qui vise à examiner les demandes enregistrées et à fixer le montant des indemnisations, et qui doit fusionner avec le Registre des dommages pour l’Ukraine. L’Allemagne œuvre pour que les violations du droit international commises dans le cadre de la guerre d’agression russe ne restent pas impunies, c’est pourquoi elle appuie résolument la création d’un tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine.</p>
 <h2>Des sanctions inédites</h2>
 <p>Tant que la Russie poursuivra ses attaques brutales contre l’Ukraine, cela devra avoir des conséquences. L’Allemagne et ses partenaires européens ont réagi par la mise en place de sanctions massives et sans précédent et ils continueront également d’augmenter cette pression des sanctions sur la Russie&nbsp;: suspension de l’accès de la Russie aux marchés financiers, embargos généraux frappant notamment les technologies de pointe ainsi que les secteurs de l’industrie et des infrastructures énergétiques, plafonnement des prix du pétrole pour les livraisons aux États tiers, interdictions étendues d’importation touchant en particulier le charbon, le pétrole, les produits à base de fer et d’acier ainsi que l’or et les diamants venus de Russie, sanctions sévères contre le secteur aéronautique russe, sanctions ciblées contre le président russe Vladimir Poutine, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et d’autres responsables politiques et militaires, criminels de guerre, propagandistes ainsi que le système oligarchique qui les soutient. De plus, pour continuer de couper dans les recettes de la Russie et dans ses approvisionnements en biens nécessaires pour mener la guerre, l’UE a adopté des mesures de sanctions contre la flotte fantôme russe et les réseaux de pays tiers permettant à la Russie de contourner les sanctions.</p>
 <p><strong>Le point sur les sanctions actuelles</strong> est fait <a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/sanctions-against-russia-explained/" target="_blank" rel="noopener"><strong>ici</strong></a>.</p>
 <h2>Reconstruction</h2>
 <p>Le gouvernement fédéral planifie dès à présent la reconstruction de l’Ukraine, aux côtés de celle-ci ainsi qu’avec nos partenaires de l’UE et du G7. En décembre&nbsp;2022, les États du G7 ont décidé avec l’Ukraine de mettre en place une plateforme internationale de coordination des donateurs pour la reconstruction. La reconstruction de l’Ukraine demandera des efforts considérables à la communauté internationale, mais elle représente également une véritable opportunité d’allier les investissements dans l’avenir de l’Ukraine à la modernisation de l’État et de l’économie, à une transition écologique et surtout à des réformes nationales ainsi qu’au processus d’adhésion à l’UE.</p>
 <p>Les 11 et 12&nbsp;juin 2024, l’Allemagne a organisé conjointement avec l’Ukraine la <a href="https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2661724-2661724"><strong>conférence internationale pour la reconstruction</strong></a> («&nbsp;Ukraine Recovery Conference&nbsp;», URC2024) à Berlin. Après Lugano en 2022 et Londres en 2023, l’URC se tenait ainsi pour la première fois depuis le début de la guerre d’agression dans un État membre de l’UE. Plus de 3&nbsp;400&nbsp;participantes et participants venus de 60&nbsp;pays se sont réunis autour de la thématique «&nbsp;United in Defence. United in Recovery. Stronger together&nbsp;» (Unis pour la défense. Unis pour la reconstruction. Plus forts ensemble)&nbsp;; en signant 110&nbsp;accords et conventions, notamment, ils ont contribué au soutien apporté à l’Ukraine.</p>
 <p>Une liste détaillée des résultats de la conférence et la déclaration de la coprésidence des gouvernements allemand et ukrainien sont disponibles <a href="https://www.urc-international.com/conference-materials-urc-2024"><strong>ici</strong></a> (en anglais).&nbsp;La conférence de suivi URC2025 s’est déroulée à Rome les 10 et 11&nbsp;juillet 2025. La délégation du gouvernement allemand était dirigée par le chancelier fédéral<span dir="ltr" xml:lang="de"> Friedrich Merz</span> qui, aux côtés de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et d’autres partenaires européens, a annoncé la création du Fonds phare européen pour la reconstruction de l’Ukraine.</p>
 <h2>Un grand élan de générosité</h2>
 <p>Nombre de citoyennes et citoyens allemands compatissent au destin de la population ukrainienne. La société civile fait elle aussi preuve d’un énorme élan de générosité. Au vu de la quantité importante de dons, les organisations humanitaires doivent réaliser des efforts de coordination considérables. Le gouvernement fédéral soutient donc l’appel visant, dans la mesure du possible, à faire non pas des dons en nature mais des dons d’argent à des organisations humanitaires établies, par exemple via les initiatives «&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Aktion Deutschland Hilft</span>&nbsp;» ou «&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Aktionsbündnis Katastrophenhilfe</span>&nbsp;». Les dons portant la mention «&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Nothilfe Ukraine&nbsp;</span>» (aide d’urgence pour l’Ukraine) profitent à la population ukrainienne.</p>
 <p>Des informations (en allemand) sur les <strong>besoins des réfugiés sur place et sur l’accueil des réfugiés de guerre</strong> en Allemagne sont disponibles <a href="https://www.bmi.bund.de/SharedDocs/schwerpunkte/DE/ukraine/topthema-ukraine-artikel.html" target="_blank" rel="noopener"><strong>ici</strong></a> (en allemand).</p>
</div>]]></description><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2692138-2692138</guid></item><item><title>L'Allemagne accueille la Conférence de Munich sur la sécurité de 2026 en une période marquée par des bouleversements géopolitiques</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2756442-2756442</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2756626"><div>
 <h2><strong>Munich se transforme en scène internationale de la diplomatie</strong></h2>
 <p>Forte de plus de mille participants de plus de 115&nbsp;pays, dont quelque 60&nbsp;chefs d’État et de gouvernement ainsi que plus d’une cinquantaine de personnalités influentes issues d’organisations internationales, la Conférence de Munich sur la sécurité de 2026 (MSC 2026) est plus grande et plus internationale que jamais. Ce n’est que dans le cadre de celle-ci qu’on peut aussi rencontrer par hasard dans l’ascenseur ou dans les couloirs sans fin de l’hôtel de la conférence le secrétaire général de l’OTAN, le président ukrainien, le secrétaire d’État américain ainsi que des responsables politiques du monde entier.</p>
 <p>Des représentants de haut niveau de plus d’une centaine de groupes de réflexion internationaux participent par ailleurs à la conférence et discutent des principaux dossiers de la politique de sécurité lors de plus de 270&nbsp;événements organisés en marge. Cette année aussi, le ministère fédéral des Affaires étrangères organise des événements de ce type sur des sujets essentiels tels que la défense, les menaces émanant de la Russie, la géoéconomie, l’intelligence artificielle, les technologies clés ou encore la sécurité en matière de recherche.</p>
 <p>Le chancelier fédéral<span dir="ltr" xml:lang="de"> Friedrich Merz</span>, le ministre des Affaires étrangères <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span>, le ministre de la Défense <span dir="ltr" xml:lang="de">Boris Pistorius </span>et de nombreux autres membres du gouvernement allemand participent à la MSC 2026, soulignant ainsi le rôle actif de l’Allemagne et sa volonté claire de prendre des responsabilités dans une phase d’insécurité mondiale croissante où il est question de préserver notre sécurité, notre liberté et notre prospérité.</p>
 <blockquote class="info-box">
  <p>La première Conférence de Munich sur la Sécurité s’est déroulée en 1963. Durant les premières décennies de son existence, elle s’intitulait encore «&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Wehrkundetagung&nbsp;</span>» («&nbsp;Colloque sur l’art de la science militaire&nbsp;») et les participants étaient peu nombreux&nbsp;: quelques dizaines seulement. Bien que le colloque ait dès le début été conçu comme un format de rencontre international, il devait avant tout permettre aux participants allemands de rencontrer leurs collègues américains ainsi que d’autres pays de l’OTAN. Au fil des ans, le cercle des participants s’est de plus en plus élargi. L’on trouve certes toujours de nombreuses personnes en uniforme dans les couloirs de l’hôtel «&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Bayerischer Hof&nbsp;</span>», mais désormais aussi des PDG, des membres de groupes de réflexion, des journalistes et des personnalités influentes du monde entier. Les sujets abordés ont eux aussi évolué au cours des années et ont de plus en plus trait à d’autres régions du monde telles que le Proche-Orient et l’Indopacifique ou encore à des domaines politiques comme l’économie mondiale et les nouvelles technologies.</p>
 </blockquote>
 <h2><strong>Des échanges de haut niveau sur des sujets actuels liés à la politique de sécurité et à la politique étrangère</strong></h2>
 <p><img src="https://www.auswaertiges-amt.de/resource/blob/2756444/ec08a14734d31c9060694b6c2a2b2593/2026-02-13-muenchner-sicherheitskonferenz-bild-data.jpg" alt="Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul s&amp;apos;entretient avec son homologue ukrainien Andrij Sybiha" title="Le ministre des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res Johann Wadephul s'entretient avec son homologue ukrainien Andrij Sybiha &amp;copy; Juliane Sonntag/AA/photothek.de"></p>
 <p>Rares sont les rendez‑vous de ce type à offrir aux participants la possibilité de s’entretenir en si peu de temps avec autant d’homologues, la société civile et des professionnels en matière de politique de sécurité, y compris de manière informelle dans les couloirs bien remplis de l’hôtel. Cette année aussi, les efforts de paix dans le contexte de la guerre d’agression russe menée en violation du droit international contre l’Ukraine, la relation transatlantique, la sécurité en Europe et le renforcement de l’OTAN, la situation au Proche-Orient, l’avenir de l’ordre international et le renforcement des partenariats mondiaux seront au cœur des discussions.</p>
 <p>Parmi les rendez‑vous du chef de la diplomatie allemande se trouve également la traditionnelle rencontre avec une importante délégation du Congrès américain, qui offre la possibilité de s’appuyer sur le déplacement récent du ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>aux États-Unis et sur les entretiens qu’il a menés avec des représentants du Congrès à <span dir="ltr" xml:lang="en">Washington </span>au mois de janvier, ainsi que de poursuivre ce dialogue. Comme à l’accoutumée, une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères du G7 se tiendra en marge de la conférence. Il s’agira alors de la première rencontre de ce type sur invitation de la France, qui préside le G7 en 2026.</p>
 <p>À cela s’ajoutent divers formats d’échanges formels et informels bilatéraux ainsi que multilatéraux. Le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>et son homologue indien <span dir="ltr" xml:lang="ur">Subrahmanyam Jaishankar</span> participeront à un panel intitulé «&nbsp;Navigating Uncertainty: India and Germany in a World in Disarray&nbsp;» lors duquel ils échangeront sur la façon dont nous pouvons et devrions agir en matière de politique étrangère et de sécurité dans un monde marqué par des incertitudes mondiales.</p>
 <blockquote class="info-box">
  <p>Si vous souhaitez être informé(e) de ce qui se passe et suivre le ministre à chaque étape de la MSC, veuillez nous suivre sur X (@AussenMinDE.diplo.de, @<span dir="ltr" xml:lang="de">AuswaertigesAmt </span>et @<span dir="ltr" xml:lang="en">GermanyDiplo</span>) ainsi que sur Instagram (@<span dir="ltr" xml:lang="de">aussenminister</span> et @<span dir="ltr" xml:lang="de">auswaertigesamt</span>).</p>
 </blockquote>
 <h2><strong>Une conférence placée cette année sous la thématique «&nbsp;</strong><span dir="ltr" xml:lang="en"><strong>Under Destruction</strong></span><strong>&nbsp;»</strong></h2>
 <p>Intitulée «&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="en">Under Destruction&nbsp;</span>», l’édition 2026 de la MSC s’intéresse aux bouleversements géopolitiques profonds. Le rapport de Munich sur la sécurité publié peu de temps avant la conférence fixe le cadre de la MSC et analyse les vastes conséquences de la montée des forces politiques qui misent sur la destruction plutôt que sur la réforme.</p>
 <h3><a href="https://securityconference.org/en/publications/munich-security-report/2026/" target="_blank" rel="noopener">Vous pouvez lire l'intégralité du rapport ici (en anglais)</a></h3>
</div>]]></description><pubDate>Fri, 13 Feb 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2756442-2756442</guid></item><item><title>Rencontre des ministres des Affaires étrangères d’Asie centrale à Berlin : l’Allemagne renforce son partenariat avec l’Asie centrale</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2756180-2756180</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2756184"><div>
 <p>Le 11&nbsp;février 2026, les ministres des Affaires étrangères des États d’Asie centrale rencontrent leur homologue allemand <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span> au ministère fédéral des Affaires étrangères. Parallèlement se tiendra un forum économique réunissant près d’une trentaine de représentantes et représentants d’entreprises allemandes, organisé en coopération avec le Comité oriental de l’économie allemande («&nbsp;Ostausschuss der deutschen Wirtschaft&nbsp;»). En amont de cette rencontre, les ministres d’Asie centrale seront reçus par le Président fédéral au château de Bellevue. Cette réunion des ministres des Affaires étrangères à Berlin s’inscrit dans le droit fil de l’approche «&nbsp;Équipe Europe&nbsp;» de l’UE vis-à-vis de l’Asie centrale. &nbsp;</p>
 <h2><strong>L’Asie centrale, un partenaire de choix pour l’Allemagne</strong></h2>
 <p>La poursuite du développement des relations politiques et économiques entre l’Allemagne, l’Union européenne et l’Asie centrale est au cœur de la rencontre ministérielle. Au vu des développements géopolitiques et de la thématique de la sécurité de l’approvisionnement en énergie et en matières premières, la région gagne en importance stratégique pour l’Europe. L’objectif est de faire des offres fiables aux États d’Asie centrale et d’approfondir notre partenariat, y compris en ce qui concerne les dépendances régionales à l’égard de la Russie. &nbsp;</p>
 <p>Depuis 2023, un partenariat régional stratégique lie l’Allemagne et les États d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan), qui se concentre sur quatre&nbsp;domaines de coopération prioritaires&nbsp;: (1) l’économie, l’énergie et les ressources naturelles&nbsp;; (2) la coopération régionale et la résilience&nbsp;; (3) le climat et l’environnement&nbsp;; (4) les contacts directs entre les citoyennes et citoyens. La réunion ministérielle à Berlin s’inscrit dans la dynamique des sommets de 2023 et 2024 entre l’Allemagne et l’Asie centrale, organisés respectivement à Berlin et à Astana. L’économie, l’énergie, les matières premières, la connectivité, la sécurité ainsi que la coopération régionale seront les principaux sujets abordés. En outre, cette réunion permettra de préparer le prochain sommet.&nbsp;</p>
 <h2><strong>«&nbsp;Équipe Europe&nbsp;»&nbsp;: le représentant spécial de l’UE pour l’Asie centrale participera lui aussi à la réunion</strong></h2>
 <p>Le représentant spécial de l’Union européenne pour l’Asie centrale <span dir="ltr" xml:lang="lv">Eduards Stiprais</span> participera lui aussi à la réunion, ce qui souligne l’approche «&nbsp;Équipe Europe&nbsp;» suivie par l’Allemagne. L’Allemagne perçoit expressément son engagement dans la région comme faisant partie intégrante d’une stratégie globale européenne, la Stratégie de l’UE pour l’Asie centrale ayant notamment été approuvée en 2007, sous présidence allemande du Conseil, et actualisée en 2019. L’objectif commun est de renforcer les liens entre l’Asie centrale et l’Europe au niveau politique, économique et des infrastructures. C’est notamment à cet effet que s’était tenu, le 4&nbsp;avril 2025 à Samarcande en Ouzbékistan, le sommet entre l’UE et l’Asie centrale. L’UE met particulièrement l’accent sur la connectivité afin de développer graduellement les voies d’acheminement et logistiques de l’Asie centrale vers l’Europe.&nbsp;</p>
 <h2><strong>Forum économique&nbsp;: renforcer les investissements, le commerce et la création de valeur en et avec l’Asie centrale</strong></h2>
 <p>Les entreprises allemandes sont actives depuis des années en Asie centrale et elles contribuent aux investissements, à la valeur ajoutée et à l’emploi dans la région. Rien qu’au Kazakhstan et en Ouzbékistan, il existe près de 80&nbsp;projets communs avec un volume d’investissement de quelque quatre&nbsp;milliards d’euros. L’Allemagne est le principal partenaire commercial de l’Asie centrale au sein de l’Union européenne.</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 11 Feb 2026 17:30:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2756180-2756180</guid></item><item><title>Un acteur mondial grâce aux partenariats : le ministre des Affaires étrangères Wadephul en déplacement dans l’Indopacifique</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2754710-2754710</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2754968"><div>
 <p>Le ministre fédéral des Affaires étrangères <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span> visite cinq&nbsp;pays partenaires dans l’espace indopacifique&nbsp;: Singapour, la Nouvelle-Zélande, les Tonga, l’Australie et le Brunéi.</p>
 <p>L’Indopacifique figure parmi les régions les plus dynamiques au monde et continue de gagner en importance pour l’Allemagne et l’Europe. Le chef de la diplomatie allemande se déplace une nouvelle fois dans la région pour approfondir les partenariats existants et donner de nouvelles impulsions en matière de coopération&nbsp;: dans les domaines du commerce et de la technologie jusqu’aux questions touchant à l’ordre international et à la sécurité.</p>
 <p>Lors d’entretiens portant sur la politique extérieure, économique et de sécurité, il sera question de renforcer encore la collaboration de l’Allemagne dans la région ainsi que de façonner des réponses communes aux défis mondiaux.</p>
 <p><strong>Avant son départ, M.&nbsp;</strong><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Wadephul </strong></span><strong>a déclaré&nbsp;:</strong></p>
 <blockquote>
  <p>Nous vivons à une époque où les anciennes certitudes sur lesquelles notre prospérité et notre sécurité ont reposé des décennies durant s’effritent. À une époque où le droit du plus fort menace de remplacer la force du droit. Nous devons aujourd’hui justement élargir notre réseau mondial de partenariats robustes en restant sur la lignée de nos intérêts clés. Nous souhaitons consolider les partenariats existants et en créer de nouveaux.</p>
 </blockquote>
 <h2>Pour le multilatéralisme et les règles internationales</h2>
 <p>Ce déplacement a lieu dans le contexte de profonds changements à l’échelle internationale. Les rééquilibrages mondiaux, la concurrence économique ainsi que les tensions croissantes mettent de plus en plus l’ordre international fondé sur des règles à l’épreuve. L’Allemagne et ces cinq&nbsp;pays ont tous un intérêt commun à renforcer les structures multilatérales ainsi qu’à défendre un ordre international stable.</p>
 <p><strong>Avant son départ, Johann </strong><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Wadephul </strong></span><strong>a souligné&nbsp;:</strong></p>
 <blockquote>
  <p>Nous nous engageons conjointement en faveur de règles claires en matière de coopération internationale lorsque celle-ci subit des pressions, en Europe comme dans la zone indopacifique. Car ce qui se produit par exemple dans le détroit de Taiwan ou en mer de Chine méridionale a des répercussions sur le monde entier.</p>
 </blockquote>
 <h2>Le déplacement du ministre débute et se termine en Asie du Sud-Est</h2>
 <p><img src="https://www.auswaertiges-amt.de/resource/blob/2754708/2a762f42f9156cae384b759790d3f982/2026-02-01-wadephul-indopacifique-bild-data.jpg" alt="Le ministre des Affaires étrangères Wadephul rencontre le Premier ministre de la République de Singapour, Lawrence Wong, pour des discussions à Singapour." title="Le ministre des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res Wadephul rencontre le Premier ministre de la R&amp;eacute;publique de Singapour, Lawrence Wong, pour des discussions &amp;agrave; Singapour. &amp;copy; Photothek Media Lab"></p>
 <p>La première escale du voyage se fera à Singapour, l’un des plus importants centres névralgiques mondiaux du commerce international et de l’innovation technologique. Des entretiens de haut niveau y sont prévus. M.&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>y tiendra par ailleurs un discours à l’Internationa<span dir="ltr" xml:lang="en">l Institute for Strategic Studies </span>(IISS), l’un des principaux groupes de réflexion internationaux en matière de recherche dans le domaine de la sécurité et de la stratégie. Une visite du <span dir="ltr" xml:lang="de">Schaeffler </span><span dir="ltr" xml:lang="en">Hub for Advanced Research</span> y est également prévue. Il s’agit d’un laboratoire d’innovation avant-gardiste qui constitue un très bon exemple de la coopération étroite entre l’industrie, le domaine de la recherche et les partenaires internationaux.</p>
 <p>Singapour est un modèle en matière de marchés ouverts et d’un ordre commercial fondé sur des règles. Le développement prévu des relations entre l’Allemagne et l’ASEAN devrait encore renforcer la coopération avec l’Asie du Sud-Est.<br>
  Le Brunéi, dernière escale du voyage, joue ici aussi un rôle central&nbsp;: en tant que coordinateur actuel des relations entre l’ASEAN et l’UE, le pays appuie le rapprochement de l’Europe à la région. Des entretiens de haut niveau sont également prévus sur place.</p>
 <h2>L’espace Pacifique&nbsp;: des partenaires étroits et de nouvelles relations</h2>
 <p><img src="https://www.auswaertiges-amt.de/resource/blob/2754784/148a41218b886c08060d1dee3dfd000c/2026-02-01-wadephul-indopacifique-bild2-data.jpg" alt="Le ministre des Affaires étrangères Wadephul rencontre le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon à Auckland." title="Le ministre des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res Wadephul rencontre le Premier ministre n&amp;eacute;o-z&amp;eacute;landais Christopher Luxon &amp;agrave; Auckland. &amp;copy; Photothek Media Lab"></p>
 <p>En se déplaçant en Australie et en Nouvelle-Zélande, le ministre des Affaires étrangères <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span> rend visite à deux&nbsp;proches amis et partenaires de l’Allemagne avec lesquels nous partageons des valeurs communes. Les deux&nbsp;pays sont d’importants acteurs politiques et économiques dans l’espace Pacifique et ils jouent un rôle essentiel dans le cadre de l’architecture de sécurité de la région. Au programme sont prévus des entretiens avec des membres du gouvernement ainsi que des échanges avec des représentantes et représentants de l’économie.</p>
 <p>Le chef de la diplomatie allemande rencontrera par ailleurs le premier ministre de Nioué. L’établissement des relations diplomatiques entre l’Allemagne et Nioué sera ainsi officialisé par la signature de l’accord correspondant, ce qui marque une nouvelle étape importante vers la poursuite de la mise en réseau de l’Allemagne dans l’espace Pacifique.</p>
 <h2>Les Tonga et la perspective des îles-États</h2>
 <p>Les relations avec les États du Pacifique constitueront aussi un aspect essentiel du voyage. Aux Tonga, le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>célèbrera les 150&nbsp;ans du traité d’amitié ainsi que 50&nbsp;ans de relations diplomatiques entre l’Allemagne et le Royaume des Tonga.</p>
 <p>L’Allemagne souhaite encore développer son engagement dans la région Pacifique, notamment par la mise en place d’un partenariat stratégique avec le Forum des îles du Pacifique et elle soutient par ailleurs des mesures visant à renforcer la résilience de la région face aux répercussions du dérèglement climatique en contribuant au fonds climatique de l’organisation régionale.</p>
 <h2>Prendre des responsabilités à une époque mouvementée</h2>
 <p><strong>Avant son départ, le ministre </strong><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Wadephul </strong></span><strong>a été clair&nbsp;:</strong></p>
 <blockquote>
  <p>À une époque incertaine, il est de notre responsabilité de continuer à forger un réseau sécurisé de partenariats mondiaux qui soit capable d’affronter l’avenir. Car notre liberté, notre prospérité et notre sécurité ne seront pas décidées uniquement en Europe, mais dans l’interaction à l’échelle mondiale.</p>
 </blockquote>
 <p>Son déplacement souligne que l’Allemagne mise sur le dialogue, la confiance et la coopération dans la zone indopacifique afin de contribuer à la liberté, à la sécurité et à la prospérité en Allemagne comme dans le reste du monde.</p>
 <p>&nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Sun, 01 Feb 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2754710-2754710</guid></item><item><title>Conseil des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles : l’Ukraine, l’Iran et la situation dans la région des Grands Lacs au centre des discussions</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2754422-2754422</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2754988"><div>
 <h2><strong>Guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine&nbsp;: poursuivre le soutien et accroître la pression</strong></h2>
 <p>Depuis presque quatre ans, l’Ukraine se défend contre la guerre d’agression russe. Au cours des dernières semaines, les attaques russes, notamment sur des objectifs civils, ont franchi un nouveau seuil de violence. Rien qu’à <span dir="ltr" xml:lang="uk">Kyïv</span>, des centaines de milliers de personnes sont toujours sans électricité et sans chauffage alors que les températures sont glaciales. Compte tenu de la situation tendue dans le secteur ukrainien de l’énergie, l’Allemagne plaide pour un soutien supplémentaire rapide, de nature financière et pour la défense, entre autres à travers le Fonds de soutien à l’Ukraine dans le domaine de l’énergie. À la mi-janvier, l’Allemagne a débloqué un montant supplémentaire de 60&nbsp;millions d’euros destiné à l’aide humanitaire en faveur de l’Ukraine et elle est intervenue auprès de ses partenaires de l’UE pour qu’eux aussi augmentent leur contribution.</p>
 <p>Les efforts diplomatiques déployés pour parvenir à une paix durable en Ukraine sont également au cœur des discussions des ministres européens des Affaires étrangères. Des garanties de sécurité robustes sont à cet égard essentielles. L’Allemagne est engagée pour accompagner étroitement, en Européens, les discussions en cours et pour assurer que l’architecture de sécurité en Europe ne se décide pas sans les Européens.</p>
 <p>Un autre point important est la poursuite du soutien financier à l’Ukraine&nbsp;: pour garantir une aide durable, il est crucial de concrétiser et de mettre à disposition rapidement le crédit de 90&nbsp;milliards d’euros à l’Ukraine, décidé juste avant Noël. Il est important de garantir une utilisation flexible de ce crédit, qui s’adapte en permanence aux besoins de l’Ukraine. Enfin, l’Allemagne est engagée pour l’adoption, à la date anniversaire de l’invasion de l’Ukraine, d’un 20<sup>e</sup>&nbsp;paquet de sanctions substantiel contre la Russie, qui vise notamment les revenus russes issus de l’énergie et la flotte fantôme dont la Russie se sert pour contourner les sanctions pétrolières, notamment.</p>
 <p>Le chef de la diplomatie ukrainienne <span dir="ltr" xml:lang="uk">Andrii Sybiha</span> participera en visioconférence au début des discussions.</p>
 <h2><strong>Situation au Proche-Orient&nbsp;: endosser des responsabilités, favoriser la stabilité</strong></h2>
 <p>Le Conseil des affaires étrangères de l’UE se penche de près sur la situation au Proche-Orient. L’accent est mis sur l’Iran, où les manifestations de jeunes Iraniennes et Iraniens ont été écrasées de la plus brutale des manières par le régime de Téhéran ces dernières semaines. Le Conseil décide dès lors de sanctions contre les responsables de ces graves violations des droits humains. De plus, l’Allemagne est toujours engagée en faveur de l’inscription des gardiens de la révolution iraniens dans la liste européenne des organisations terroristes. L’objectif est d’amener ceux qui portent la responsabilité de la répression brutale des manifestations, des assassinats et des arrestations arbitraires à rendre des comptes devant la justice.</p>
 <p>Les derniers développements en Syrie sont également à l’ordre du jour de la réunion, et notamment la situation sécuritaire fragile dans le nord-est du pays ainsi que la situation dans les prisons et camps dans la région. Une stabilisation de la situation sans violence est également dans notre intérêt en matière de sécurité.</p>
 <p>En ce qui concerne Israël et les territoires palestiniens, les ministres évoquent les moyens d’améliorer la situation humanitaire et de mettre en œuvre le plan en 2o&nbsp;points. L’Allemagne s’investit notamment pour la remise en état des infrastructures centrales dans la bande de Gaza. L’Allemagne salue le passage à la deuxième phase du plan de paix et la formation du comité national pour l’administration de Gaza, avec le soutien de l’Autorité palestinienne.</p>
 <h2><strong>Crise dans la région des Grands Lacs&nbsp;: endiguer la catastrophe humanitaire et les risques d’escalade</strong></h2>
 <p>La région des Grands Lacs connaît actuellement l’une des plus graves crises humanitaires en Afrique. La République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi sont particulièrement touchés. Dans l’est de la République démocratique du Congo, la violence persistante de groupes armés, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, a conduit à des déplacements forcés massifs. Des millions de personnes sont en fuite, l’accès à l’aide humanitaire est fortement restreint en beaucoup d’endroits.</p>
 <p>Il existe en outre des tensions considérables entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, qui accroissent encore plus le risque d’une escalade régionale. Les événements en cours dans la région affectent également le Burundi, touché à la fois par les combats à proximité de sa frontière et par l’arrivée de nombreux réfugiés sur son territoire.</p>
 <p>Au sein du Conseil des affaires étrangères de l’UE, l’Allemagne œuvre pour qu’un soutien actif soit apporté aux efforts de médiation de l’Union africaine. L’Allemagne plaide aussi pour une coordination plus poussée au sein de l’UE, par le biais du Service européen pour l’action extérieure, afin d’assurer une position politique unie sur la question, notamment en ce qui concerne l’exigence d’un accès humanitaire sans entrave et le respect de l’intégrité territoriale de tous les États de la région.</p>
</div>]]></description><pubDate>Thu, 29 Jan 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2754422-2754422</guid></item><item><title>Interview accordée par Johann Wadephul, ministre fédéral des Affaires étrangères, au journal « Israël Hayom »</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2754454-2754454</link><description><![CDATA[<div>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>À 81&nbsp;ans de la fin de l’Holocauste, l’Allemagne utilise un système de défense antimissile de fabrication israélienne pour protéger la vie de ses citoyennes et de ses citoyens face à des menaces potentielles. Quels sentiments cela suscite-t-il en vous, en cette Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>En ce 27&nbsp;janvier, il y a 81&nbsp;ans, le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz était libéré. <span dir="ltr" xml:lang="de">Auschwitz </span>est le symbole du crime monstrueux de la Shoah. Un crime planifié par des Allemands, exécuté par des Allemands, ordonné en langue allemande. Il est de notre responsabilité – et de ma responsabilité en tant que ministre des Affaires étrangères – d’entretenir la mémoire de cette injustice incommensurable.</p>
 <p>De cette responsabilité découle une leçon centrale de notre histoire&nbsp;: l’engagement pour l’existence et la sécurité d’Israël. Celui-ci fait partie de l’essence même, intangible, de nos relations avec Israël. Aujourd’hui, Israël, ce pays où les victimes de la Shoah ont trouvé refuge, contribue aussi à la sécurité de l’Allemagne, comme en témoigne l’acquisition du système de défense aérienne Arrow&nbsp;3. Que cela soit possible aujourd’hui me remplit d’un sentiment d’humilité.</p>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>Au sein de la jeune génération, l’engagement pour la mémoire de l’Holocauste faiblit&nbsp;; en Allemagne, les jeunes votent plus que jamais pour <span dir="ltr" xml:lang="de">Die Linke </span>et pour l’AfD, des partis situés aux extrêmes gauche et droite de l’échiquier politique. Êtes-vous inquiet de voir émerger un jour une jeune génération allemande qui pourrait oublier l’Holocauste et perdre la capacité à comprendre les leçons tirées de l’Holocauste et de la Seconde Guerre mondiale&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>La montée des partis d’extrême droite en particulier, dans toute l’Europe, m’inquiète beaucoup. Cela comprend aussi, précisément, l’adhésion que ces partis trouvent auprès des jeunes.</p>
 <p>Et je suis heurté qu’il y ait aussi de nombreux jeunes qui n’ont encore jamais entendu parler de la Shoah&nbsp;: chez nous, en Allemagne, c’est le cas de plus d’un adolescent ou jeune adulte sur dix. Nous devons changer cela de toute urgence. Dans certains pays européens, les chiffres sont parfois encore plus élevés. Cela nous montre que le travail de mémoire est tout sauf une évidence. Jour après jour, nous devons remettre l’ouvrage sur le métier, entretenir la mémoire.</p>
 <p>À une époque où il n’y a presque plus aucun témoin direct de la Shoah, cela devient plus difficile d’année en année. En tant que gouvernement fédéral, nous avons réagi à cette situation en élaborant, par exemple, un nouveau concept pour nos sites mémoriaux. Nous misons là aussi davantage sur les formats numériques afin d’entretenir la mémoire.</p>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>Nombreux sont les juives et les juifs en Allemagne qui ont peur aujourd’hui de porter en rue une kippa ou un pendentif avec l’étoile de David, et les Israéliens qui visitent l’Allemagne craignent de parler en hébreu dans certaines zones, y compris dans la ville de Berlin. Ce phénomène n’est bien sûr pas limité à l’Allemagne et s’observe aussi dans d’autres lieux à travers le monde, mais il est tout de même difficile de ne pas considérer cela à la lumière du contexte historique. Qu’est-ce qui peut être fait pour que les juives et juifs se sentent bien comme tels en Allemagne&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>Ces deux dernières années, le nombre d’infractions à caractère antisémite a atteint un nouveau record en Allemagne. Lorsque des juives et des juifs disent&nbsp;: «&nbsp;Je ne me sens plus en sécurité en Allemagne&nbsp;», ou lorsqu’ils rappellent à leurs enfants de ne pas parler en hébreu dans la rue, cela me fait honte, au plus profond. C’est pourquoi le gouvernement fédéral combat toute forme d’antisémitisme avec clarté, avec force et avec résolution.</p>
 <p>De toute évidence, les juives et les juifs font partie de notre société, et je voudrais qu’ils puissent aussi se sentir comme tels, sans restriction aucune.</p>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>Au cours des dix dernières années, l’Allemagne a été à la tête des efforts déployés en Europe pour l’accueil de réfugiés venus du Proche-Orient. Ce fait ne peut pas être considéré indépendamment de l’explosion des actes antisémites partout en Europe, notamment dans la période qui a suivi le massacre du 7&nbsp;octobre. Comment peut-on inculquer des valeurs telles que la tolérance vis-à-vis des juifs également auprès des migrants venus de ces régions&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>Au plus tard depuis le 7&nbsp;octobre 2023, nous assistons dans notre pays et dans d’autres pays du monde à une vague infamante et inacceptable d’antisémitisme. Au cours des deux ans et demi qui ont suivi ce jour après lequel plus rien n’est comme avant, nous avons vu l’incompréhension et les procès d’intention prendre parfois le pas sur l’empathie et la solidarité à l’égard des juives et des juifs.</p>
 <p>La critique de la politique d’un gouvernement – de quelque pays que ce soit – est légitime et, dans certains cas, elle est nécessaire. L’attitude du gouvernement fédéral actuel à cet égard est exactement la même que celle de ses prédécesseurs. Mais la critique du gouvernement israélien en place ne peut pas devenir automatiquement une critique de l’État d’Israël. Et moins encore de toutes les juives et tous les juifs. Précisément en Allemagne, faire cette distinction est et reste un devoir au nom de notre responsabilité historique.</p>
 <p>Chaque acte antisémite commis en Allemagne, sans exception, doit nous inciter à effectuer plus encore, et non moins, un travail d’explication et un travail de mémoire.</p>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>Vous êtes connu comme un ami d’Israël, qui a aussi critiqué la décision du gouvernement précédent, dirigé par le chancelier <span dir="ltr" xml:lang="de">Olaf Scholz,</span> d’imposer un embargo sur les armes à l’encontre d’Israël. Pourtant, le gouvernement actuel a décidé lui aussi, à un moment donné de la guerre, d’un embargo partiel sur les armes. Pouvez-vous décrire ce moment où le gouvernement a opté pour l’embargo&nbsp;? Quelles ont été ses considérations, ses réserves...&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>Vous parlez de la décision prise par le chancelier fédéral en août&nbsp;2025. De telles décisions sont toujours soupesées avec une attention extrême. Et il est important de regarder le contexte. L’action du gouvernement fédéral a fait suite, l’été dernier, à une décision du cabinet de sécurité israélien d’intensifier encore plus les opérations militaires dans la bande de Gaza, surtout à Gaza même, à un moment où la situation humanitaire y était déjà catastrophique. La limitation partielle des exportations d’armes qui a été alors décidée se voulait dès lors un signal politique clair, indiquant que nous n’étions pas d’accord avec cette décision concrète du gouvernement israélien. Et je suis convaincu que le message a alors été bien reçu.</p>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>Malgré une pression énorme exercée par d’autres pays européens et par des foules nombreuses de manifestants dans les rues, l’Allemagne a continué de soutenir Israël au sein des institutions européennes et a empêché l’adoption de sanctions lourdes contre l’État hébreu. Quelle a été l’intensité de la pression exercée sur le gouvernement allemand pour qu’il adopte des sanctions, et pourquoi le gouvernement continue-t-il de résister à cette pression&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>Qu’il existe un besoin permanent de concertation lorsque l’on est à 27&nbsp;États membres dans l’Union européenne est tout à fait normal. Il a toujours été et il reste évident pour moi que l’Allemagne est l’allié naturel d’Israël. En tant que gouvernement fédéral, nous utilisons des canaux de communication directs pour formuler nos critiques, nos suggestions et nos exigences. Cela a toujours été possible, et c’est encore le cas aujourd’hui, en particulier grâce à mes bonnes relations, empreintes de confiance, avec <span dir="rtl" xml:lang="he">Gideon Sa’ar</span>. Même si plusieurs États membres de l’UE ont pris une position clairement différente, la position allemande a toujours été respectée et il est d’ailleurs un point sur lequel nous étions d’accord&nbsp;: il fallait arriver rapidement à un cessez-le-feu, pour libérer les otages israéliens et pour améliorer la situation humanitaire à Gaza. Ces exigences étaient au demeurant aussi celles de nombreuses personnes en Israël.</p>
 <p>Depuis lors, ce cessez-le-feu est intervenu, au terme de négociations longues et éprouvantes. Il s’agit maintenant de consolider ce succès. Le point central est que les institutions mandatées par le Conseil de sécurité des Nations Unies puissent maintenant garantir très concrètement la sécurité à Gaza et que les Palestiniennes et Palestiniens puissent administrer eux-mêmes la vie quotidienne à Gaza, et ce, sans le Hamas.</p>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>L’Allemagne continuera-t-elle d’acheter des systèmes de défense et des équipements militaires à Israël et de lui vendre des armes&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>Oui, naturellement, parce que cela est utile à notre sécurité et à la sécurité d’Israël. Toutes les décisions du gouvernement fédéral relatives à des exportations d’armes sont prises au cas par cas. Israël est cependant un partenaire exceptionnel pour notre coopération dans ce domaine.</p>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>L’Allemagne soutient l’idée des deux États pour deux peuples. Dans quelle mesure ce concept est-il encore réaliste aujourd’hui&nbsp;? Pourquoi le gouvernement allemand a-t-il décidé de ne pas reconnaître un État palestinien à l’heure actuelle&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>Pour qu’Israël puisse vivre en paix et en sécurité, le calme doit régner dans la région entière aussi. J’en suis convaincu. La perspective d’une solution à deux États est la meilleure chance pour une vie en paix, en sécurité et dans la dignité, pour les Israéliens comme pour les Palestiniens. De notre point de vue, il n’existe pas d’autre perspective réaliste d’une paix durable. C’est pourquoi la solution à deux États ne peut pas être rendue caduque.</p>
 <p>Mais nous disons aussi que la reconnaissance d’un État de Palestine interviendra pour nous à la fin d’un processus de négociation. Elle ne sert à rien si cet État n’existe que sur le papier. Il doit aussi avoir une capacité d’action. À cet égard, l’Allemagne reste disposée à accompagner un processus de négociation de manière constructive. Ce qui compte maintenant, c’est que l’organisation terroriste du Hamas soit désarmée. Je peux difficilement évaluer dans quelle mesure cela est réaliste. Si ça réussit, une entente peut être possible.</p>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>Le régime iranien s’est donné pour objectif la destruction d’Israël&nbsp;: dans quelle mesure cela inquiète-t-il le gouvernement allemand, qui défend le concept de la sécurité d’Israël comme «&nbsp;raison d’État&nbsp;», et que fait l’Allemagne pour soutenir Israël dans la lutte contre cette menace&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>L’Allemagne est sans ambiguïté aucune aux côtés d’Israël. Nous n’avons cessé de dénoncer le rôle destructif, dirigé contre Israël, joué par le régime iranien dans la région. Hier comme aujourd’hui, il est clair que l’Iran ne peut en aucun cas entrer en possession d’une arme atomique. Avec le groupe E3 – c’est-à-dire conjointement à la France et à la Grande-Bretagne –, l’Allemagne a agi résolument, par des moyens diplomatiques, contre la menace que constitue le programme nucléaire iranien. La formule de l’accord de Vienne sur le nucléaire était limpide&nbsp;: levée des sanctions contre encadrement du programme nucléaire iranien. Lorsqu’il est devenu évident que l’Iran ne respectait pas ses obligations découlant de l’accord et ne consentait aucun effort pour les appliquer à nouveau, malgré une activité diplomatique intense, nous avons eu recours aux instruments qui étaient à notre disposition et avons réintroduit des sanctions. Cela montre de quel côté nous sommes et comment nous agissons.</p>
 <h3><strong>Question&nbsp;:</strong></h3>
 <p>À côté du soutien du peuple israélien au peuple iranien dans sa lutte pour la liberté et à côté des messages de compassion face à la tragédie humanitaire en Iran, de nombreuses voix en Israël et parmi les juifs de la diaspora reprochent aux médias et aux manifestants qui descendent dans les rues des capitales européennes de pratiquer une double morale&nbsp;: tandis qu’ils défilaient en faible nombre pour la liberté et les droits du peuple iranien, ils ont participé en masse aux manifestations contre Israël, y compris immédiatement après le massacre du 7&nbsp;octobre, avant même que la réaction militaire d’Israël et l’intervention au sol dans la bande de Gaza ne commencent. Quel est votre avis sur les manifestations en Iran et sur leur répression&nbsp;? Et comment évaluez-vous cette impression de double morale qui est présente dans certains pans du monde juif&nbsp;?</p>
 <h3><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Johann Wadephul&nbsp;:</strong></span></h3>
 <p>Je ne partage pas tout à fait cette impression. Il y a en Allemagne une immense solidarité envers les manifestants en Iran. Je le vois dans ma circonscription, mais je l’entends aussi de la part d’autres députés et je le lis dans les dizaines de milliers de lettres que nous recevons au ministère fédéral des Affaires étrangères de la part de citoyens inquiets. Les nouvelles qui nous sont parvenues ces dernières semaines d’Iran sont en effet effarantes&nbsp;: le régime lui-même a parlé de 5&nbsp;000&nbsp;morts au cours de la répression des manifestations. Le chiffre réel se situe probablement bien au-dessus.</p>
 <p>Je le dis ici très clairement&nbsp;: un régime qui n’a manifestement plus d’autre option que de tirer sur sa propre population a perdu toute légitimation. C’est pourquoi nous sommes justement engagés, à Bruxelles, pour inscrire les gardiens de la révolution iraniens, qui ont participé de façon déterminante à l’écrasement des protestations, sur la liste européenne des organisations terroristes. Et, vendredi dernier, avec d’autres partenaires, nous avons obtenu une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, afin de prolonger le mandat de la mission d’enquête. Notre objectif est de ne pas laisser impunis les crimes qui ont été commis.</p>
</div>]]></description><pubDate>Tue, 27 Jan 2026 18:30:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2754454-2754454</guid></item><item><title>Nord-Est syrien - Déclaration conjointe de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des Etats-Unis à la suite d’une réunion entre le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, le vice-ministre allemand des Affaires étrangères, Serap Güler, et l’Envoyé spécial américain, Tom Barrack</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2754138-2754138</link><description><![CDATA[<div>
 <p>Nous saluons la prolongation de 15 jours du cessez-le-feu entre les forces gouvernementales syriennes et les Forces démocratiques syriennes (FDS) annoncée le 24 janvier. Nous appelons l’ensemble des parties à respecter scrupuleusement le cessez-le-feu et à faire preuve de la plus grande retenue. Nous exhortons toutes les parties étrangères à se joindre à nous dans la poursuite de la paix et de la désescalade.</p>
 <p>Nous rappelons le devoir de toutes les parties de protéger les civils et les infrastructures civiles. Nous saluons la mise en place de corridors humanitaires pour permettre l’acheminement sûr et sans entrave de l’aide humanitaire. Nous soulignons que ces corridors doivent être maintenus et que les services de base doivent reprendre dans la ville de Kobané.</p>
 <p>Nous saluons également le rôle décisif joué par les partenaires, dont l’Irak, le Gouvernement régional du Kurdistan, le Gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes, dans la lutte contre Daech.</p>
 <p>Nous exhortons l’ensemble des parties à se mettre d’accord rapidement sur un cessez-le-feu permanent, et de reprendre dès que possible les négociations visant à l’intégration pacifique et durable du Nord-Est syrien au sein d’un État syrien unitaire et souverain qui respecte et protège efficacement les droits de tous ses citoyens, sur la base de l’accord du 18 janvier 2026 comme voie la plus efficace pour la stabilité de la Syrie.</p>
 <p>Nous réaffirmons la nécessité de maintenir et concentrer les efforts collectifs sur la lutte contre Daech. Nous appelons toutes les parties à éviter tout vide sécuritaire dans les centres de détention de Daech et leurs environs. Pour répondre à ces préoccupations, nous avons convenu de convoquer rapidement une réunion de la Coalition internationale contre Daech.</p>
 <p>Nous réaffirmons notre soutien à une transition politique inclusive en Syrie, qui protège les droits de tous les Syriens, et soulignons que la stabilisation du Nord-Est syrien à travers des moyens pacifiques constitue une priorité essentielle afin de prévenir la résurgence du terrorisme et de garantir la sécurité régionale. Nous soulignons notre disponibilité à apporter notre soutien et à assurer le suivi, de concert avec les partenaires régionaux et internationaux, de la mise en œuvre des accords entre les parties visant à l’intégration pacifique et durable du Nord-Est syrien au sein d’un Etat unitaire, inclusif et souverain, protégeant efficacement les droits de tous ses citoyens.</p>
</div>]]></description><pubDate>Tue, 27 Jan 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2754138-2754138</guid></item><item><title>En visite chez des partenaires robustes d’Europe du Nord : le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul se rend en Lettonie et en Suède</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2753680-2753680</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2753682"><div>
 <blockquote>
  <p>Un nouvel ordre international voit le jour. Dans cette phase de bouleversements géopolitiques, nous, Européens, devons nous présenter avec confiance en nous, afficher notre fermeté et agir dans cet esprit. La région de la mer Baltique est à cet égard un point chaud et elle mérite de notre part une attention particulière&nbsp;: l’Allemagne et quelques-uns de ses plus proches partenaires au sein de l’Union européenne et de l’OTAN y sont exposés aux menaces hybrides de la Russie. C’est là que se décide aussi la question de savoir si nous pouvons, par notre cohésion et notre force, assurer durablement la liberté, la sécurité et la prospérité en Europe.</p>
  <p><sup>– Déclaration du ministre </sup><span dir="ltr" xml:lang="de"><sup>Johann Wadephul </sup></span><sup>avant son départ pour la Lettonie et la Suède</sup></p>
 </blockquote>
 <p>Lors de sa visite à Riga – la première depuis sa prise de fonctions –, le ministre fédéral des Affaires étrangères rencontrera son homologue lettone, <span dir="ltr" xml:lang="lv">Baiba Braže</span>. L’Allemagne et la Lettonie sont unies par leur engagement commun pour la sécurité en Europe, leur intérêt pour le renforcement du flanc est de l’OTAN et leur soutien sans faille à l’Ukraine. Elles œuvrent de concert pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région de la mer Baltique et pour renforcer l’unité européenne. Les relations de l’Allemagne avec la Lettonie sont bien vivantes et en plein essor&nbsp;: de plus en plus de jeunes Lettones et Lettons apprennent l’allemand, une évolution très encourageante qui soudera encore plus nos sociétés et à laquelle l’Allemagne apporte son soutien. L’engagement économique est aussi un pilier important de cette coopération&nbsp;: l’Allemagne est le deuxième partenaire commercial de la Lettonie et le quatrième investisseur par ordre d’importance dans le pays.</p>
 <p>Dans le cadre de sa visite à Riga, à l’invitation de la ministre <span dir="ltr" xml:lang="lv">Baiba Braže</span>, le ministre fédéral des Affaires étrangères prendra la parole devant la conférence des ambassadrices et ambassadeurs de Lettonie, qui participent actuellement à leur réunion annuelle au ministère des Affaires étrangères.</p>
 <blockquote>
  <p>Aucune région ou presque dans l’UE ne fait l’objet de façon si massive des activités hybrides orchestrées par le Kremlin. Ce que vit l’espace balte souligne combien il est urgent que nous agissions&nbsp;: nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps lorsque la protection des infrastructures critiques est en jeu ou lorsqu’il est question de sanctions contre la flotte fantôme russe. La sécurité et la résilience dans la région de la mer Baltique sont un facteur de stabilité pour l’Europe entière.</p>
  <p><sup>– Déclaration du ministre </sup><span dir="ltr" xml:lang="de"><sup>Johann Wadephul </sup></span><sup>avant son départ</sup></p>
 </blockquote>
 <h2><strong>Un ordre international fondé sur des règles et la coopération européenne, fondements de la résilience</strong></h2>
 <p>Après sa visite à Riga, le chef de la diplomatie allemande poursuivra vers <span dir="ltr" xml:lang="sv">Stockholm</span>, où il rencontrera la ministre des Affaires étrangères suédoise <span dir="ltr" xml:lang="sv">Maria Stenergard</span>. L’Allemagne et la Suède célèbrent en 2026 le 75<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de la reprise de leurs relations diplomatiques après la Seconde Guerre mondiale. L’Allemagne souhaite renforcer plus encore ses relations, déjà étroites, avec la Suède et notamment la coopération en matière de sécurité. La défense contre les menaces hybrides dans la région de la mer Baltique, la protection des infrastructures critiques et le rôle de l’UE dans un ordre international en mutation sont dès lors tout en haut de l’ordre du jour des discussions. La situation en Ukraine et le soutien urgent et nécessaire à fournir à ce pays face aux attaques massives de la Russie contre ses infrastructures civiles seront également évoqués.</p>
 <blockquote>
  <p>Les débats importants que nous avons au sein de l’Alliance atlantique ne peuvent pas nous amener à perdre de vue ce qui est notre intérêt central, à savoir la liberté et la sécurité de l’Ukraine en tant qu’État souverain. Poutine n’attend que ça. Il est évident pour nous que la Russie est et reste la plus grande menace pour la sécurité et la liberté en Europe. La situation actuelle en Ukraine est particulièrement grave&nbsp;: après des attaques ciblées contre des infrastructures civiles, plus d’un million de personnes se retrouvent sans électricité, et des centaines de milliers sans chauffage, par des températures glaciales.</p>
  <p><sup>– Déclaration du ministre</sup><span dir="ltr" xml:lang="de"><sup> Johann Wadephul</sup></span><sup> avant son départ</sup></p>
 </blockquote>
 <p>La Lettonie et la Suède sont toutes deux des partenaires importants de l’Allemagne au sein de l’UE, de l’OTAN et du Conseil des États de la mer Baltique. Le déplacement du ministre fédéral des Affaires étrangères, qui s’inscrit dans une série de déplacements et de rencontres, ces derniers mois, avec les États de la région de la mer Baltique, souligne l’engagement commun pour la sécurité et la concertation étroite qui prévaut au sein de l’Union européenne et de l’Alliance transatlantique. Par sa visite, le chef de la diplomatie allemande adresse un signal clair de solidarité, de dialogue et de renforcement de la coopération dans la région de la mer Baltique.</p>
</div>]]></description><pubDate>Mon, 26 Jan 2026 16:11:50 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2753680-2753680</guid></item><item><title>Faciliter le quotidien des frontaliers : A l’initiative des ministres allemand et français chargés de l’Europe, Secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande, le Comité de coopération transfrontalière (CCT) avance des propositions concrètes</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2753104-2753104</link><description><![CDATA[<div>
 <p class="align--justify"><span>Le Comité de coopération transfrontalière (CCT) franco-allemand s’est réuni à Colmar le 22 janvier, jour de l’amitié franco-allemande et anniversaire de la signature des traités de l’Elysée et d’Aix-la-Chapelle, sous la présidence conjointe des ministres allemand et français chargés de l’Europe, MM. </span><span dir="ltr" xml:lang="de">Gunther Krichbaum</span><span> et Benjamin Haddad. Leur ambition : renforcer l’intégration des régions frontalières et faciliter la vie de leurs habitants.</span></p>
 <p class="align--justify">&nbsp;</p>
 <p class="align--justify"><span>Cette réunion du comité, issu de traité d’Aix-la-Chapelle, visait à mettre en œuvre les engagements pris lors du Conseil des ministres franco-allemand (CMFA) de Toulon. Au cours des travaux, qui se sont déroulés à la Préfecture du Haut-Rhin, les deux ministres et Secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande, ont présenté la feuille de route sur la coopération transfrontalière, endossée en août lors du CMFA de Toulon, afin de simplifier la vie quotidienne dans l’espace transfrontalier, en réduisant notamment certaines formalités administratives.</span></p>
 <p class="align--justify">&nbsp;</p>
 <p class="align--justify"><span>Les deux ministres ont tous deux souhaité que cette réunion soit la plus opérationnelle possible. Dressant le bilan de l’année 2025, MM. les ministres </span><span dir="ltr" xml:lang="de">Gunther Krichbaum</span><span> et Benjamin Haddad ont relevé des progrès notables notamment sur la mise en œuvre de l’accord de Lauterbourg concernant l’apprentissage et l’objectif visant à l’étendre aux étudiants en alternance en Allemagne. Les travaux franco-allemands ont ainsi permis la finalisation des documents contractuels et des procédures, permettant la pleine application de l’accord à partir de la rentrée 2026.&nbsp;</span></p>
 <p class="align--justify"><span>Ils ont également souligné les échanges fructueux sur le sujet du détachement, dont le rôle est clef pour favoriser la compétitivité dans la région transfrontalière.</span></p>
 <p class="align--justify"><span>L’exigence d’une étude d’impact systématique des législations nationales sur l’espace transfrontalier est également actée, avec le lancement d’un réflexe transfrontalier (« </span><span dir="ltr" xml:lang="de">Grenzraumcheck </span><span>») d’abord expérimenté sur la frontière franco-allemande.&nbsp;</span></p>
 <p class="align--justify"><span>La suppression de certains obstacles à la mobilité, grâce au renforcement des offres transfrontalières et en correspondance grâce à la combinaison des offres SNCF Voyageurs et DB a aussi été saluée.&nbsp;</span></p>
 <p class="align--justify"><span>Sur cette base, le CCT a approuvé son programme d’activités pour l’année 2026, prévoyant notamment la mise en place d’un Groupe de travail sur la coopération en matière de santé publique, la facilitation de la mobilité (cadre réglementaire des liaisons de bus transfrontalières, accessibilité du Port autonome de Strasbourg) : des dossiers essentiels pour les travailleurs et habitants des deux côtés de la frontière.</span></p>
 <p class="align--justify"><span>Pour M. </span><span dir="ltr" xml:lang="de">Krichbaum</span><span>, « le CCT est devenu un véritable atelier de réformes, qui permet des avancées concrètes pour réduire les formalités administratives et simplifier le quotidien des habitants de part et d’autre de la frontière ». M. Haddad rappelle pour sa part que « ce format illustre l’importance de travailler avec les acteurs locaux en souplesse afin de répondre aux défis propres à leur bassin de vie et donc répondre aux attentes de nos concitoyens ».</span></p>
 <p class="align--justify"><span>Très constructive, cette réunion du CCT a ainsi confirmé la place centrale de ce format de dialogue pour le développement des relations bilatérales, conformément aux dispositions de l’article 14 du traité d’Aix-la-Chapelle, grâce à un partenariat étroit entre les différents niveaux administratifs et politiques allemands et français concernés par ces enjeux de proximité territoriale.</span></p>
 <p class="align--justify">&nbsp;</p>
 <p class="align--justify"><span><strong>Contact :</strong></span><br><span>Secrétariat commun du Comité de coopération transfrontalière (CCT)</span><br><span>Rehfusplatz 11&nbsp;</span><br><span>77694 Kehl&nbsp;</span><br><a href="mailto:secretariat@agz-cct.eu"><span>secretariat@agz-cct.eu</span></a></p>
 <p class="align--justify">&nbsp;</p>
 <p class="align--justify"><span>Plus de renseignements :&nbsp;</span><a href="http://www.agz-cct.eu"><span>www.agz-cct.eu</span></a></p>
</div>]]></description><pubDate>Thu, 22 Jan 2026 15:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2753104-2753104</guid></item><item><title>Prix franco-allemand Henrik Enderlein pour la recherche européenne de pointe</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2753408-2753408</link><description><![CDATA[<div>
 <p>Les chercheurs peuvent déposer jusqu’au 20 mars leur candidature pour le Prix franco-allemand de la recherche en sciences sociales. Ce prix récompense la recherche européenne de pointe qui répond aux défis actuels de l’Union européenne.</p>
 <p>À compter d’aujourd’hui, les universitaires européens et ceux qui travaillent dans l’Union européenne (UE) sont invités à soumettre leurs travaux pour le Prix <span dir="ltr" xml:lang="de">Henrik Enderlein </span>2026. Doté d’un montant total de 10 000 euros, ce prix s’adresse à des chercheurs en début de carrière âgés de moins de 40 ans et dont les travaux contribuent à répondre aux futurs défis de l’Europe. Une attention particulière sera portée aux projets ayant une orientation pratique concrète. La date limite d’envoi des candidatures est fixée au 20 mars 2026.</p>
 <p>Pour plus d’informations sur la procédure de soumission, <a href="https://www.hertie-school.org/en/henrik-enderlein-prize" target="_blank" rel="noopener">veuillez consulter la page dédiée au prix <span dir="ltr" xml:lang="de">Henrik Enderlein</span>.</a></p>
 <p>Le prix <span dir="ltr" xml:lang="de">Henrik Enderlein</span> est décerné par la <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School</span>, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le ministère fédéral des Affaires étrangères, et Sciences Po à Paris. La remise des prix aura lieu cet été à Berlin. Le prix est dédié à <span dir="ltr" xml:lang="de">Henrik Enderlein</span>. L’ancien président de la <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School</span>, décédé en 2022, était entre autres diplômé de Sciences Po et directeur fondateur du Centre Jacques Delors.</p>
 <p>Parmi les lauréats des éditions précédentes figurent la professeure en Relations Internationales et Environnement Alice Vadrot (Université de Vienne), la professeure d’économie Stefanie <span dir="ltr" xml:lang="pl">Stantcheva</span>, (Université de <span dir="ltr" xml:lang="en">Harvard</span>),le professeur en sciences politiques<span dir="rtl" xml:lang="ar"> Tarik Abou-Chadi </span>(Université d’<span dir="ltr" xml:lang="en">Oxford</span>), la professeure de droit <span dir="ltr" xml:lang="ru">Vladislava </span>Stoyanova (Université de <span dir="ltr" xml:lang="sv">Lund</span>) le professeur d’économie politique <span dir="ltr" xml:lang="el">Alexandros Kentikelenis </span>(Université de Bocconi) et le spécialiste des sciences politiques Filip Kostelka (Institut universitaire européen).</p>
 <h2><br>
  Un prix qui récompense l’héritage scientifique d’<span dir="ltr" xml:lang="de">Henrik Enderlein</span></h2>
 <blockquote>
  <p>Le prix <span dir="ltr" xml:lang="de">Henrik Enderlein</span>, décerné pour la cinquième fois cette année, récompense la recherche qui lie la politique et la société civile en Europe. En perpétuant cette tradition, nous rendons hommage au défunt président de la <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School</span>, <span dir="ltr" xml:lang="de">Henrik Enderlein</span>, qui s’est engagé pour une Europe forte, pacifique et tournée vers l’avenir&nbsp;</p>
  <h6><span dir="ltr" xml:lang="de">Cornelia Woll,</span> professeure de politique économique internationale et présidente de la <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School</span></h6>
 </blockquote>
 <h2><br>
  Un jury international de haut niveau</h2>
 <p>Le prix est attribué par un jury de neuf personnes de haut niveau, sous la direction de <span dir="ltr" xml:lang="de">Cornelia Woll</span>, Parmi les membres du jury figurent :</p>
 <ul class="rte--list">
  <li>Thierry Mayer, professeur d’économie à Sciences Po</li>
  <li><span dir="ltr" xml:lang="de">Jakob Vogel</span>, professeur d’histoire à Sciences Po</li>
  <li>Paul-André Rosental, professeur d’histoire et directeur scientifique de Sciences Po</li>
  <li><span dir="ltr" xml:lang="de">Johanna Mair</span>, professeure d’organisation, de stratégie et de <span dir="ltr" xml:lang="en">leadership </span>à la <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School </span>et directrice de l’Ecole transnationale de Gouvernance de Florence à l’Institut universitaire européen</li>
  <li><span dir="ltr" xml:lang="de">Anja Wehler-Schöck</span>, membre de la rédaction du <span dir="ltr" xml:lang="de">Tagesspiegel</span></li>
  <li><span dir="ltr" xml:lang="sv">Thurid Hustedt</span>, professeure de sciences administratives et de gestion et doyenne des programmes d’études supérieures à la <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School</span></li>
  <li><span dir="ltr" xml:lang="de">Caroline Soder</span>, secrétaire générale adjointe pour la coopération franco-allemande au ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères</li>
  <li>Quentin Jalla, secrétaire général adjoint pour la coopération franco-allemande au ministère fédéral des Affaires étrangères</li>
 </ul>
 <h2>Contacts presse</h2>
 <p><span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School</span><br><span dir="ltr" xml:lang="en">Nick Cosburn</span>, Référent presse<br>
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  Katell Fagon, référente presse<br>
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 <h2><br>
  À propos de la <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School</span></h2>
 <p>La <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School </span>de Berlin prépare des étudiants exceptionnels à des postes de direction dans le gouvernement, les entreprises et la société civile. L’école propose des programmes de master, des formations pour cadres et des programmes de doctorat qui se distinguent par un enseignement interdisciplinaire et axé sur la pratique, ainsi que par une recherche exceptionnelle dans les domaines de la politique, de l’économie et à destination de la société civile. Son vaste réseau international la positionne comme une ambassadrice de la bonne gouvernance, caractérisée par le débat public et l’engagement. L’école a été fondée en 2004 par la Fondation <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie</span>, qui reste son principal bailleur de fonds. La <span dir="ltr" xml:lang="de">Hertie </span><span dir="ltr" xml:lang="en">School </span>est membre de l’Alliance européenne pour l’enseignement supérieur CIVICA, accréditée par l’État et le Conseil scientifique allemand. <a href="mailto:www.hertie-school.org" target="_blank" rel="noopener">www.hertie-school.org</a></p>
 <p><a href="https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/2026_prix_henrik_enderlein_francais_cle0c6aa5.pdf" target="_blank" rel="noopener">Télécharger l’article en PDF (228 Ko)</a></p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 21 Jan 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2753408-2753408</guid></item><item><title>En visite chez les voisins de l’Europe : le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul se rend au Kenya et en Éthiopie</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2752736-2752736</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2753326"><div>
 <p><img src="https://www.auswaertiges-amt.de/resource/blob/2752734/3368f623309f2727091016572723ad23/2026-01-20-wadephul-kenia-ethiopie-bild-data.jpg" alt="Le ministre Johann Wadephul en conversation avec Musalia W.&nbsp;Mudavadi, chef du gouvernement et ministre des Affaires étrangères du Kenya" title="Le ministre Johann Wadephul en conversation avec Musalia W. Mudavadi, chef du gouvernement et ministre des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res du Kenya &amp;copy; Photothek Media Lab"></p>
 <p>Le monde change à une vitesse record. Consolider nos relations avec des partenaires clés dans le monde est par conséquent plus important que jamais. Le continent africain, notre voisin, revêt à cet égard une signification particulière. Ce qui s’y passe a une incidence directe sur l’Europe, qu’il s’agisse de questions de sécurité, de développement économique, de migration ou de protection du climat. Un partenariat étroit avec des États d’Afrique est dès lors d’une importance centrale pour la stabilité, la prospérité et la sécurité dans notre voisinage commun.</p>
 <p>Avant son départ, le ministre<span dir="ltr" xml:lang="de"> Johann Wadephul </span>a souligné&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>Les voies maritimes au large des côtes d’Afrique de l’Est comptent parmi les artères principales du commerce mondial. La région autour de la Corne d’Afrique a dès lors une importance stratégique particulière. C’est pourquoi mon premier voyage sur le continent africain en tant que chef de la diplomatie allemande m’emmènera au Kenya et en Éthiopie.</p>
 </blockquote>
 <h2><strong>Le Kenya, partenaire proche et pôle de stabilité dans la région</strong></h2>
 <p><img src="https://www.auswaertiges-amt.de/resource/blob/2753328/d31012d3b5a679ceca8b189b316c257d/2026-01-20-wadephul-kenia-ethiopie-bild3-data.jpg" alt="Visite du centre de formation d&amp;apos;une entreprise allemande à Nairobi" title="Visite du centre de formation d'une entreprise allemande &amp;agrave; Nairobi &amp;copy; Photothek Media Lab"></p>
 <p>La première étape de ce voyage est Nairobi&nbsp;: outre les entretiens politiques avec son homologue Musalia Mudavadi et avec le président de la République du Kenya <span dir="ltr" xml:lang="en">William </span>Ruto, le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>y aura également des rendez-vous avec des représentants du monde économique et de la société civile. Dans le centre de formation d’une PME allemande installée à Nairobi, l’accent sera mis sur la formation professionnelle de main-d’œuvre et les coopérations communes. Une visite du Centre international de formation pour le soutien de la paix est également au programme.</p>
 <p>Le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>a déclaré à ce sujet&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>Le Kenya est notre partenaire le plus proche dans la région et un véritable pilier de stabilité. Dans une région marquée par les crises, il joue un rôle important de médiation, comme il l’a fait dans le passé par exemple dans l’Est du Congo et au Soudan du Sud. Le Kenya est en outre un important pourvoyeur de troupes pour la mission de l’Union africaine en Somalie.</p>
 </blockquote>
 <h2><strong>Addis-Abeba, deuxième étape du voyage&nbsp;: paix régionale et coopération commune</strong></h2>
 <p>À Addis-Abeba, le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>s’entretiendra avec son homologue éthiopien Gedion Timothewos sur la situation dans le pays et dans la région. Les thèmes économiques seront également à son programme&nbsp;: le chef de la diplomatie allemande échangera entre autres avec le président du directoire de la plus grande compagnie aérienne éthiopienne sur des perspectives de coopération économique. À cet effet, il sera accompagné par une délégation économique.</p>
 <p>Le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>a souligné à cet égard&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>L’Éthiopie a une responsabilité particulière pour la paix et la stabilité dans la Corne d’Afrique. La situation dans le Tigré et les relations avec l’Érythrée restent tendues. Ma visite se veut un encouragement à trouver des solutions pour une prise en compte équilibrée et pacifique des intérêts.</p>
 </blockquote>
 <h2><strong>Affirmation du multilatéralisme&nbsp;: l’Union africaine au cœur de l’attention</strong></h2>
 <p>Addis-Abeba est le siège de l’Union africaine. L’Allemagne est engagée en faveur de partenariats forts avec des États africains, afin de promouvoir la paix et la sécurité, de créer des perspectives économiques et de renforcer ensemble l’ordre international fondé sur des règles. C’est pourquoi le programme du ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>comprend également une visite auprès de l’Union africaine, des entretiens de haut niveau et un échange avec des représentantes et représentants permanents des États membres de l’Union africaine.</p>
 <p>Le ministre des Affaires étrangères a déclaré avant son départ&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>Dans un monde multipolaire, l’Afrique poursuit toujours plus loin son développement, pour devenir un centre de gravité. C’est pourquoi nous voulons continuer d’étendre notre coopération également avec l’Union africaine. Nous sommes unis par notre engagement pour l’ordre mondial fondé sur des règles et pour une coopération dans laquelle les solutions multilatérales l’emportent sur les actions nationales isolées.</p>
 </blockquote>
 <p>&nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Tue, 20 Jan 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2752736-2752736</guid></item><item><title>Iran -Déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7 (14 janvier 2026)</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2752142-2752142</link><description><![CDATA[<blockquote>
 <p>Nous, ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni et haute représentante de l’Union européenne, sommes vivement préoccupés par l’évolution de la situation relative aux manifestations en cours en Iran. Nous nous opposons fermement à l’intensification de la répression brutale exercée par les autorités iraniennes contre le peuple iranien, qui fait preuve de courage depuis la fin du mois de décembre 2025 en exprimant ses aspirations légitimes à une vie meilleure, à la dignité et à la liberté.&nbsp;</p>
 <p>Nous sommes profondément inquiets face au nombre élevé de morts et de blessés dont il est fait état. Nous condamnons le recours délibéré à la violence et le fait que des manifestants soient tués, détenus de manière arbitraire et subissent des tactiques d’intimidation des forces de sécurité.&nbsp;</p>
 <p>Nous demandons aux autorités iraniennes de faire preuve de la plus grande retenue, de s’abstenir de tout recours à la violence et de préserver les droits de l’homme et les libertés fondamentales des citoyens iraniens, notamment le droit à la liberté d’expression, le droit de chercher, de recevoir et de répandre des informations, et le droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques , sans crainte de représailles.&nbsp;</p>
 <p>Nous, membres du G7, sommes prêts à imposer des mesures restrictives supplémentaires si l’Iran poursuit la répression des manifestations et de la contestation, en violation du droit international relatif aux droits de l’homme et de ses obligations internationales.&nbsp;</p>
</blockquote>]]></description><pubDate>Wed, 14 Jan 2026 17:30:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2752142-2752142</guid></item><item><title>Renforcer le partenariat transatlantique : le ministre Wadephul se rend aux États-Unis</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2751744-2751744</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2751746"><div>
 <p>Après sa première visite officielle à <span dir="ltr" xml:lang="en">Washington </span>en mai et sa participation à l’Assemblée générale de l’ONU à<span dir="ltr" xml:lang="en"> New York</span> en septembre, le ministre fédéral des Affaires étrangères <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>se rend pour la troisième fois aux États-Unis. Il rencontrera lundi à <span dir="ltr" xml:lang="en">Washington </span>son homologue américain<span dir="ltr" xml:lang="en"> Marco Rubio</span> ainsi que des membres du Congrès américain. Il poursuivra ensuite son déplacement à <span dir="ltr" xml:lang="en">New York </span>où il s’entretiendra avec le Secrétaire général des Nations Unies <span dir="ltr" xml:lang="pt">António Guterres</span>. En chemin pour les États-Unis, M.&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>s’arrêtera à <span dir="ltr" xml:lang="is">Reykjavík </span>afin de discuter avec la ministre des Affaires étrangères islandaise.</p>
 <h2><strong>Responsabilité pour l’Ukraine et stabilité de l’ordre international</strong></h2>
 <p>L’Allemagne et les États-Unis sont non seulement d’étroits partenaires en matière de relations bilatérales, mais aussi dans de nombreux formats multilatéraux, notamment au sein de l’alliance de défense commune qu’est l’OTAN. Les formats multilatéraux constituent les piliers d’un ordre international stable fondé sur des règles, garant de fiabilité depuis des décennies. L’Allemagne met tout en œuvre pour continuer d’assurer cette stabilité.</p>
 <p>Avant son départ, le chef de la diplomatie allemande a déclaré&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>Cet été, les États-Unis célèbreront le 250<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de leur indépendance. Cela me rappelle combien le concept de liberté et d’autodétermination nous unit. L’Allemagne doit beaucoup à la tradition démocratique des États-Unis ainsi qu’à leur engagement en faveur de la paix et de la sécurité. Il n’a jamais été si important d’investir dans le partenariat transatlantique afin de demeurer capables de définir l’ordre international, malgré les bouleversements mondiaux.</p>
 </blockquote>
 <p>Le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span> discutera aussi avec son homologue <span dir="ltr" xml:lang="en">Marco Rubio</span> des progrès réalisés en ce qui concerne les négociations de paix sur l’Ukraine. L’Allemagne et les États-Unis œuvrent sans relâche à soutenir l’Ukraine qui se défend face à la guerre d’agression russe ainsi qu’à garantir un cessez-le-feu à long terme et une paix durable. La semaine dernière seulement s’est réunie la «&nbsp;Coalition des volontaires&nbsp;» à Paris afin de discuter de mesures importantes au cœur des négociations, notamment de la mise en place de garanties de sécurité robustes pour l’Ukraine qui sont essentielles à une stabilité de l’Europe à long terme.</p>
 <p>Le ministre des Affaires étrangères<span dir="ltr" xml:lang="de"> Johann Wadephul </span>a déclaré à ce sujet&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>Des crises et des guerres simultanées nous défient, au premier plan desquelles figure la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, qui menace notre sécurité dans l’ensemble de l’espace euro-atlantique. Ce n’est qu’ensemble au sein de l’Alliance que nous saurons répondre efficacement aux questions existentielles. C’est la raison pour laquelle nous nous concertons étroitement au sein de l’OTAN et que nous assurons ensemble une sécurité renforcée, et ce des deux&nbsp;côtés de l’Atlantique. C’est aussi pourquoi nous nous sommes engagés l’été dernier à satisfaire collectivement l’objectif de 5&nbsp;pour cent au sein de l’OTAN. L’Allemagne avance ici avec détermination.</p>
 </blockquote>
 <p>Il est crucial que nous, les Européens et les Américains, œuvrions ensemble à poursuivre l’architecture de sécurité transatlantique, afin de défendre nos valeurs et de garantir l’ordre international.</p>
 <h2><strong>Entretiens avec des représentants du Congrès américain et des Nations Unies</strong></h2>
 <p>Outre l’entretien bilatéral avec le ministre des Affaires étrangères <span dir="ltr" xml:lang="en">Marco Rubio</span>, M.&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>rencontrera également d’autres acteurs clés à <span dir="ltr" xml:lang="en">Washington</span>. Un échange est ainsi notamment prévu avec des membres du Congrès américain afin de consolider encore le partenariat entre l’Allemagne et les États-Unis.<br><br><span>Le ministre allemand des Affaires étrangères poursuivra ensuite son voyage à </span><span dir="ltr" xml:lang="en">New York </span><span>où il rencontrera le Secrétaire général des Nations Unies </span><span dir="ltr" xml:lang="pt">António Guterres</span><span>. Dans le contexte des nombreuses crises internationales et de la pression de plus en plus forte qui pèse sur l’ordre international, l’Allemagne s’engage aussi vis-à-vis des États-Unis avec détermination pour renforcer le rôle des Nations Unies en tant qu’instance centrale de la communauté internationale.</span><br><br><span>Avant son départ, </span><span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span><span> a déclaré&nbsp;:</span></p>
 <blockquote>
  <p>L’ordre international fondé sur des règles nous accorde depuis plus de 80&nbsp;ans la paix, la stabilité et la prospérité. Cela vaut en particulier pour les États-Unis et pour l’Allemagne et cela repose sur la fiabilité. Car la fiabilité est la clé de la sécurité, du commerce et des investissements&nbsp;: en Europe comme en Amérique. Pour l’Allemagne, la fiabilité d’un partenaire international comprend nécessairement la reconnaissance du droit international et de la coopération internationale.</p>
 </blockquote>
 <h2><strong>L’Islande, un partenaire essentiel dans l’Atlantique Nord</strong></h2>
 <p>Sur le chemin vers les États-Unis, le chef de la diplomatie allemande fera une escale à <span dir="ltr" xml:lang="is">Reykjavík</span>. Il s’y entretiendra avec la ministre des Affaires étrangères islandaise <span dir="ltr" xml:lang="is">Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir</span>, qu’il avait lui-même accueillie en décembre dernier seulement à Berlin.</p>
 <p>Avant son départ,<span dir="ltr" xml:lang="de"> Johann Wadephul</span> a souligné&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>C’est notamment parce que la sécurité gagne aussi toujours plus en importance dans la région arctique que je tiens à discuter lors de mon déplacement de la meilleure manière dont nous pourrons porter conjointement cette responsabilité au sein de l’OTAN dans le contexte de rivalités anciennes et nouvelles dans la région de la part de la Russie et de la Chine. Nous souhaitons en discuter ensemble au sein de l’OTAN. Les intérêts légitimes de l’ensemble des alliés de l’OTAN mais aussi des habitantes et habitants de la région devront être au cœur de nos réflexions. Cela vaut bien entendu aussi pour le Groenland et sa population. Je m’entretiendrai aujourd’hui encore à <span dir="ltr" xml:lang="is">Reykjavík </span>avec mon homologue islandaise <span dir="ltr" xml:lang="is">Þorgerður Gunnarsdóttir </span>des défis stratégiques particuliers au Grand Nord.</p>
 </blockquote>
 <p>L’étroite coopération entre l’Allemagne et l’Islande, tant à l’échelle bilatérale qu’au sein de l’OTAN, revêt une grande importance pour la sécurité dans l’Atlantique Nord. À une époque de tensions géopolitiques telles qu’elles voient le jour à travers le conflit en Ukraine et les défis croissants dans le contexte sécuritaire mondial, il est justement essentiel de savoir des partenaires fiables tels que l’Islande à ses côtés.</p>
</div>]]></description><pubDate>Sun, 11 Jan 2026 18:00:00 +0100</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2751744-2751744</guid></item><updated>Mon, 09 Mar 2026 16:45:42 +0100</updated></channel></rss>