<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" standalone="no"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><atom:link href="https://www.auswaertiges-amt.de/blueprint/servlet/content/1427216/asRSSFeed/feed.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><title>Actualités du Site du Ministère fédéral des Affaires étrangères</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr</link><description>Actualités du Site du Ministère fédéral des Affaires étrangères</description><language>fr</language><copyright>Ministère fédéral des Affaires étrangères</copyright><item><title>Déclaration conjointe sur les menaces en matière de renseignement émanant de l’État iranien</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2775096-2775096</link><description><![CDATA[<div>
 <p>L’Albanie, l’Allemagne, l’Australie, la Belgique, la Bulgarie, le Canada, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, les États-Unis d’Amérique, la Finlande, la France, l’Irlande, la Lettonie, la Lituanie, la Macédoine du Nord, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède et la Tchéquie condamnent les intrigues meurtrières et autres actes malveillants menés en Europe, en Amérique du Nord et en Australie par les services de renseignement des Gardiens de la révolution islamique, la Force <span dir="rtl" xml:lang="ar">Al-Qods</span> et le ministère du Renseignement, notamment les actes commis à l’encontre des dissidentes et dissidents iraniens, des journalistes ainsi que des communautés et institutions juives et israéliennes. Nous sommes unis dans notre détermination à protéger nos pays et nos populations face à ces menaces. La République islamique d’Iran doit cesser immédiatement ces actes.</p>
 <p>Les services secrets iraniens entretiennent depuis longtemps des relations avec des groupes criminels internationaux et locaux. Leur utilisation de tels groupes est abominable.</p>
 <p>Nous condamnons par ailleurs la vague d’attaques récentes lancée dans toute l’Europe contre des communautés juives, des journalistes iraniens ainsi que des institutions des États-Unis, revendiquée par le groupe <span dir="rtl" xml:lang="ar">Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia</span> et soutenue par ses intermédiaires.</p>
 <p>Les tentatives de meurtre, d’enlèvement, de harcèlement, d’intimidation ou d’agression de tout ordre à l’encontre de personnes se trouvant sur nos territoires sapent la souveraineté nationale et les normes du droit international. Ces actes doivent cesser immédiatement. Nous saluons les efforts déployés par les pays visant à s’opposer à ces agissements, et nous sommes ensemble déterminés à prendre d’autres mesures pour y mettre un terme.</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 10 Jun 2026 18:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2775096-2775096</guid></item><item><title>Déplacement du ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul au Mexique</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2774644-2774644</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2774646"><div>
 <p>Dans la ville de Mexico, le ministre fédéral des Affaires étrangères <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span> a déclaré à ce sujet&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p><em>L’Allemagne et le Mexique jouent dans la même équipe. Nous sommes des amis et des partenaires étroits et partageons des valeurs communes.</em></p>
 </blockquote>
 <p>L’Allemagne veut renforcer ses relations avec le Mexique dans tous les domaines. Précisément pour ce qui est de l’économie, les potentiels pour renforcer davantage notre coopération sont importants. Plus de 2&nbsp;000&nbsp;entreprises allemandes sont déjà installées au Mexique. En outre, le pays est d’ores et déjà le principal partenaire commercial de l’Allemagne en Amérique latine.</p>
 <p>À travers sa visite, le chef de la diplomatie allemande a justement voulu renforcer ces relations commerciales. M. <span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul</span> est le premier ministre des Affaires étrangères de l’UE à se rendre au Mexique après la signature de l’accord global modernisé entre le Mexique et l’Union européenne, qui vient abaisser les droits de douane, notamment dans le domaine agricole. Une coopération plus étroite y a également été décidée en matière de numérique, de normes et de durabilité. La modernisation de l’accord global constitue un jalon important pour le renforcement des relations économiques avec le Mexique.</p>
 <p>Le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul</span> a souligné à cet égard&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p><em>Moins de droits de douane, comme c’est désormais le cas dans le domaine agricole, et plus de coopération en matière de normes, de numérique et de durabilité&nbsp;: voilà de bonnes nouvelles tant pour les entreprises allemandes que pour les entreprises mexicaines et donc pour nos citoyennes et citoyens.</em></p>
 </blockquote>
 <p>Lors d’un échange avec des représentantes et représentants de l’économie ainsi que d’une visite d’une usine de production pharmaceutique, le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul</span> a souhaité s’informer sur les opportunités et les défis de cette coopération économique.</p>
 <p>Dans la ville de Mexico, il a rencontré son homologue mexicain <span dir="ltr" xml:lang="es">Roberto Velasco</span>. Les deux&nbsp;ministres ont dirigé conjointement la Commission binationale, qui a siégé pour la première&nbsp;fois depuis sept&nbsp;ans et qui a notamment réuni des représentantes et représentants de différents ministères au sein de groupes de travail constitués autour de divers thèmes. D’autres étapes de coopération ont été décidées dans une&nbsp;<a href="https://www.auswaertiges-amt.de/de/newsroom/2774430-2774430" title="Compte rendu de la 3e&nbsp;rencontre de la Commission binationale Allemagne-Mexique, "><span><strong>déclaration finale</strong></span></a>.</p>
 <p>À ce propos, le ministre allemand a ajouté à Mexico&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p><em>La Commission binationale constitue vraiment un véritable sport d’équipe&nbsp;: avec des représentantes et représentants de nombreux ministères, nous avons abordé toute une série de sujets autour desquels s’articulent nos relations, de l’économie à la science, du climat à la culture, de la politique de sécurité à l’éducation. Nous voulons approfondir davantage notre partenariat.</em></p>
 </blockquote>
 <p>À Mexico, le chef de la diplomatie allemande a également visité le <span dir="ltr" xml:lang="de">Goethe-Institut</span> qui célèbre cette année ses 60&nbsp;ans dans cette ville. Quelque 7&nbsp;500&nbsp;personnes y passent chaque année des examens d’allemand, ce qui représente un fort potentiel pour la coopération en matière de main-d’œuvre qualifiée. L’Allemagne a en effet besoin de travailleuses et travailleurs qualifiés bien formés et le Mexique constitue un pays clé à cet égard. Lors de sa visite, le ministre Wadephul a également souhaité faire la promotion de cela. &nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Fri, 05 Jun 2026 17:30:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2774644-2774644</guid></item><item><title>Communiqué conjoint franco-allemand - Ouverture de deux nouveaux Instituts culturels franco-allemands (ICFA)</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2774304-2774304</link><description><![CDATA[<div>
 <p>La France et l’Allemagne saluent ensemble l’ouverture, ces derniers jours, de deux nouveaux Instituts culturels franco-allemands (ICFA), à <span dir="ltr" xml:lang="es">Cordoba </span>et à <span dir="ltr" xml:lang="en">Glasgow</span>.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>La création des Instituts culturels franco-allemands (ICFA) constitue l’un des quinze projets prioritaires du Traité d’Aix-la-Chapelle signé le 22 janvier 2019 par la France et l’Allemagne. À travers cette initiative commune, nos deux pays conçoivent ensemble des lieux culturels innovants, qui renforcent l’attractivité de nos réseaux mutuels, favorisent le dialogue interculturel et font vivre les valeurs démocratiques et humanistes qui fondent notre partenariat.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Sept ans après la signature du Traité, trois Instituts culturels franco-allemands ont déjà vu le jour : à Palerme en 2021, puis à <span dir="rtl" xml:lang="ar">Ramallah </span>et <span dir="ltr" xml:lang="en">Atlanta </span>en 2022.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Cette dynamique se poursuit aujourd’hui avec l’inauguration de deux nouveaux centres culturels conjoints.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Le premier a été inauguré le 27 mai dernier à <span dir="ltr" xml:lang="es">Cordoba </span>(Argentine), à l’issue d’une année de travaux au sein de l’Alliance française de <span dir="ltr" xml:lang="es">Cordoba </span>qui accueille désormais le <span dir="ltr" xml:lang="de">Goethe </span>Institut. Le second l’a été le 3 juin à <span dir="ltr" xml:lang="en">Glasgow </span>(Royaume-Uni). Il est le fruit d’une coopération étroite entre l’Alliance française de <span dir="ltr" xml:lang="en">Glasgow </span>et le <span dir="ltr" xml:lang="de">Goethe </span>Institut, colocalisés depuis plus de vingt ans, et l’Institut français d’Ecosse.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Par ailleurs, la signature de l’accord intergouvernemental entre les autorités françaises et kirghizes le 16 avril dernier permettra d’envisager l’inauguration d’un nouveau centre culturel conjoint à <span dir="ltr" xml:lang="kk">Bichkek </span>à la fin de cette année.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Ces ouvertures illustrent la vitalité de la coopération culturelle franco-allemande et la volonté commune de développer de nouveaux espaces de dialogue, de création et de débats ouverts sur les sociétés contemporaines.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>La France et l’Allemagne partagent la conviction que la culture et la langue sont des leviers essentiels de compréhension mutuelle, d’affirmation des valeurs démocratiques, de défense de la liberté au service de la paix. Dans un contexte international marqué par les tensions et les replis, l’ouverture de ces deux instituts franco-allemands illustre une ambition commune : faire vivre un espace européen de coopération culturelle, tourné vers la jeunesse et résolument ouvert sur le monde. Les valeurs de diversité, de pluralisme et d’ouverture sont au cœur du projet européen et de notre coopération franco-allemande toujours plus étroite.</p>
</div>]]></description><pubDate>Thu, 04 Jun 2026 11:18:16 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2774304-2774304</guid></item><item><title>L’Allemagne veut de nouveau prendre des responsabilités au sein du Conseil de sécurité de l’ONU : le ministre Wadephul se rend à New York pour l’élection à cet organe international</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2774262-2774262</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2774264"><div>
 <p>Les crises mondiales et les guerres ne peuvent être résolues par un pays seul. Si le Conseil de sécurité des Nations Unies a été créé, c’est justement pour préserver la paix et la sécurité dans le monde. En tant que seul organe légitime des Nations Unies pour prendre des décisions contraignantes pour la paix et la sécurité, il porte des responsabilités particulières. Il peut notamment déployer des opérations de paix et imposer des sanctions.</p>
 <p>Le Conseil de sécurité est composé de cinq&nbsp;membres permanents&nbsp;–&nbsp;États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine et Russie&nbsp;–&nbsp;ainsi que de dix&nbsp;membres non permanents élus pour une période de deux&nbsp;ans. L’Allemagne a déjà été six&nbsp;fois membre non permanent et souhaite de nouveau l’être pour la période 2027/2028.</p>
 <p>L’Allemagne a placé sa candidature sous le slogan <span><strong>«&nbsp;Respect – Justice – Paix&nbsp;»</strong></span>. Si elle est élue, elle mettra notamment l’accent sur la prévention des conflits et le règlement des crises&nbsp;– pour le respect des règles du droit international, de la Charte de l’ONU et avec comme priorité ultime un engagement actif en faveur de la paix et de la sécurité.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p><strong>Après son arrivée à </strong><span dir="ltr" xml:lang="en"><strong>New York</strong></span><strong> le 29&nbsp;mai, le ministre </strong><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Wadephul </strong></span><strong>a déclaré à ce propos&nbsp;:</strong></p>
 <blockquote>
  <p>Lorsqu’il est question de crises mondiales, l’Allemagne veut faire peser son poids, conformément à sa place en tant que troisième&nbsp;économie mondiale.</p>
 </blockquote>
 <p>L’Allemagne a donné d’importantes impulsions lors de ses multiples mandats au Conseil de sécurité, dont le dernier remonte à 2019/2020. Durant cette période, le gouvernement allemand s’est entre autres engagé en faveur de la protection de la population civile dans les conflits armés, du renforcement du droit international humanitaire, du rôle des femmes dans les processus de paix ainsi que de la lutte contre les effets du changement climatique sur la paix et la sécurité.</p>
 <p>En se portant de nouveau candidate, l’Allemagne poursuit cet engagement. Le gouvernement fédéral en est convaincu&nbsp;: la coopération multilatérale est aujourd’hui plus importante que jamais. Ce n’est qu’ensemble, sur la base du respect de la souveraineté de tous les États, que nous pourrons relever les défis mondiaux.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p><strong>À ce sujet, le ministre </strong><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Wadephul </strong></span><strong>a déclaré à son arrivée à </strong><span dir="ltr" xml:lang="en"><strong>New York</strong></span><strong>&nbsp;:</strong></p>
 <blockquote>
  <p>Nous sommes optimistes pour cette élection, parce que nous sommes prêts à prendre des responsabilités dans l’organe pour la paix et la sécurité le plus important au monde, et parce que nous proposons une offre intéressante. Lors des discussions que j’ai menées jusqu’à présent, nombre de mes interlocuteurs étaient favorables à ce que l’Allemagne soit une voix forte et audible pour la paix et la sécurité.</p>
 </blockquote>
 <p>L’engagement de l’Allemagne s’étend à tous les domaines des Nations Unies. L’Allemagne est appréciée en tant que partenaire fiable et engagé qui œuvre mondialement en faveur de la paix et de la sécurité.</p>
 <p>À l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie allemande discute de la manière dont on peut résoudre les conflits par des négociations ou des efforts de médiation, et ce avant qu’ils ne s’aggravent et n’entraînent violences et guerres. Avec des représentantes et représentants d’États qui, à l’instar de l’Allemagne, s’engagent particulièrement en matière de consolidation de la paix et qui ont soutenu la Conférence ministérielle de Berlin en 2025, il discute en outre de la façon dont on peut continuer, à l’avenir également, à assurer la paix de manière effective grâce à des missions des Casques bleus. Enfin, il échange également avec des représentantes et représentants de petits États insulaires qui souffrent particulièrement des effets du changement climatique sur la manière de s’attaquer ensemble au dérèglement climatique.</p>
 <p>La candidature de l’Allemagne à un siège non permanent au Conseil de sécurité témoigne de ce large engagement et constitue une offre à la communauté internationale afin d’œuvrer conjointement à un monde plus pacifique, plus juste et plus sûr.</p>
 <p><strong>Le ministre </strong><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Wadephul </strong></span><strong>a ainsi souligné le 1<sup>er</sup>&nbsp;juin à </strong><span dir="ltr" xml:lang="en"><strong>New York</strong></span><strong>&nbsp;:</strong></p>
 <blockquote>
  <p>En cette période marquée par des défis mondiaux grandissants, nous voulons que le Conseil de sécurité de l’ONU constitue de nouveau un acteur efficace et puissant. L’Allemagne est prête à s’engager davantage et à prendre encore plus de responsabilités&nbsp;–&nbsp;au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, pour les Nations Unies et pour ses États membres.</p>
 </blockquote>
 <p>&nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 03 Jun 2026 15:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2774262-2774262</guid></item><item><title>Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs Déclaration diplomatique</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/grandslacs-congo-rwanda-icg-2772972</link><description><![CDATA[<div>
 <p><strong>Le Groupe de contact international (ICG – International Contact Group en anglais) pour la région des Grands Lacs, qui inclut des représentants de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, des États-Unis, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Suisse et de l’Union européenne, s’est réuni à Stockholm les 20 et 21 mai 2026 et publie la déclaration ci-dessous sur la situation dans la région des Grands Lacs.</strong></p>
 <p>&nbsp;</p>
 <blockquote>
  <p>L’ICG réaffirme son inquiétude concernant la poursuite du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et l’obstacle que ce conflit représente pour la stabilité et la prospérité de la région. L’ICG réitère, en outre, son soutien aux efforts de paix internationaux en cours, facilités par le Qatar, les États-Unis, le médiateur désigné par l’Union africaine, Faure Gnassingbé, président du Conseil de la République du Togo, et le groupe des facilitateurs, ainsi que les partenaires régionaux.</p>
  <p>L’ICG se félicite des progrès réalisés dans le cadre des Accords de Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda et de l’accord-cadre de Doha entre la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo/ Mouvement du 23 mars (AFC/M23).</p>
  <p>L’ICG salue les progrès réalisés par le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’AFC/M23, lors de la réunion du 13 au 19 avril à Montreux, en Suisse, en vue de soutenir les opérations humanitaires et de s’engager à libérer des prisonniers ainsi qu’à mettre en œuvre l’accord de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, soutenu par la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs et la MONUSCO, comme indiqué dans la déclaration publique publiée à l’issue de la réunion.</p>
  <p>L’ICG se félicite également de la réunion du 23 avril à Washington, où la République démocratique du Congo et le Rwanda au cours de laquelle le comité conjoint de surveillance s’est tenu. L’ICG se félicite de la volonté exprimée par les deux parties de respecter leurs engagements dans le cadre des Accords de Washington et rappelle l’importance de la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous rappelons l’importance de créer les conditions d’un dialogue intercongolais inclusif avec toutes les parties prenantes congolaises clés – un élément nécessaire pour une paix durable en RDC, et nous saluons les consultations entreprises par la République d’Angola.</p>
  <p>L’ICG exhorte toutes les parties au conflit à tirer parti de cette dynamique, à respecter les engagements qu’elles ont pris dans le cadre de ces accords et des accords précédents, ainsi qu’à demeurer résolues dans leur quête de la paix par la négociation. L’ICG réaffirme qu’il ne peut y avoir de solution militaire au conflit.</p>
  <p>Toutes les parties doivent protéger les civils conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire. L’utilisation croissante des drones par différents acteurs, y compris des acteurs étatiques,&nbsp;
   <br>
   a entraîné un nombre croissant de victimes civiles. L’ICG condamne avec la plus grande fermeté les violations du droit international humanitaire. Il est urgent d’améliorer la coordination civile-militaire et les mécanismes de liaison, les procédures de notification et l’identification préalable des infrastructures humanitaires.</p>
  <p>Les progrès politiques doivent se traduire sans délai par des améliorations sur le terrain. Le cessez-le-feu doit être respecté par toutes les parties et la situation humanitaire doit s’améliorer. Le personnel humanitaire d’urgence doit pouvoir accéder aux personnes en toute sécurité, rapidement et sans obstacles. L’ICG appelle toutes les parties à faciliter l’accès humanitaire conformément au droit international humanitaire, notamment en œuvrant à l’ouverture durable des aéroports de Goma et de Kavumu, à la mise en place de corridorshumanitaires sûrs dans le Nord et le Sud-Kivu et à la&nbsp;
   <br>
   simplification des procédures administratives. La récente épidémie d’Ebola, classée par l’OMS comme une urgence de santé publique de portée internationale, le 17 mai, et déclarée par le Centre Africain de Contrôle et de Prévention des Maladies comme une urgence de santé publique de portée continentale, le 18 mai, vient aggraver une situation humanitaire déjà fragile dans l’est de la RDC. L’ICG exhorte toutes les parties au conflit à faciliter les efforts pour répondre à l’épidémie d’Ebola. Cette menace souligne l’importance de la coopération régionale pour répondre aux défis communs.&nbsp;</p>
  <p>Conformément à l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, l’ICG continuera à aider les partenaires régionaux à s’attaquer aux ressorts du conflit, à soutenir une paix durable et une prospérité mutuelle à long terme dans la région des Grands Lacs. La gouvernance inclusive, la responsabilité et la protection des droits sont&nbsp;
   <br>
   essentielles à la stabilité à long terme, car elles permettent de résoudre les griefs et de rompre les cycles d’instabilité.
   <br>
   &nbsp;</p>
 </blockquote>
</div>]]></description><pubDate>Fri, 22 May 2026 21:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/grandslacs-congo-rwanda-icg-2772972</guid></item><item><title>La sécurité, un travail d’équipe : le ministre Johann Wadephul participera à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN à Helsingborg et au forum GLOBSEC à Prague</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2772894-2772894</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2772892"><div>
 <p>À cet effet, des investissements majeurs et fiables dans notre défense s’imposent d’une part, comme cela a été décidé l’année dernière. En effet, la Russie continue de menacer notre sécurité. Aussi l’Allemagne a-t-elle été l’un des premiers pays à plaider pour que l’ensemble des alliés de l’OTAN investissent 5&nbsp;% de leur PIB dans la défense. Cela participe à un partage équitable des charges dans l’Alliance, et l’Allemagne assume cette responsabilité. Il s’agit désormais d’utiliser ces investissements rapidement et judicieusement afin de développer davantage nos capacités militaires au sein de l’Alliance. C’est la raison pour laquelle les ministres discuteront également d’un soutien aux industries de l’armement.</p>
 <p>À ce propos, le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul a déclaré avant son départ&nbsp;: «&nbsp;À travers les décisions historiques qui ont été prises lors du sommet de La Haye, les alliés de l’OTAN ont, l’année dernière, renouvelé avec force leur attachement à l’Alliance transatlantique et posé les jalons pour une OTAN&nbsp;3.0. C’est précisément sur cela que nous nous appuyons maintenant. Ce faisant, l’Allemagne assume ses responsabilités. Notre objectif est un nouveau partage des charges qui corresponde au potentiel économique et militaire de l’Allemagne et de l’Europe.&nbsp;»</p>
 <p>La Suède, qui n’a adhéré à l’OTAN qu’en mars&nbsp;2024, organise pour la première fois une rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance. Après 200&nbsp;ans sans appartenir à aucune alliance, la Suède est devenue membre de l’OTAN en réaction à la menace posée par la Russie. La Finlande est elle aussi membre de l’Alliance depuis 2024, ce qui porte le nombre des membres de l’organisation à 32. L’OTAN est ainsi plus grande et plus puissante que jamais.</p>
 <p>Les ministres s’entretiendront aussi de la poursuite du soutien à l’Ukraine, puisque cette dernière défend également la sécurité des alliés de l’OTAN face à la Russie. Dans le même temps, nous, les membres de l’Alliance, pouvons tirer des leçons de l’Ukraine et apprendre de ses capacités militaires.</p>
 <p><strong>M.&nbsp;</strong><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Wadephul </strong></span><strong>a déclaré à cet égard&nbsp;:</strong></p>
 <blockquote>
  <p>En Suède, je veux faire des propositions concrètes sur la manière dont nous pouvons continuer à soutenir vigoureusement l’Ukraine dans sa défense de la liberté en Europe, ainsi que sur la manière dont nous pouvons en contrepartie profiter des acquis impressionnants réalisés par l’industrie ukrainienne de l’armement.</p>
 </blockquote>
 <p>La situation au Proche-Orient influe elle aussi sur notre sécurité, ses répercussions nous concernent tous. Ainsi, l’Allemagne et plus de trente&nbsp;autres États sont disposés à œuvrer à la sécurisation du détroit d’Ormuz.</p>
 <p>Le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>se rendra ensuite directement à Prague, où a lieu le forum GLOBSEC de 2026, l’une des principales conférences sur la sécurité et la défense en Europe. Décideurs politiques et économiques ainsi que scientifiques seront réunis dans ce cadre afin d’échanger sur la façon dont l’Europe peut continuer à se porter garante de sa sécurité dans un ordre mondial multipolaire. Il sera question de renforcer l’industrie européenne de la défense, de mieux protéger les infrastructures et technologies critiques et de réduire les dépendances stratégiques&nbsp;– choses qu’aucun pays ne peut réaliser seul. C’est pourquoi des représentantes et représentants de plus de 75&nbsp;États se réuniront à Prague pour cette occasion.</p>
</div>]]></description><pubDate>Thu, 21 May 2026 09:21:06 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2772894-2772894</guid></item><item><title>Communiqué de presse conjoint du ministère fédéral des Affaires étrangères et du ministère fédéral de l’Économie et de l’Énergie</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2772806-2772806</link><description><![CDATA[<div>
 <h2>Apprendre de l’Ukraine&nbsp;: la sécurité énergétique au cœur d’échanges au ministère fédéral des Affaires étrangères</h2>
 <p>Les systèmes énergétiques sont vulnérables, même en Allemagne et en Europe. Drones russes aperçus, actes de sabotage et guerre hybride&nbsp;: ces éléments nous montrent clairement que nous devons, aujourd’hui plus que jamais, protéger nos infrastructures critiques. L’Ukraine, qui se défend depuis plus de quatre&nbsp;ans face à la guerre d’agression que mène la Russie en violation du droit international, nous montre comment y parvenir de manière efficace et durable.</p>
 <p>Avec le soutien du ministère fédéral de l’Économie et de l’Énergie et la participation du ministère fédéral de l’Environnement, du Climat, de la Protection de la Nature et de la Sûreté nucléaire ainsi que du ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement, le ministère fédéral des Affaires étrangères organise la conférence internationale <strong>«&nbsp;Sécurité énergétique&nbsp;: enseignements de l’Ukraine&nbsp;»</strong> le 19&nbsp;mai&nbsp;2026. Elle rassemblera des représentantes et représentants du G7, de l’UE et de l’OTAN, d’institutions internationales, d’entreprises et d’associations ainsi que de la communauté scientifique et de la société civile, issus de 40&nbsp;pays.</p>
 <p>Dans sa guerre d’agression, la Russie prend pour cible de manière continue l’infrastructure énergétique ukrainienne. Même après la fin du rude hiver dernier, elle poursuit sa destruction ciblée de l’infrastructure. La population ukrainienne lutte avec détermination contre ces attaques. Elle a appris à protéger ses systèmes d’approvisionnement énergétique contre les attaques russes et à les reconstruire rapidement. En coopérant avec l’Ukraine, nous pouvons nous aussi profiter de ce qu’elle a appris ces quatre&nbsp;dernières années, afin de protéger également nos propres systèmes énergétiques.</p>
 <p>Le ministre fédéral des Affaires étrangères,<span dir="ltr" xml:lang="de"> Johann Wadephul,</span> a déclaré en amont de la conférence&nbsp;: «&nbsp;La Russie essaie sans succès de plonger l’Ukraine dans le noir depuis plus de quatre&nbsp;ans. Depuis lors, l’inverse s’est produit&nbsp;: sous la pression, l’Ukraine a fait preuve d’une impressionnante capacité d’adaptation et d’innovation. L’Allemagne est le soutien le plus puissant de l’Ukraine pour le secteur énergétique, et nous pouvons parallèlement apprendre du savoir-faire et de la résilience de l’Ukraine afin de renforcer nos propres infrastructures énergétiques critiques. Cette conférence d’aujourd’hui permet de rassembler les milieux politique et économique ainsi que la société civile, afin d’améliorer ensemble davantage notre sécurité pour l’avenir.&nbsp;»</p>
 <p>Avant que ne débute la conférence, la ministre fédérale, <span dir="ltr" xml:lang="de">Katherina Reiche</span>, a souligné&nbsp;: «&nbsp;Parler d’énergie, c’est parler de sécurité. Les actes cruels de la Russie contre l’Ukraine montrent comment des attaques contre les systèmes d’approvisionnement énergétique peuvent cibler délibérément la population. Face à cela, l’Ukraine fait quotidiennement preuve de détermination pour renforcer la résilience de ses infrastructures. Nous pouvons aussi en tirer des enseignements pour les systèmes en Allemagne. Nous soutenons vigoureusement l’Ukraine à travers le fonds d’aide international «&nbsp;Ukraine Energy Support Fund&nbsp;».</p>
 <h2>Détails</h2>
 <p>La conférence s’inscrit dans le partenariat stratégique décidé il y a quelques semaines lors des consultations intergouvernementales germano-ukrainiennes.</p>
 <p>Le chef de la diplomatie allemande, <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span>, ouvrira la conférence. Le premier vice-premier ministre et ministre de l’Énergie ukrainien, <span dir="ltr" xml:lang="uk">Denys Chmyhal,</span> sera le principal intervenant.</p>
 <p>Les discussions seront introduites dans le cadre d’un panel avec la ministre fédérale de l’Économie et de l’Énergie, <span dir="ltr" xml:lang="de">Katherina Reiche</span>, le ministre des Affaires étrangères du Moldova, Mihai Popşoi, le sous-ministre des Ressources naturelles du Canada, <span dir="ltr" xml:lang="en">Greg Orencsak</span>, le secrétaire général adjoint de l’OTAN, Jean Charles Ellermann-Kingombe, le PDG de l’entreprise de réseau de transport d’électricité 50Hertz, <span dir="ltr" xml:lang="de">Stefan Kapferer</span>, le PDG de l’entreprise énergétique ukrainienne DTEK, <span dir="ltr" xml:lang="uk">Maksym Timtchenko</span>, ainsi que la présidente de l’ONG ukrainienne DiXi Group,<span dir="ltr" xml:lang="uk"> Olena Pavlenko</span>.</p>
 <p>Plus tard dans la journée, des échanges auront lieu sur la protection des infrastructures critiques, la reconstruction rapide d’un système de production d’énergie décentralisé et efficace, la poursuite du soutien international à l’économie énergétique ukrainienne et des formats existants tels que le Groupe de coordination du G7+ pour l’énergie et le Fonds de soutien à l’Ukraine dans le domaine de l’énergie.</p>
 <blockquote class="info-box">
  <p>Des informations mises à jour quotidiennement sont disponibles au lieu suivant&nbsp;:&nbsp;<a href="https://energysecurity-ukraine.org/"><strong>https://energysecurity-ukraine.org</strong></a><span class="underline">.</span></p>
 </blockquote>
 <p>&nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Tue, 19 May 2026 18:30:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2772806-2772806</guid></item><item><title>Déclaration de la ministre adjointe Serap Güler avant son départ pour la Côte d’Ivoire et le Togo</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2771376-2771376</link><description><![CDATA[<div>
 <p>Avant son départ pour la Côte d’Ivoire et le Togo, la ministre adjointe <span dir="ltr" xml:lang="tr">Serap Güler</span> a déclaré aujourd’hui (le 10 mai 2026) :</p>
 <blockquote>
  <p>Pour l’Allemagne et l’Europe, l’Afrique occidentale est une région qui revêt une importance particulière. Les développements en Afrique occidentale nous touchent aussi directement en Europe. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons encore intensifier et renforcer les relations avec nos partenaires dans la région. La Côte d’Ivoire et le Togo sont deux pays clés pour nous.
   <br>
   Aujourd’hui déjà, la Côte d’Ivoire est l’un de nos principaux partenaires commerciaux sur le continent africain. À Abidjan et Lomé, j’œuvrerai avec des représentantes et représentants des domaines politique et économique pour exploiter plus avant le potentiel en matière de croissance et de commerce dans notre intérêt mutuel.</p>
  <p>Nous discutons également très concrètement avec nos partenaires d’Afrique de l’Ouest de nos défis communs. Non seulement le terrorisme et l’instabilité en provenance du Sahel menacent de manière tout à fait directe la Côte d’Ivoire et le Togo voisins, mais le terrorisme international ainsi que la guerre et les conflits dans la région touchent aussi notre sécurité en Europe. C’est pourquoi nous souhaitons coopérer encore plus étroitement afin d’empêcher les groupes terroristes de se déployer jusqu’aux pays riverains du golfe de Guinée ainsi que de lutter contre les causes structurelles de la violence et de l’extrémisme.</p>
  <p>Outre l’économie et la sécurité, nous souhaitons faire avancer de nombreux autres domaines de coopération avec cette région dynamique. Au-delà des gouvernements, il m’importe ainsi grandement de rencontrer dans les deux pays également des représentantes et représentants de la société civile ainsi que des jeunes. Cette région a la population la plus jeune et à la croissance la plus rapide au monde. C’est également une incroyable opportunité pour l’Allemagne. En Côte d’Ivoire, j’échangerai avec des travailleuses et travailleurs qualifiés qui se préparent à un séjour en Allemagne auprès du Goethe-Institut d’Abidjan. Au Togo, nous souhaitons continuer de faire avancer ensemble la vaste analyse critique du passé colonial allemand. Nous reconnaissons notre responsabilité historique qui naît de ces sombres chapitres de l’histoire. Nous ne pouvons pas effacer les atrocités commises en Afrique pendant l’ère coloniale allemande, mais en appelant les injustices par leur nom et en les reconnaissant, nous pouvons créer des relations de confiance et construire ensemble un avenir meilleur.</p>
  <p>Aujourd’hui déjà, nous – le gouvernement fédéral allemand – faisons preuve d’un vaste engagement en Afrique occidentale : de l’économie au commerce en passant par la politique de sécurité et la coopération au développement, jusqu’aux échanges scientifiques et culturels. À l’échelle internationale aussi, nous travaillons étroitement ensemble, notamment au sein des Nations Unies où nous nous engageons en faveur de sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité. C’est également la raison pour laquelle l’Allemagne se porte candidate pour l’un des sièges non-permanents au Conseil de sécurité de l’ONU. Nous souhaitons œuvrer conjointement avec les États africains à façonner l’avenir de l’ordre international. Cet engagement conjoint est aujourd’hui plus important que jamais.</p>
 </blockquote>
 <h3>Contexte</h3>
 <p>Du 10 au 13 mai, la ministre adjointe aux Affaires étrangères<span dir="ltr" xml:lang="tr"> Serap Güler </span>se rend à Abidjan en Côte d’Ivoire et à Lomé au Togo. Dans les deux pays sont prévus des entretiens avec des ministres ainsi qu’avec ses homologues, les ministres adjoints. En Côte d’Ivoire, la ministre adjointe visitera aussi notamment l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme que soutient l’Allemagne et elle échangera avec de jeunes travailleuses et travailleurs qualifiés. À Lomé, elle visitera l’un des plus importants ports en eau profonde d’Afrique. La ministre adjointe rencontrera par ailleurs dans les deux pays des représentantes et représentants du monde économique et de la société civile.
  <br>
  &nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Sun, 10 May 2026 18:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2771376-2771376</guid></item><item><title>Le programme nucléaire iranien</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2770958-2770958</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2770956"><div>
 <h2>Contexte et histoire</h2>
 <p>Le programme nucléaire iranien suscite depuis des années des doutes au sein de la communauté internationale. C’est la raison pour laquelle le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté dès 2006 des mesures restrictives pour l’Iran et établi des sanctions.</p>
 <p>En essayant de trouver une solution au programme nucléaire iranien par la voie des négociations, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Russie, la Chine et l’Iran ont signé en juillet&nbsp;2015 le «&nbsp;Plan d’action global commun&nbsp;» (PAGC ou <span>JCPoA en anglais pour «&nbsp;</span><span dir="ltr" xml:lang="en">Joint Comprehensive Plan of Action</span><span>&nbsp;»</span>). L’Iran s’y engageait à restreindre fortement son programme nucléaire. En échange, les sanctions devaient être allégées.</p>
 <p>Les États-Unis ont quitté ce plan d’action en 2018. Depuis&nbsp;2019, l’Iran a dérogé petit à petit à ses engagements nucléaires au titre du PAGC et augmenté l’enrichissement d’uranium jusqu’à un enrichissement à hauteur de 60&nbsp;%. Dans le même temps, l’Iran a restreint la transparence de son programme nucléaire en limitant l’accès des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).</p>
 <p>Cela renforce les doutes considérables fondés sur la question de savoir si le programme nucléaire iranien sert exclusivement à des fins civiles. Certaines activités n’ont pas d’explication plausible. Ainsi, parmi les États du Traité sur la Non-Prolifération des Armes Nucléaires, l’Iran est le seul État non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium à un tel niveau.</p>
 <h2>Déclenchement du mécanisme «&nbsp;snapback&nbsp;» de retour aux sanctions</h2>
 <p>L’Iran ayant violé ses engagements au titre du PAGC pendant de nombreuses années, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont déclenché en août&nbsp;2025 le mécanisme «&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="en">snapback&nbsp;</span>» prévu dans le plan d’action. De ce fait, les anciennes résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sont de nouveau entrées en vigueur, rétablissant notamment une interdiction totale d’enrichir de l’uranium ainsi qu’un contrôle rigoureux par l’AIEA.</p>
 <p>Même après le déclenchement du mécanisme «&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="en">snapback&nbsp;</span>», l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni continuent de s’engager en faveur d’une solution diplomatique afin d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. La volonté de l’Iran d’atteindre une solution par la négociation est le facteur décisif.</p>
 <h2>Les violations du Traité sur la non-prolifération par l’Iran</h2>
 <p>En plus de violer le PAGC, l’Iran déroge également à ses obligations juridiques découlant du Traité sur la Non-Prolifération des Armes Nucléaires de 1970. Ce traité lutte contre la prolifération des armes nucléaires en obligeant les États non dotés de l’arme nucléaire à y renoncer ainsi qu’en plaçant leurs installations nucléaires sous contrôle international.</p>
 <p>Depuis juin&nbsp;2025, l’Iran n’autorise plus d’inspections de ses installations critiques en matière de prolifération à Natanz, Ispahan et Fordou et ne se conforme plus à ses obligations de remettre des rapports en vertu du Traité sur la non-prolifération.</p>
 <p>Le fait que l’emplacement d’environ 440&nbsp;kg d’uranium hautement enrichi demeure incertain est particulièrement préoccupant. Ce matériel pourrait en théorie, en étant encore davantage enrichi en uranium, suffire à produire dix&nbsp;armes nucléaires.</p>
 <blockquote class="info-box">
  <p><strong>Attaques potentielles sur des installations nucléaires iraniennes lors d’offensives aériennes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran</strong></p>
  <p>Sur la base d’images satellites, étant donné que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’est pas actuellement présente en Iran, son directeur général a constaté qu’une attaque avait eu lieu au niveau des bâtiments à l’entrée du site de Natanz dans le cadre des combats du mois de mars.</p>
  <p>La nature exacte des dommages n’est pas connue. Aucune information n’existe par ailleurs actuellement au sujet de frappes ayant éventuellement touché d’autres installations. L’AIEA n’a pour l’heure relevé aucune hausse de radioactivité.</p>
 </blockquote>
 <h2>Pour plus d’informations sur le PAGC</h2>
 <ul class="rte--list">
  <li><a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/sanctions/iran/jcpoa-restrictive-measures/" target="_blank" rel="noopener"><span><strong>Commission européenne</strong></span></a></li>
  <li><a href="http://www.bafa.de/DE/Aussenwirtschaft/Ausfuhrkontrolle/Embargos/Iran/iran_node.html" target="_blank" rel="noopener" title="Bundesamt für Wirtschaft und Ausfuhrkontrolle (Office fédéral de l’économie et du contrôle d’exportation) [en allemand]"><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Bundesamt für Wirtschaft und Ausfuhrkontrolle</strong></span></a>
   <br>
   (Office fédéral de l’économie et du contrôle d’exportation) [en allemand]</li>
  <li><a href="https://www.eeas.europa.eu/eeas/iran-and-eu-0_en" target="_blank" rel="noopener"><span><strong>Service européen pour l’action extérieure</strong></span></a> [en anglais]</li>
 </ul>
 <p>&nbsp;</p>
</div>]]></description><pubDate>Fri, 08 May 2026 16:27:09 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2770958-2770958</guid></item><item><title>Discours du ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul lors de la XIIIe Conférence d’Adenauer : « Façonner l’avenir de l’Europe avec courage »</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2772714-2772714</link><description><![CDATA[<div>
 <p>Le charbon et l’acier, voilà deux&nbsp;matières premières qui ont pendant des centaines d’années été à la fois l’élément déclencheur et le fondement de la guerre en Europe.</p>
 <p>En 1950, ils furent à la base de l’un des projets de paix les plus réussis de l’histoire de l’humanité.</p>
 <p>Le 9&nbsp;mai y est dédié&nbsp;: la journée de l’Europe, où le projet européen fut lancé en 1950 avec la déclaration Schuman.</p>
 <p>Un peu moins d’un an plus tard, il y a 75&nbsp;ans, <span dir="ltr" xml:lang="de">Konrad Adenauer</span>, Robert Schuman, <span dir="ltr" xml:lang="it">Carlo Sforza</span> et leurs collègues des États du Benelux signèrent à Paris le traité fondant la Communauté européenne du charbon et de l’acier, qui marqua le début d’une nouvelle Europe commune.</p>
 <p><span dir="ltr" xml:lang="de">Konrad Adenauer</span> reconnut immédiatement l’opportunité historique que cela représentait pour la jeune République fédérale d’Allemagne&nbsp;: cela rendait possible une attache durable de la partie libre de l’Allemagne à l’Occident, lui permettant ainsi d’agir sur un pied d’égalité dans une nouvelle Europe.</p>
 <p>L’économie a fait grandir l’Europe et lui a donné sa capacité à agir. Ce principe valait autant hier qu’il ne vaut aujourd’hui.</p>
 <p>Mais l’époque où le charbon et l’acier constituaient l’épine dorsale de l’économie européenne est révolue.</p>
 <p>75&nbsp;ans plus tard, ils ont été remplacés par le dysprosium, le samarium et le lithium&nbsp;; des matières premières essentielles, des terres rares. Elles sont aujourd’hui indispensables pour notre socle industriel.</p>
 <p>Mais&nbsp;: elles ne se trouvent pas aux mains de l’Europe.</p>
 <p>L’Europe couvre près de 97&nbsp;% de ses besoins en terres rares lourdes auprès de la Chine.</p>
 <p>En 25&nbsp;ans, la Chine a augmenté sa part de la production industrielle mondiale de 6 à 30&nbsp;pour cent. Dans le même temps, la part de l’Union européenne a baissé, passant de 19 à 15&nbsp;pour cent. En 2025, nous avons ainsi perdu plus de 300&nbsp;emplois dans l’industrie en Allemagne. Par jour&nbsp;! L’année dernière.</p>
 <p>Cette politique commerciale et industrielle chinoise bouleverse grandement les marchés internationaux.</p>
 <p>Et cette approche se renforcera encore&nbsp;: avec son nouveau plan quinquennal, la Chine concrétise ses ambitions de devenir la première puissance économique mondiale.</p>
 <p>Mais comme si cela ne suffisait pas&nbsp;:</p>
 <p>Les exportations européennes vers d’autres marchés, notamment vers les États-Unis, s’effondrent en parallèle. Nous ne sommes pas encore à la hauteur des évolutions dans le domaine de l’IA et de l’économie numérique&nbsp;: les marchés de capitaux européens sont trop petits et fragmentés pour promouvoir suffisamment les technologies d’avenir.</p>
 <p>Nous sommes confrontés en parallèle à de graves crises en matière de politique de sécurité, car nous faisons actuellement face à deux&nbsp;guerres&nbsp;:</p>
 <p>L’Ukraine s’affirme déjà pour la cinquième année de suite contre la guerre d’agression russe contraire au droit international. Nous continuons de la soutenir dans son combat pour se défendre en lui fournissant des ressources économiques et militaires considérables. Car c’est aussi notre liberté qu’elle défend. La liberté de l’Europe.</p>
 <p>Et depuis fin février, la guerre dans le Golfe nous en demande beaucoup sur le plan politique, économique voire peut-être militaire à l’avenir. Même si nous ne sommes pas partie prenante, cette guerre touche directement nos intérêts européens. Elle reflète un ordre mondial qui est repensé et qui se transforme.</p>
 <p>La relation transatlantique en fait d’ailleurs aussi partie. Les États-Unis expriment aujourd’hui beaucoup plus clairement la manière dont ils poursuivent et priorisent leurs intérêts. Dans le même temps, les Américains considèrent que l’alliance transatlantique reste une alliance qui sert aussi leurs intérêts. Qui doit les servir.</p>
 <p>Nous pouvons et nous devons façonner cette transition en tant qu’Européens. Le potentiel que cela recèle est énorme et la prémisse est claire&nbsp;: elle repose sur l’unité et l’entente européennes.</p>
 <p>Car seul le poids que les Européens apportent ensemble, en tant qu’Union, nous permet de trouver des réponses efficaces, puissantes et performantes aux grandes questions de notre temps.</p>
 <p>Nous disposons des ressources nécessaires. Utilisons-les&nbsp;!</p>
 <p>Le marché intérieur est l’un des trois plus grands marchés au monde. Il peut nous accorder le poids nécessaire pour affronter les économies américaine et chinoise sur un pied d’égalité. Mais nous devons tout d’abord utiliser pleinement son potentiel&nbsp;!</p>
 <p>Par exemple, des<span dir="ltr" xml:lang="en"> start-up</span> fondées en Allemagne ou en Lituanie doivent pouvoir aussi faire des affaires en Estonie ou en Italie sans entraves juridiques. Elles doivent obtenir en Europe le soutien financier dont elles ont besoin pour conquérir le marché mondial.</p>
 <p>Car les brillantes idées sont nombreuses en Europe, mais elles émigrent malheureusement trop souvent.</p>
 <p>La Commission fait avancer un plan ambitieux en ce qui concerne le marché intérieur, ce qui le renforcera encore. Le projet de marché européen des équipements de défense pourrait largement favoriser la coopération en matière de planification, de développement et d’achat en Europe. Il pourrait accélérer le développement et l’achat de capacités&nbsp;– des aspects existentiels pour nous&nbsp;– et abaisser les coûts.</p>
 <p>Le coup d’envoi a bien entendu été donné&nbsp;: pensez donc aux trains de mesures omnibus, au prêt de 90&nbsp;milliards d’euros pour l’Ukraine, à l’instrument SAFE (Agir pour la sécurité de l’Europe) consacré aux investissements dans l’acquisition conjointe ou encore au programme pour l’industrie européenne de la défense qui permet de combler des lacunes critiques en matière de capacités militaires. Personne n’aurait pu imaginer tout cela il y a encore quelques années.</p>
 <p>En ce qui concerne la dominance technologique, l’UE est toutefois nettement retombée derrière les États-Unis et la Chine au cours des dernières années. L’UE s’attachera à lutter contre cette tendance à travers sa boussole pour la compétitivité et notre potentiel d’innovation considérable. En résumé&nbsp;: les brevets européens doivent se traduire par des entreprises européennes.</p>
 <p>L’objectif est de renforcer le rôle d’acteur géoéconomique de l’UE. Nous le faisons en tant que partenaire commercial fiable qui respecte l’ordre international fondé sur des règles.</p>
 <p>C’est une stratégie payante&nbsp;: l’accord commercial avec nos partenaires du MERCOSUR est entré en vigueur le 1<sup>er</sup>&nbsp;mai et la conclusion de l’accord avec l’Inde revêt une importance stratégique afin de renforcer les liens entre nos économies. Aucun autre acteur n’a pour l’instant été en mesure d’obtenir une libéralisation des marchés avec l’Inde telle que l’a négociée l’UE. L’accord avec le Mexique devrait être signé dans quelques semaines.</p>
 <p>Ces succès reposent aussi sur le fait que nos partenaires commerciaux&nbsp;– tout comme nous&nbsp;– réduisent leurs relations de dépendance et souhaitent rendre leurs chaînes d’approvisionnement plus durables et résilientes. Nous saisirons ces opportunités pour conquérir de nouveaux marchés.</p>
 <p>Mesdames, Messieurs,</p>
 <p>Aujourd’hui, notre regard se tourne justement vers le détroit d’Ormuz. Et nous voyons aussi ailleurs combien la diversification est importante&nbsp;!</p>
 <p>Oui, nous sommes fiables et constants. Mais nous devons aussi gagner en souplesse, en flexibilité et en innovation. L’Union européenne doit pour cela s’adapter à la réalité. Elle doit se transformer, et ce en profondeur.</p>
 <p>Tout comme <span dir="ltr" xml:lang="de">Konrad Adenauer</span> et Robert Schuman surent à l’époque chercher et trouver des réponses au nouvel ordre mondial&nbsp;– avec conviction et courage. Nous souhaitons renouer avec ce courage. Car nous, les Européens, avons les clés en main.</p>
 <p>J’aimerais développer six&nbsp;points en particulier.</p>
 <p>Premièrement, nous souhaitons obtenir plus de résultats à Bruxelles grâce à la «&nbsp;coopération renforcée&nbsp;». Cela signifie que dans les domaines politiques où il apparaît improbable que les 27&nbsp;États membres progressent ensemble, un groupe de pays plus restreint avance sur les sujets en question.</p>
 <p>Et nous mettrons en œuvre les mesures nécessaires au sein de ce petit groupe de manière «&nbsp;européenne&nbsp;», sans que tous aient besoin d’y participer directement.</p>
 <p>L’expérience a montré que d’autres États les rejoignaient ensuite. Il s’agirait là du scénario idéal.</p>
 <p>Nous souhaitons également étendre ce principe à la politique extérieure et de sécurité commune. L’unanimité reste pour l’instant nécessaire à la coopération renforcée.</p>
 <p>Je propose que les États qui ne veulent pas&nbsp;– ou peut-être aussi qui ne peuvent pas&nbsp;– participer se tiennent tout d’abord à l’écart, sans entraver ceux qui souhaitent avancer.</p>
 <p>Il devrait aussi être plus facile pour un groupe d’États d’aller de l’avant dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité commune.</p>
 <p>Il va sans dire que nous continuerons d’essayer d’agir d’un commun accord des 27, car c’est précisément l’une des forces de l’UE. Il est toutefois important que l’UE soit justement capable d’avancer de manière pragmatique lorsque les 27&nbsp;États membres ne sont pas tous d’accord à 100&nbsp;pour cent.</p>
 <p>Les blocages, notamment ces derniers mois et ces dernières années, qui ont parfois mené à la prise en otage de l’UE par des intérêts nationaux ou n’ayant aucun rapport, sont bien connus.</p>
 <p>Nous avons pu encore l’observer jusqu’à la semaine dernière en ce qui concerne le déblocage de fonds&nbsp;: il suffit de quelques pays voire même d’un seul pour bloquer l’action de tous.</p>
 <p>Je le dis très clairement&nbsp;: dans le secteur de la sécurité, le principe de l’unanimité risque de nous mettre face à un danger existentiel. Car il est question de vie ou de mort&nbsp;! Nous le voyons chaque jour en Ukraine.</p>
 <p>En matière de politique étrangère et de sécurité commune, l’Europe échoue fréquemment à cause d’une architecture désuète. On reproche souvent à tort aux conservateurs de s’entêter à ne pas vouloir changer les choses. Ce n’est pas le cas de ma politique étrangère.</p>
 <p>La diplomatie conservatrice se fonde sur les intérêts du pays. Elle transforme ce qui doit changer dans un monde en mouvement afin de protéger les acquis de la civilisation.</p>
 <p>Cela m’amène à mon deuxième point&nbsp;: les décisions prises à la majorité qualifiée.</p>
 <p>L’Allemagne veut changer et faire bouger des choses dans l’UE. Bruxelles doit pour cela accélérer la cadence, notamment en matière de politique étrangère et de sécurité commune.</p>
 <p>Le principal levier à cet effet repose sur une prise de décision plus rapide grâce à la majorité qualifiée. Nous n’abandonnerons pas les efforts entrepris pour aboutir à un consensus, mais les choses seront largement facilitées en éliminant les possibilités de blocage. Notre objectif reste de parvenir à la plus grande unité possible parmi les 27. Mais la voie qui mène à cet objectif ne repose pas sur le plus petit dénominateur commun. Elle passe par le courage de franchir la première étape.</p>
 <p>«&nbsp;Le mot en Q&nbsp;», comme la haute représentante a récemment périphrasé la majorité qualifiée, recèle le potentiel de rendre l’UE opérationnelle là où elle est actuellement encore bloquée.</p>
 <p>Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à vouloir le changement&nbsp;: emmenés par l’Allemagne, douze&nbsp;États membres se sont déjà réunis pour mettre ce changement en œuvre.</p>
 <p>Et nous allons pour ce faire nous rapprocher de l’ensemble des États membres, y compris de ceux qui sont encore sceptiques.</p>
 <p>J’aimerais être absolument clair sur un point&nbsp;: c’est à nous qui prenons les décisions au sein de l’Union européenne d’utiliser cet outil de prise de décision rapide. Le cadre juridique existe&nbsp;; les traités de l’UE prévoient déjà cette possibilité. Dans le domaine de la défense, nous avons pu démontrer que cela fonctionnait avec la coopération structurée permanente (CSP). Un groupe de pays de l’UE a pris les devants à l’époque et établi un instrument performant pour l’action commune.</p>
 <p>Nous devons ici toujours nous poser la question&nbsp;: à quoi sert véritablement le principe de l’unanimité&nbsp;? Il fut introduit au départ afin de garantir la souveraineté nationale dans le domaine clé le plus sensible&nbsp;: la politique extérieure et de défense. Mais que reste-t-il de cette souveraineté nationale si elle peut être bloquée par un seul État membre&nbsp;? Rien. Elle finit dans le vide.</p>
 <p>Il doit ici également être question d’un changement de mentalité. Si en tant qu’État membre, je ne suis pas d’accord avec une proposition, dans une communauté de&nbsp;27 la réponse ne peut être&nbsp;: «&nbsp;dans ce cas, je la bloque tout simplement&nbsp;».</p>
 <p>Dans ce cas, il est alors opportun de rechercher activement la solution qui convient le mieux.</p>
 <p>Troisièmement, un profil diplomatique clair pour l’UE. Nous devons pouvoir prendre rapidement des décisions suivies de résultats concrets en Europe.</p>
 <p>La présidente de la Commission, le président du Conseil européen, la haute représentante ainsi que les nombreux commissaires compétents font actuellement un excellent travail à cet égard.</p>
 <p>Les compétences en matière de politique étrangère et de sécurité doivent dans le même temps être clairement définies et regroupées à Bruxelles.</p>
 <p>Le Service européen pour l’action extérieure doit ainsi travailler étroitement avec la Commission, car c’est elle qui dispose des ressources qui façonnent la politique étrangère aujourd’hui, comme le commerce, le développement, la politique de voisinage, l’énergie, le climat et la mise en application des sanctions. Une sécurité interconnectée requiert une action interconnectée.</p>
 <p>Y sommes-nous suffisamment préparés au sein d’une Union européenne qui doit se faire sa place dans le monde d’une toute autre manière qu’il y a encore 10, 15 ou 20&nbsp;ans&nbsp;? Qui y croit vraiment&nbsp;?</p>
 <p>Notre objectif est de rendre l’action extérieure de l’Europe plus cohérente, plus puissante et plus stratégique.</p>
 <p>L’UE n’est pas une unité statique. Regardons quel chemin nous avons justement parcouru ces dernières années&nbsp;: de la bataille diplomatique autour de la boussole stratégique en tant qu’analyse conjointe des menaces jusqu’à la coordination concrète de vastes livraisons européennes d’armes à l’Ukraine, en passant par le financement de projets d’armement des États membres. Beaucoup de choses ont bougé au sein de l’UE. Elle a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’elle était capable d’innover, ce que beaucoup dénient. Tout cela s’est fait en quelques années seulement. Parce que c’était nécessaire.</p>
 <p>Quatrièmement, l’état de droit.</p>
 <p>Au milieu de tous les efforts entrepris pour évoluer, nous devons aussi faire une pause et nous observer nous-mêmes, examiner l’état de notre Union. Porter notre regard sur les membres qui violent consciemment les valeurs de l’Union. Car l’état de droit est l’une des valeurs les plus nobles dont nous disposons en tant qu’Européens. Il façonne aussi notre image dans le monde.</p>
 <p>Nous voulons donc concrètement renforcer l’état de droit&nbsp;: dans le cadre des négociations du prochain cadre financier pluriannuel mais aussi en consolidant l’article&nbsp;7 du TUE. Nous nous engageons en faveur d’une évolution du mécanisme de conditionnalité. Les fonds de l’UE ne doivent pas être octroyés à ceux qui violent nos valeurs communes.</p>
 <p>Mesdames, Messieurs,</p>
 <p>Cinquièmement, la capacité à agir signifie que les institutions continuent de fonctionner, même si l’Union s’agrandit. Et elle doit s’agrandir.</p>
 <p>Mais une Union à 33, 34 ou 35&nbsp;États membres ne peut pas continuer d’œuvrer tout simplement d’une manière conçue pour un groupe de pays bien plus petit.</p>
 <p>Aurons-nous à l’avenir 35&nbsp;commissaires&nbsp;? Je ne pense pas que cela soit une bonne idée.</p>
 <p>Les traités prévoient déjà une meilleure solution. Une Commission restreinte qui ne comprenne que deux&nbsp;tiers du nombre d’États membres.</p>
 <p>Et cela vaut aussi pour le Parlement européen. Nous voyons déjà à l’échelle nationale quels défis naissent d’un parlement surdimensionné.</p>
 <p>Nous voulons donc adapter la constitution du Parlement européen ainsi que le nombre de commissaires aux besoins d’une Union élargie. Des décisions du Conseil européen sont nécessaires à cet effet. C’est également un sujet que nous devons aborder.</p>
 <p>Car nous voulons une UE élargie, mais elle doit aussi fonctionner en étant plus grande. Et je comprends la grande frustration engendrée par des procédures d’adhésion qui durent longtemps. Mais, d’une part, nous voulons intégrer les nouveaux membres dans une alliance puissante et, d’autre part, les pays candidats doivent se transformer de manière durable. L’élargissement est un processus transformateur.</p>
 <p>Ce qui m’amène à mon sixième point&nbsp;: le processus d’élargissement.</p>
 <p>Je suggère de structurer à l’avenir la voie vers l’adhésion de nouveaux membres sous forme d’un processus progressif.</p>
 <p>Une possibilité serait le renforcement de l’intégration graduelle, en passant par des étapes préliminaires jusqu’à l’adhésion à part entière. Un tel mécanisme permettrait aussi de répondre aux réserves de certains États membres quant à des adhésions à part entière précoces. À l’avenir, les traités d’adhésion pourraient également contenir des clauses conditionnant l’octroi de fonds, ce qui renforcerait encore le principe de coopération loyale.</p>
 <p>Je tiens toutefois ici à être clair&nbsp;: notre crédibilité passe aussi par l’élargissement. Nous avons ainsi offert une perspective d’adhésion à l’Europe à la population des Balkans occidentaux il y plusieurs dizaines d’années. Nous leurs devons des résultats. Il nous faut pour cela enfin réaliser des progrès concrets avec les pays disposés à entreprendre des réformes. Et il est évident qu’un élargissement à l’Islande et à la Norvège serait plus que bienvenu.</p>
 <p>Je souhaite par ces six&nbsp;propositions essayer de rendre notre Union européenne plus résiliente et de renforcer sa capacité à agir.</p>
 <p>Mesdames, Messieurs,</p>
 <p>On peut lire dans la déclaration Schuman&nbsp;: «&nbsp;La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.&nbsp;»</p>
 <p>Compte tenu des crises de notre époque ainsi que des menaces existentielles qui se dressent devant nous, notre effort créateur ne saurait résider que dans une coopération renforcée en Europe.</p>
 <p>Et nous devons tous être conscients que c’est nous qui écrivons l’avenir de notre nation et que nous le faisons aussi à Bruxelles.</p>
 <p>Car la clé d’un avenir allemand en sécurité, d’un avenir de prospérité, d’un avenir en liberté réside dans l’Europe.</p>
 <p>Et c’est une réalité depuis plus de 75&nbsp;ans.</p>
 <p>Où serions-nous aujourd’hui sans le courage des pères fondateurs de l’Europe&nbsp;?</p>
 <p>Cela doit être pour nous à la fois source d’inspiration et devoir.</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 06 May 2026 19:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2772714-2772714</guid></item><item><title>Discours du ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul à l’occasion de la Journée de l’Afrique 2026</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2770942-2770942</link><description><![CDATA[<div>
 <p>Lorsque le gouvernement fédéral a signé son accord de coalition il y a exactement un&nbsp;an, nous étions d’accord pour mettre l’importance mondiale de l’Afrique au cœur de notre politique étrangère.</p>
 <p>Ma mission était alors claire&nbsp;: j’allais devoir renforcer nos relations.</p>
 <p>Au cours des deux&nbsp;premières semaines de mes fonctions, j’ai donc rencontré et échangé avec presque la moitié de vos ministres des Affaires étrangères.&nbsp;Ce faisant, j’ai très vite réalisé que nous avions non seulement besoin d’une politique africaine, mais aussi de plusieurs politiques africaines.</p>
 <p>Nous croyons fermement en les aspirations de l’Afrique à s’affirmer avec unité et force face aux turbulences géopolitiques de notre époque, c’est pourquoi nous avons toujours soutenu et que nous continuerons de soutenir l’Union africaine.</p>
 <p>Une politique africaine réussie est en effet indispensable pour la politique étrangère et de sécurité allemande et européenne.</p>
 <p>En outre, nous avons besoin de plusieurs politiques africaines, car chacun de vos 54&nbsp;pays africains est unique.</p>
 <p>Chacun est lié à l’Allemagne par un partenariat individuel qui mérite une attention particulière.</p>
 <p>C’est devenu également évident au mois d’avril, lorsque nous avons célébré pour ainsi dire un «&nbsp;mois africain&nbsp;» en Allemagne.</p>
 <p>Nous avons célébré, ici à Berlin, le 30<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de la Commission binationale avec l’Afrique du Sud. Aux côtés de l’Union africaine et d’autres partenaires, nous avons organisé la Conférence internationale pour le Soudan. Le chancelier fédéral Friedrich Merz et moi-même avons rencontré le président de la Commission de l’Union africaine. La semaine dernière à <span dir="ltr" xml:lang="en">New&nbsp;York,</span> j’ai rencontré des représentantes et représentants permanents du Groupe d’États africains.</p>
 <p>Et je suis rentré, il y a seulement quelques jours, de ma première&nbsp;visite au Maroc. Mes jambes sont encore un peu endolories en raison d’un match de foot contre de jeunes espoirs féminins du Maroc, où la question n’était très clairement pas de savoir qui allait l’emporter. J’ai néanmoins de nouveau réalisé qu’en tant que ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, on est toujours également un diplomate du football.</p>
 <p>Mais mon travail n’englobe bien évidemment pas que cela.</p>
 <p>Dès le début de notre mandat, la ministre adjointe <span dir="ltr" xml:lang="tr">Serap Güler</span> et moi avions décidé que l’Afrique allait être l’une de ses priorités majeures. C’est la raison pour laquelle elle est la première responsable politique européenne à s’être rendue au Soudan depuis le début de la guerre. La ministre adjointe <span dir="ltr" xml:lang="tr">Güler </span>et moi-même voulons œuvrer pour mettre fin à cette guerre épouvantable et pour soutenir au mieux la population soudanaise.</p>
 <p>C’est une réussite prometteuse qu’à la suite de la Conférence pour le Soudan, nous ayons finalisé une déclaration politique, les «&nbsp;Principes de Berlin&nbsp;», qui a été signée par tous les acteurs régionaux ayant de l’influence sur les parties en conflit.</p>
 <p>La semaine passée, j’ai eu l’honneur de parler devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Lorsque nous avons abordé le sujet de la sûreté maritime, nous avons discuté des répercussions de la guerre en Iran. Des répercussions que nous ressentons tous dans nos pays respectifs.</p>
 <p>Les répercussions du blocage du détroit d’Ormuz sur l’économie mondiale. Les répercussions de la pénurie de pétrole et d’engrais, qui pourraient avoir des conséquences désastreuses sur les régions d’ores et déjà menacées partout dans le monde.</p>
 <p>Nous sommes convaincus qu’une coopération de la communauté internationale est plus que jamais nécessaire afin d’atténuer les conséquences de la guerre.</p>
 <p>Soyez-en assurés&nbsp;: l’Allemagne continuera de défendre les intérêts africains à l’échelle internationale.</p>
 <p>Car nous misons sur la coopération plutôt que sur la confrontation, un principe qui est d’autant plus essentiel qu’il peut paraître quasi désuet dans le monde actuel.</p>
 <p>C’est l’impression durable que j’ai eue la semaine dernière à New&nbsp;York, où j’ai rencontré des représentantes et représentants de nombre de vos pays.</p>
 <p>Je m’étais rendu sur place afin de plaider en faveur de la candidature de l’Allemagne à un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies.</p>
 <p>Pour certains, cela peut sembler contradictoire que, précisément en une période où l’on parle beaucoup de l’érosion de l’ordre international fondé sur des règles, l’Allemagne œuvre pour un engagement plus fort aux Nations Unies.</p>
 <p>Or cela ne constitue pas une contradiction, mais plutôt une nécessité.</p>
 <p>En effet, ce qui est inquiétant avec cette érosion, ce n’est pas uniquement le fait qu’elle ait lieu, mais également qu’elle reflète une vérité sous-jacente&nbsp;: l’ordre international fondé sur des règles au sein de l’ONU ne tient pas suffisamment compte de la réalité géopolitique actuelle. À mes yeux, cela constitue l’un des points essentiels.</p>
 <p>C’est l’une des raisons pour lesquelles, lors de ma visite à Addis-Abeba au mois de janvier, le président de la Commission de l’Union africaine, M.&nbsp;<span dir="rtl" xml:lang="ar">Mahmoud Ali Youssouf</span>, et moi-même avons convenu d’un dialogue stratégique. Nous souhaitons utiliser ce dialogue pour discuter de sujets de politique étrangère d’intérêt commun et importants.</p>
 <p>L’Afrique est un centre de gravitation et elle pèse sur les discussions à propos de la gouvernance mondiale.</p>
 <p>Et les institutions et États africains assumeront davantage de responsabilité à l’échelle mondiale.</p>
 <p>Nous soutenons les revendications africaines pour réformer la gouvernance mondiale.</p>
 <p>Un multilatéralisme moderne doit refléter la réalité d’aujourd’hui.</p>
 <p>Par conséquent, l’Allemagne s’est engagée pour que l’Union africaine devienne un membre à part entière du G20 et elle a soutenu le rôle de l’Afrique du Sud à la table du G20. Et c’est la raison pour laquelle, à New&nbsp;York, je me suis engagé activement pour deux&nbsp;sièges permanents et cinq&nbsp;sièges non permanents pour nos partenaires africains.</p>
 <p>Un ordre international légitime qui fonctionne pour tout le monde ne peut être juste que si tout le monde peut s’y retrouver, aussi bien avec ses obligations qu’avec ses droits.</p>
 <p>Environ 70&nbsp;% des thèmes de l’ordre du jour du Conseil de sécurité concernent l’Afrique, et d’ici à 2050, une&nbsp;personne sur cinq au monde viendra d’Afrique.</p>
 <p>Soutenir le «&nbsp;consensus d’Ezulwini&nbsp;» est une question de justice et de respect.</p>
 <p>Une Europe et une Afrique unies peuvent être un moteur&nbsp;: ensemble, nous représentons plus de 40&nbsp;% des voix de l’Assemblée générale de l’ONU.</p>
 <p>Cette unité s’est clairement manifestée lors du dernier sommet UE-UA à Luanda.</p>
 <p>C’est pourquoi il importe que nous travaillions ensemble, pour construire des partenariats au sein desquels nous sommes solidaires les uns des autres.</p>
 <p>Et pour relever les défis mondiaux qui ont des répercussions sur nos deux&nbsp;continents. Cela contribue également à renforcer notre partenariat économique avec vos pays.</p>
 <p>Nous avons un objectif clair&nbsp;: nous voulons stimuler le commerce, faire avancer les investissements et renforcer l’intégration régionale. Nous voulons une diversification des chaînes d’approvisionnement, de la valeur ajoutée locale, une coopération plus étroite dans le domaine des matières premières critiques et moins d’obstacles au commerce.</p>
 <p>Car nous sommes fermement convaincus qu’investir dans le libre-échange régional, c’est investir à long terme dans la paix et la sécurité.</p>
 <p>L’intégration régionale et la réduction des obstacles non tarifaires au commerce sont essentielles. Aussi l’Allemagne est-elle le plus grand donateur bilatéral pour la Zone de libre-échange continentale africaine et un soutien de longue date des communautés économiques régionales.</p>
 <p>Mesdames et Messieurs,</p>
 <p>Excellences,</p>
 <p>L’Allemagne est présente partout sur le continent africain. Nous promouvons les échanges à travers nos 45&nbsp;représentations à l’étranger, nos chambres de commerce à l’étranger, les <span dir="ltr" xml:lang="de">Goethe</span>-Instituts, la GIZ et la<span dir="ltr" xml:lang="de"> Deutsche Welle</span>, à travers des fondations et l’Office allemand d’échanges universitaires.</p>
 <p>Au début de mon discours, j’ai mentionné que le gouvernement fédéral mettait l’importance mondiale de l’Afrique au cœur de la politique étrangère allemande.</p>
 <p>Le fait que nous célébrions aujourd’hui avec vous cette Journée de l’Afrique et le 63<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire de l’Organisation de l’unité africaine donne donc presque l’impression que la boucle est bouclée.</p>
 <p>Je me réjouis particulièrement que nous organisions conjointement ces célébrations, ici au ministère fédéral des Affaires étrangères qui est non seulement le centre, mais aussi le cœur de notre politique étrangère et de nos politiques africaines.</p>
 <p>Je vous remercie.</p>
</div>]]></description><pubDate>Tue, 05 May 2026 18:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2770942-2770942</guid></item><item><title>Un pilier stratégique dans le sud de l’Europe : l’Allemagne investit dans son partenariat avec la Grèce</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2770450-2770450</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2770448"><div>
 <p>La Grèce est un partenaire stratégique de l’Allemagne et un partenaire étroit de l’UE. Dans le courant de l’été 2027, elle prendra la présidence du Conseil de l’UE. En ce qui concerne les méthodes de travail et l’orientation future de l’Union, précisément, beaucoup de sujets figureront ainsi à l’ordre du jour. Nous œuvrons ensemble pour que l’Europe soit sûre et forte et pour qu’elle reste un poids économique sur la scène internationale. Tels seront les principaux sujets qui seront évoqués lors des entretiens que mènera, aujourd’hui à Athènes, le ministre des Affaires étrangères<span dir="ltr" xml:lang="de"> Johann Wadephul</span> avec son homologue grec, <span dir="ltr" xml:lang="el">Giorgos Gerapetritis</span>, et le premier ministre hellène, <span dir="ltr" xml:lang="el">Kyriákos Mitsotákis</span>.</p>
 <p><strong>Avant son départ, le ministre </strong><span dir="ltr" xml:lang="de"><strong>Wadephul </strong></span><strong>a déclaré à ce propos&nbsp;:</strong></p>
 <blockquote>
  <p>La Grèce est pour nous un pilier stratégique dans le sud-est de l’Europe, un ami et partenaire proche au sein de l’Union européenne et de l’OTAN. Ma visite d’aujourd’hui à Athènes est un signal clair&nbsp;: l’Allemagne et la Grèce se rapprochent encore davantage&nbsp;–&nbsp;pour une Europe qui protège ses intérêts, qui défend ses valeurs et qui est capable d’agir dans un monde de plus en plus rude.</p>
 </blockquote>
 <h2>Rendre l’Europe plus sûre</h2>
 <p>Dans un monde où les crises abondent, nous devons préserver la sécurité de l’Europe. Nous nous y attelons non seulement dans le nord et l’est, où la menace posée par la Russie se ressent de manière particulièrement forte, mais nous le faisons aussi en pratiquant une dissuasion crédible sur le flanc sud-est de l’OTAN. L’Allemagne et la Grèce veulent à cet effet coopérer plus étroitement en Europe et au sein de l’OTAN, qu’il s’agisse de l’armement, des capacités de défense ou encore de la planification commune.</p>
 <p>L’Allemagne souhaite développer davantage sa coopération avec la Grèce en matière d’armement. Ainsi, le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>visitera également le chantier naval à <span dir="ltr" xml:lang="el">Skaramangás </span>près d’Athènes, qui est le leader mondial de la maintenance des sous-marins.</p>
 <h2>Bien préparer l’UE pour l’avenir</h2>
 <p>L’un des objectifs communs de la Grèce et de l’Allemagne consiste à bien préparer l’UE pour l’avenir. Pour ce faire, elles œuvrent conjointement à un budget de l’UE moderne pour la période 2028-2034, qui fixe des priorités claires et peut réagir rapidement aux nouvelles menaces. Le cadre financier pluriannuel de l’UE fixe toujours le budget pour sept&nbsp;ans. Tous les États membres de l’UE doivent l’approuver.</p>
 <h2>Resserrer davantage les liens économiques</h2>
 <p>Sur le plan économique aussi, les deux&nbsp;pays veulent encore se rapprocher davantage. Ces dernières années, l’économie grecque s’est développée de manière impressionnante, et elle continue d’enregistrer une croissance dynamique, un développement qui profite également aux entreprises allemandes. Le chef de la diplomatie allemande visitera aussi la jeune entreprise du numérique allemande <span dir="ltr" xml:lang="en">OroraTech </span>dont le siège est à Athènes et qui incarne de façon exemplaire la coopération économique et l’innovation germano-grecques. Grâce à des technologies satellites de pointe, l’entreprise met en place un système de surveillance des feux de forêts pour l’ensemble du territoire grec, tout en créant de l’emploi sur place.</p>
 <h2>Liens unissant l’Allemagne et la Grèce</h2>
 <p>L’amour des Allemands pour la Grèce comme destination de vacances&nbsp;–&nbsp;près de 6&nbsp;millions de vacanciers allemands ont visité la Grèce l’année dernière&nbsp;–&nbsp;n’est pas la seule chose qui unit les deux&nbsp;pays. Le Goethe-Institut d’Athènes est le plus vieil institut allemand à l’étranger au monde. De plus, l’Institut allemand d’archéologie, qui jouit d’une longue tradition, est actif depuis plus de 150&nbsp;ans en Grèce. Pour sa part plus récent, l’Office gréco-allemand pour la Jeunesse est lui aussi présent dans le pays. Depuis cinq&nbsp;ans, il rassemble de jeunes Allemands et Grecs afin qu’ils puissent vivre directement la coopération européenne à travers des programmes d’échange.</p>
</div>]]></description><pubDate>Mon, 04 May 2026 18:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2770450-2770450</guid></item><item><title>Économie et sécurité : le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul se rend au Maroc pour le dialogue stratégique</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2770036-2770036</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2770034"><div>
 <p>Nous vivons dans un monde où les crises s’enchaînent. C’est pourquoi il est si important d’avoir à ses côtés des partenaires forts tels que le Maroc, qui s’engagent pour la sécurité et la stabilité ainsi que pour un ordre international fondé sur des règles avec les Nations Unies en son centre. L’Allemagne et le Maroc entretiennent des relations diplomatiques depuis soixante-dix&nbsp;ans, et nous voulons encore renforcer et développer notre partenariat. À cet effet, le ministre des Affaires étrangères allemand, <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span>, va assister au dialogue stratégique qui a lieu tous les deux&nbsp;ans en Allemagne ou au Maroc. Il y rencontrera son homologue marocain, cette fois-ci à Rabat, la capitale marocaine.</p>
 <p>Avant son départ, le chef de la diplomatie allemande a déclaré à ce propos&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>Lors du dialogue stratégique, auquel je participerai avec mon homologue <span dir="rtl" xml:lang="ar">Nasser Bourita</span>, toute une série de dossiers internationaux figureront à l’ordre du jour. Le Maroc s’est déclaré disposé à contribuer à la mise en œuvre du plan en vingt&nbsp;points pour Gaza et à une force de sécurité internationale. Cela témoigne de son rôle stabilisateur dans la région, que nous apprécions grandement et sur lequel nous comptons. Avec le Maroc, nous partageons aussi l’objectif d’une stabilisation du Sahel afin d’endiguer les causes des crises et de l’exode dans la région.</p>
 </blockquote>
 <p>Cependant, le Maroc est non seulement un pôle de stabilité régional, mais également un véritable centre économique. Plus de 300&nbsp;entreprises allemandes y investissent. La population jeune et bien formée constitue un atout réel, en particulier pour les secteurs exigeants sur le plan technologique tels que le secteur automobile et l’aéronautique. Le chef de la diplomatie allemande visitera sur place une entreprise de sous-traitance automobile pour se faire une idée de la manière d’exploiter encore davantage l’énorme potentiel des relations économiques germano-marocaines. Pour ce faire, il sera également accompagné d’une délégation économique.</p>
 <p>Le ministre<span dir="ltr" xml:lang="de"> Johann Wadephul</span> a souligné&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>Le Maroc est d’ores et déjà notre deuxième&nbsp;partenaire commercial sur le continent africain. S’agissant de nos relations économiques, précisément, il existe encore un potentiel de croissance majeur, notamment en ce qui concerne les énergies renouvelables, les matières premières critiques et l’hydrogène. En outre, la main-d’œuvre qualifiée marocaine apporte un précieux soutien au secteur allemand de la santé et des soins.</p>
 </blockquote>
 <p>Autres sujets importants à l’ordre du jour du dialogue stratégique&nbsp;: la coopération dans les domaines de l’immigration de main-d’œuvre qualifiée et de la migration ainsi que la lutte contre la criminalité transnationale organisée et contre le terrorisme.</p>
 <p>Enfin, et non des moindres, il sera aussi question de football. En effet, les Marocains sont au moins aussi passionnés de football que les Allemands, et le pays entier attend déjà avec impatience la Coupe du monde de 2030, que le Maroc accueillera conjointement avec le Portugal et l’Espagne. Aux côtés de l’ambassadeur des sports <span dir="rtl" xml:lang="ar">Karim Bellarabi,</span> qui incarne de manière très particulière un trait d’union entre nos deux&nbsp;pays, M.&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>visitera un centre d’entraînement pour le recrutement de jeunes footballeurs talentueux.</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 29 Apr 2026 13:46:11 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2770036-2770036</guid></item><item><title>À la recherche de solutions communes pour la paix et la sécurité : le ministre des Affaires étrangères Wadephul se rend aux Nations Unies à New York</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2769796-2769796</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2769798"><div>
 <p>Aucun pays ne peut, à lui seul, résoudre les crises de notre époque. Lorsque la paix et la sécurité sont en danger, le Conseil de sécurité de l’ONU est tenu d’agir. Celui-ci peut en effet donner à la communauté internationale des leviers légitimes afin de résoudre les guerres et les conflits. C’est également la raison pour laquelle l’Allemagne postule à un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2027-2028. Si elle est élue, elle mettra l’accent sur la prévention des conflits, le règlement des crises, le climat et la sécurité, ce dans le respect des règles de la Charte des Nations Unies et des perspectives de chaque État membre, avec comme priorité absolue une juste répartition des ressources et l’engagement en faveur de la paix et de la sécurité. L’Allemagne a ainsi placé sa candidature sous le thème «&nbsp;Respect – Justice – Paix&nbsp;».</p>
 <p>Avant son départ, le ministre des Affaires étrangères allemand, <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span>, a déclaré à ce sujet&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>En tant qu’une des principales nations économiques à travers le monde et un des premiers bailleurs de fonds du système onusien, nous misons sur des règles fiables et des partenariats mondiaux. À cet effet, nous souhaitons endosser encore plus de responsabilités directes&nbsp;: l’Allemagne est candidate à un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU à partir de 2027. Nous voulons contribuer au façonnement de l’architecture de sécurité internationale&nbsp;: pour la paix et la sécurité, avec respect et justice.</p>
 </blockquote>
 <p>Lundi, au Conseil de sécurité, le ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span> évoquera des questions liées à la sûreté maritime, notamment l’approche de la communauté internationale vis-à-vis de l’Iran et la situation dans le détroit d’Ormuz. Le détroit d’Ormuz est l’une des principales routes commerciales au monde, puisqu’un litre de pétrole sur cinq doit y passer. Lorsque des voies maritimes aussi importantes sont bloquées, nombreux sont les Allemands qui en ressentent les effets à la pompe. Ailleurs, la situation est cependant grave compte tenu de la pénurie d’engrais venant des États du Golfe et des pertes de récoltes attendues.</p>
 <p>À ce propos, M.&nbsp;<span dir="ltr" xml:lang="de">Wadephul </span>a déclaré&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>Dans le golfe Persique, l’Iran attaque l’économie mondiale. Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran nous montre à quel point notre prospérité et l’approvisionnement mondial sont fragiles. Cela vaut particulièrement pour les États qui n’ont ni les moyens ni les ressources de mettre en place des mesures de précaution. Sans énergie ni engrais, l’approvisionnement mondial du monde en aliments est menacé. C’est pourquoi, aujourd’hui à<span dir="ltr" xml:lang="en"> New&nbsp;York</span>, je plaiderai pour que le Conseil de sécurité remplisse son rôle. Si le Conseil de sécurité prend ses responsabilités maintenant, alors l’ordre international s’en verra renforcé.</p>
 </blockquote>
 <p>L’Allemagne souhaite contribuer à ce que les navires commerciaux puissent de nouveau traverser le détroit d’Ormuz en toute sécurité. Le Conseil de sécurité peut conférer un mandat à cette fin. Un mandat du Conseil de sécurité permettrait de faire en sorte que la communauté internationale puisse intervenir dans les conflits, déployer des opérations de paix ou encore sécuriser les routes maritimes internationales.</p>
 <p>L’Allemagne est convaincue que les défis mondiaux ne peuvent être résolus durablement que si les partenaires et les institutions internationaux travaillent main dans la main. De nombreuses agences onusiennes assument des tâches pour la communauté internationale, tâches que personne d’autre ne peut assumer à l’heure actuelle. Ainsi, l’aide humanitaire serait inenvisageable sans d’importantes agences de l’ONU telles que le Programme alimentaire mondial (PAM) ou le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). La survie de nombreux habitants dans les régions frappées par la guerre, comme le Soudan et Gaza, en dépend. Au Liban, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) protège, avec l’aide de l’Allemagne, les plus vulnérables dans le conflit actuel. La Banque mondiale soutient l’éducation, la santé ainsi que des projets d’infrastructure dans des pays qui peuvent ainsi obtenir plus facilement des prêts. La Cour internationale de Justice veille au respect du droit international. Toutes ces organisations font partie de l’ONU et de ses institutions spécialisées.</p>
 <p>Par conséquent, l’Allemagne a besoin des Nations Unies et les Nations Unies ont besoin d’États membres forts tels que l’Allemagne. Plus de trente&nbsp;institutions onusiennes, employant bien plus d’un millier de personnes, ont leur siège en Allemagne, notamment à <span dir="ltr" xml:lang="de">Bonn</span>, Berlin, Munich et Hambourg. Et l’Allemagne, en tant que pays hôte d’organisations de l’ONU, est en train de gagner en importance. Au mois de janvier, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la principale organisation de coopération au développement, a décidé de déplacer une partie de son siège vers Bonn. Deuxième&nbsp;contributeur au système de l’ONU, l’Allemagne participe à des missions de paix dans le monde entier en fournissant des personnels militaires, policiers et civils.</p>
 <p>Dans le même temps, les conflits complexes de notre époque nous rappellent que l’ONU aussi peut atteindre ses limites. Pour que l’ONU puisse encore mieux remplir son rôle de gardienne de la paix et de la sécurité à l’avenir, il est indispensable d’en réformer le système. C’est d’ailleurs ce dont discutera à <span dir="ltr" xml:lang="en">New York</span> le ministre des Affaires étrangères <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span> avec le secrétaire général de l’ONU, <span dir="ltr" xml:lang="pt">António Guterres</span>, qui a lancé des réformes profondes de l’organisation, un processus appuyé par l’Allemagne.</p>
 <p>Le chef de la diplomatie allemande a ainsi déclaré&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>Afin que l’ONU continue d’apporter une contribution importante dans ce monde davantage marqué par des conflits, nous devons faire preuve de courage pour nous renouveler en tant que Nations Unies. Si elle veut résoudre les conflits actuels et futurs, l’ONU doit demeurer crédible et sa capacité d’action doit être renforcée.</p>
 </blockquote>
</div>]]></description><pubDate>Mon, 27 Apr 2026 15:43:38 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2769796-2769796</guid></item><item><title>Pour une UE forte : le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul se rend en Irlande</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2768804-2768804</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2768802"><div>
 <p>Les entretiens à Dublin avec la ministre des Affaires étrangères irlandaise <span dir="ltr" xml:lang="en">Helen McEntee</span> porteront principalement sur le soutien à l’Ukraine, la politique européenne de sécurité et de défense ainsi que la compétitivité de l’UE. L’UE doit réduire la bureaucratie et adopter un cadre financier pluriannuel modernisé. Ce n’est qu’ainsi que l’UE saura assumer plus de responsabilités pour sa sécurité et sa défense tout en restant forte sur le plan économique.</p>
 <p>Avant son départ, le ministre fédéral des Affaires étrangères <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul</span> a déclaré&nbsp;:</p>
 <blockquote>
  <p>La politique internationale s’est durcie et nous faisons chaque jour le constat que le monde n’attend pas l’Allemagne. Il convient d’en tirer les bonnes conclusions. Nous ne devons pas répondre à des certitudes variables en fermant portes et fenêtres et en espérant des jours meilleurs. Nous devons y répondre en nous concentrant sur nos points forts. L’Europe forme la base de notre prospérité, elle est le garant de notre liberté et la clé centrale de notre sécurité. Il convient de consolider et de moderniser l’Europe, de renforcer sa capacité d’action et sa compétitivité.</p>
  <p>Je suis convaincu que les réformes structurelles décisives ne peuvent plus attendre, notamment parce que le mode de crise risque de plus en plus de devenir la règle. Chaque mois, chaque semaine compte.</p>
  <p>En juillet, l’Irlande reprendra ainsi la présidence du Conseil de l’UE à un stade décisif pour notre continent. Suite aux élections en Hongrie, nous disposons actuellement d’une phase extraordinairement favorable dont nous souhaitons profiter&nbsp;– dont nous devons profiter&nbsp;– afin de renforcer l’Europe de manière durable.</p>
  <p>Nous voulons finaliser les négociations relatives à un cadre financier pluriannuel de l’UE qui nous accordera la marge de manœuvre et la flexibilité nécessaires pour mieux réagir face aux crises. Nous souhaitons lancer à Bruxelles des réformes décisives en ce qui concerne la politique de la concurrence pour mieux tirer profit du potentiel économique de notre unité européenne. Nous voulons renforcer les institutions en dépassant les possibilités de blocage de quelques pays isolés&nbsp;– contraires au principe de solidarité&nbsp;–, qui nous ont rejetés en arrière ces dernières années. Et nous souhaitons garantir la paix en Europe en continuant de soutenir l’Ukraine avec détermination dans sa lutte pour se défendre contre la guerre d’agression criminelle de la Russie.</p>
  <p>Nous partageons largement avec l’Irlande les mêmes points de vue autour de ces questions. Nous discuterons donc à Dublin de la manière dont l’Allemagne peut apporter son soutien à la présidence irlandaise pour aider l’Europe à franchir ces étapes décisives au cours des semaines et des mois à venir.</p>
 </blockquote>
 <p>L’Allemagne et l’Irlande collaborent déjà étroitement depuis de nombreuses années, notamment sur la base du&nbsp;<a href="https://www.auswaertiges-amt.de/de/newsroom/2666150-2666150" title="Troisième plan d’action commun entre l’Allemagne et l’Irlande (en allemand)"><span><strong>plan d’action germano-irlandais</strong></span></a> lancé en&nbsp;2024.</p>
 <p>Dans le contexte de l’agression de la Russie contre l’Ukraine qui se poursuit, l’UE doit mener une action cohérente. Nous devons par ailleurs renforcer la capacité d’action de l’UE et de ses institutions afin de mieux répondre aux crises futures. On pourrait ainsi organiser plus de votes à la majorité qualifiée, par exemple dans le cadre de concertations en matière de sanctions et pour les nombreuses étapes intermédiaires vers l’élargissement de l’UE.</p>
 <p>La coopération économique est une autre priorité de cette visite. Les ministres des Affaires étrangères <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>et <span dir="ltr" xml:lang="en">Helen McEntee </span>visiteront ensemble l’usine de <span dir="ltr" xml:lang="de">Siemens&nbsp;</span><span dir="ltr" xml:lang="en">Healthineers</span> à <span dir="ltr" xml:lang="en">Swords </span>où sont fabriqués des appareils de diagnostic pour les hôpitaux et les laboratoires. Ce site est l’incarnation même des points forts de l’Europe&nbsp;: un marché intérieur qui fonctionne, des instituts de recherche, un savoir-faire industriel et un commerce mondial ouvert.</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 22 Apr 2026 18:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2768804-2768804</guid></item><item><title>L’Ukraine, le Proche-Orient et le Soudan au cœur des discussions du Conseil des affaires étrangères de l’UE à Luxembourg</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2768474-2768474</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2768472"><div>
 <h2>Guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine&nbsp;: surmonter les blocages</h2>
 <p>L’Ukraine se défend contre l’agression russe depuis maintenant plus de quatre&nbsp;ans. Au vu de la situation toujours tendue, l’Union européenne doit maintenir résolument son soutien à l’Ukraine et continuer à renforcer celui-ci. Cet appui figure donc également tout en haut de l’ordre du jour de la réunion d’aujourd’hui à Luxembourg. Le chef de la diplomatie ukrainienne <span dir="ltr" xml:lang="uk">Andrii Sybiha</span> participera en visioconférence au début des discussions afin de faire le point sur la situation actuelle.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>La réunion d’aujourd’hui portera en grande partie sur la manière de surmonter les blocages existants. Les résultats du scrutin de la semaine dernière à Budapest représentent désormais une opportunité pour faire enfin avancer l’aide promise à l’Ukraine le plus rapidement possible, ce de manière unie en tant qu’UE. Cela inclut notamment la mise en œuvre du crédit de 90&nbsp;milliards d’euros, l’adoption du 20<sup>e</sup>&nbsp;paquet de sanctions contre la Russie et des progrès en ce qui concerne les négociations d’adhésion à l’UE de l’Ukraine. Même si aucune décision formelle ne sera prise aujourd’hui à ce sujet, l’Allemagne s’engage pour que cela soit mis en œuvre dès que possible, c’est-à-dire avant même que n’ait lieu le changement de gouvernement à Budapest.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Les consultations intergouvernementales germano-ukrainiennes qui se sont déroulées la semaine dernière ont, par ailleurs, une nouvelle fois souligné à quel point l’Ukraine nécessitait une aide. Par conséquent, outre des instruments européens tels que le prêt de soutien à l’Ukraine, l’aide bilatérale fournie par les États membres reste décisive, en particulier sur le plan militaire. L’Allemagne fournira à l’Ukraine, entre autres, d’autres systèmes Patriot et plaide auprès de ses partenaires en faveur de contributions supplémentaires, y compris dans le cadre de l’initiative de défense aérienne.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Il convient dans le même temps de maintenir à un niveau élevé et de manière conséquente la pression sur la Russie et d’adopter le plus vite possible le 20<sup>e</sup>&nbsp;paquet de sanctions. Il importe également que la Russie ne profite pas, sur le plan économique, des conflits actuels dans d’autres régions, notamment au Proche et au Moyen-Orient.</p>
 <h2>Situation au Proche et au Moyen-Orient&nbsp;: retrouver la stabilité</h2>
 <p>Le Conseil des affaires étrangères de l’UE d’aujourd’hui se penchera également de près sur la situation au Proche-Orient et dans la région du Golfe. En plus de la guerre en Iran, il y sera essentiellement question des relations économiques avec la Syrie et de la situation dans les territoires palestiniens ainsi qu’au Liban.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Concernant l’Iran, l’Allemagne continue d’œuvrer en faveur d’une solution diplomatique. En effet, le conflit a de graves répercussions sur le monde entier, notamment en raison de l’importance stratégique du détroit d’Ormuz pour le commerce mondial, l’approvisionnement mondial en énergie et les chaînes d’approvisionnement humanitaire. Les États-Unis ont invité au dialogue et des efforts intenses sont déployés par des États tiers pour que de nouvelles discussions aient lieu. Nous, Européens, appelons ensemble instamment l’Iran à accepter cette proposition de dialogue. Nous demandons à l’Iran de rétablir immédiatement une navigation libre et sûre dans le détroit d’Ormuz. À cet égard, il demeure indispensable de se concerter étroitement avec les États du Golfe, qui sont également des riverains de cette voie navigable.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Pour ce qui est de la Syrie, nous voulons faire avancer la mise en œuvre de mesures au niveau de l’UE pour permettre des échanges et des investissements. La reprise économique est en effet une condition sine qua non pour un processus de transition réussi qui ouvrira la voie à une Syrie stable et sûre.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>S’agissant d’Israël et des territoires palestiniens, l’approche de l’Allemagne est claire&nbsp;: nous nous opposons sans ambiguïté à l’implantation de colonies israéliennes en Cisjordanie. Celle-ci fait en effet obstacle à une solution à deux&nbsp;États et constitue une étape vers une annexion de facto de la Cisjordanie. Dans le même temps, et aussi précisément pour cette raison, il reste important que nous maintenions le dialogue avec Israël et que nous trouvions des moyens de remettre à l’ordre du jour les efforts vers une solution à deux&nbsp;États.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Au Liban, le cessez-le-feu et les discussions directes entre le Liban et Israël, les premières depuis des décennies, donnent des raisons d’espérer. L’Allemagne et l’Europe encouragent les deux&nbsp;parties à rester sur la voie de la diplomatie afin de parvenir à des accords viables permettant de protéger les civils des deux&nbsp;côtés. Lors du Conseil des affaires étrangères, le chef de la diplomatie allemande <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>rencontrera également le premier ministre libanais <span dir="rtl" xml:lang="ar">Nawaf Salam</span> afin de discuter avec lui de la situation dans le pays et la région.</p>
 <h2>Soudan&nbsp;: point sur l’aide humanitaire et sur le processus politique</h2>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Trois&nbsp;ans après le début de la guerre civile, la situation humanitaire au Soudan demeure dramatique. Le Conseil d’aujourd’hui fera suite à la Conférence internationale pour le Soudan qui s’est tenue à Berlin le 15&nbsp;avril dernier, lors de laquelle plus de 1,5&nbsp;milliards d’euros d’aide humanitaire avaient été mobilisés. Parmi les engagements pris, la moitié venaient de l’UE et de ses États-membres. À elle seule, l’Allemagne fournit une aide humanitaire à hauteur de 232&nbsp;millions d’euros pour le Soudan et les pays voisins concernés.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Le ministre des Affaires étrangères allemand informera aujourd’hui ses homologues européens des résultats de la conférence, l’objectif étant de continuer à coordonner l’aide internationale et de réaliser des progrès concrets pour la population.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>La protection des infrastructures critiques au Soudan constituera un autre sujet prioritaire. L’Allemagne plaide pour que les accords correspondants soient signés rapidement, accords qui ont été négociés sous la médiation de la représentante spéciale de l’UE Annette Weber et sur lesquels doivent reposer des accords entre l’UE et les parties en conflit qui contribueront de manière importante à protéger la population civile.</p>
</div>]]></description><pubDate>Tue, 21 Apr 2026 19:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2768474-2768474</guid></item><item><title>Déclaration du Conseil de l’Atlantique nord à l’occasion de la 11e conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2768358-2768358</link><description><![CDATA[<ol class="rte--list">
 <li>Les pays de l’OTAN sont déterminés à mettre pleinement en oeuvre le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).</li>
 <li>Depuis son entrée en vigueur, en 1970, le TNP a sensiblement freiné la dissémination des armes nucléaires dans le monde ; il a ainsi servi les intérêts de sécurité de tous ses États parties, dont les pays de l’OTAN. Le TNP est un pilier essentiel de l’architecture mondiale de non-prolifération et de désarmement, et l’instrument qui encadre la coopération internationale visant à faire bénéficier toutes les parties des usages pacifiques de l’énergie, de la science et de la technologie nucléaires.</li>
 <li>Alors que l’environnement de sécurité se dégrade et que les crises de prolifération s’aggravent, nous sommes confrontés à une série de défis ayant trait au TNP.</li>
 <li>La Russie viole des engagements cruciaux en matière de maîtrise des armements et agite la menace nucléaire de manière irresponsable. La Chine continue quant à elle d’étoffer et de diversifier son arsenal nucléaire à un rythme soutenu, sans aucune transparence. Ces deux pays ont resserré leurs liens avec des États autoritaires qui cherchent à favoriser la prolifération des armes nucléaires et à mettre à mal l’architecture internationale de maîtrise des armements. Les Alliés encouragent vivement les États-Unis à continuer d’oeuvrer pour la stabilité stratégique multilatérale.</li>
 <li>Aussi longtemps qu’il y aura des armes nucléaires, l’OTAN restera une alliance nucléaire. La vocation fondamentale de la capacité nucléaire de l’OTAN est de préserver la paix, de prévenir les actions coercitives et de décourager toute agression. Les Alliés ont toujours rempli leurs obligations au titre du TNP et continuent de le faire. Les arrangements de l’OTAN pour le partage du nucléaire ont toujours été en totale conformité avec le TNP ; ils ont été établis avant l’entrée en vigueur du Traité, en 1970, et étaient toujours valides au moment de sa prorogation pour une durée indéfinie, en 1995. Ces arrangements jouent un rôle clé dans la prévention de la prolifération, l’un des objectifs fondamentaux du TNP.</li>
 <li>Les Alliés rejettent toute tentative visant à délégitimer la dissuasion nucléaire et réaffirment que le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires ne change rien aux obligations juridiques qui leur incombent en ce qui concerne les armes nucléaires.</li>
 <li>Les Alliés sont résolus à oeuvrer à la préservation, à l’universalisation et à la pleine mise en application du TNP. Ils restent fermement déterminés à contribuer aux efforts de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération, dans le but de promouvoir la transparence, de réduire les risques et d’améliorer la sécurité. Ils restent en outre fermement déterminés à promouvoir la coopération concernant les usages pacifiques du nucléaire.</li>
 <li>Les Alliés continuent d’adhérer à tous les objectifs du Traité, y compris ceux énoncés à l’article VI, l’idée étant d’éliminer les armes nucléaires à l’échelle mondiale, de manière vérifiable et dans le respect du principe d’une sécurité non diminuée pour tous.</li>
 <li>Les Alliés s’emploieront à faire de la conférence d’examen une réussite et se tiennent prêts à travailler avec tous les autres États parties au TNP pour atteindre cet objectif.</li>
</ol>]]></description><pubDate>Mon, 20 Apr 2026 18:45:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2768358-2768358</guid></item><item><title>Conférence internationale pour le Soudan à Berlin</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2767776-2767776</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2767774"><div>
 <p>Cela fait trois&nbsp;ans que d’innombrables personnes souffrent et meurent encore chaque jour de faim et de soif, sont victimes de violences et sont contraintes de se déplacer. Plus de 13&nbsp;millions de personnes ont ainsi dû partir de chez elles en raison de la guerre, dont 4&nbsp;millions ont rejoint les pays voisins. Près de la moitié de l’ensemble de la population souffre de famine. Deux&nbsp;tiers des Soudanaises et des Soudanais sont tributaires de l’aide humanitaire. On estime à des centaines de milliers le nombre de personnes tuées.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>La violence et la détresse humanitaire ont atteint des proportions inédites. En dépit de cette dimension presque inconcevable, la plus grande crise humanitaire au monde imputable à l’homme est encore largement méconnue du grand public.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <h2><strong>De quoi s’agit-il&nbsp;?</strong></h2>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>À travers la Conférence internationale pour le Soudan, nous faisons en sorte que la souffrance des Soudanaises et des Soudanais ne tombe pas dans l’oubli et que les efforts de paix restent au menu de l’ordre du jour politique international.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>L’objectif de la conférence consiste à continuer à faire avancer les efforts de paix et à mobiliser d’autres moyens humanitaires urgemment nécessaires pour la population civile dans le besoin au Soudan. En outre, la conférence offre aux représentantes et représentants civils de divers blocs politiques une plateforme afin de discuter de moyens d’effectuer une transition civile et des perspectives d’un ordre d’après-guerre démocratiquement légitimé.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Il est crucial de continuer à augmenter la pression sur les belligérants pour parvenir le plus rapidement possible à un cessez-le-feu et à un retour à la table des négociations. Les États voisins africains concernés prendront également part à la conférence. Nous voulons aussi soutenir ces États de manière ciblée en ce qui concerne l’accueil de réfugiés soudanais.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <h2><strong>En quoi est-ce important&nbsp;?</strong></h2>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>La communauté internationale a la responsabilité d’alléger les souffrances humanitaires de la population soudanaise. L’Allemagne est l’un des principaux donateurs d’aide humanitaire au monde pour le Soudan. À l’occasion de la Conférence internationale pour le Soudan, nous allons encore une fois augmenter notre aide de manière significative.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Les parties au conflit, notamment les Forces de soutien rapide (FSR), doivent pour cela veiller à ce que les organisations caritatives obtiennent un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave. C’est en effet le seul moyen pour que la population en détresse puisse être approvisionnée de manière fiable en aide vitale.</p>
 <p>&nbsp;</p>
 <h2><strong>Qui participe&nbsp;?</strong></h2>
 <p>&nbsp;</p>
 <p>Des délégations de plus de soixante&nbsp;pays ainsi que des représentantes et représentants de plus de cinquante&nbsp;ONG soudanaises et internationales participent à la conférence, de même que des représentantes et représentants de nombreuses organisations onusiennes et d’institutions financières internationales telles que le BCAH, le HCR, l’OMS, le PAM, le PNUD, le CICR, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.</p>
</div>]]></description><pubDate>Wed, 15 Apr 2026 16:15:34 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2767776-2767776</guid></item><item><title>Souvenir et soutien sans faille : le ministre Johann Wadephul se rend en Ukraine à la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2762760-2762760</link><description><![CDATA[<img src="/blob/2762758"><div>
 <p>La ville de <span dir="ltr" xml:lang="uk">Boutcha </span>est le symbole des atrocités commises par la Russie et de la cruauté dans laquelle la guerre d’agression de <span dir="ltr" xml:lang="ru">Poutine</span>, contraire au droit international, a plongé l’Ukraine. Mais elle est aussi un lieu d’espoir&nbsp;: l’espoir de la libération et de la fin des fantasmes de domination russes.</p>
 <p>C’est un spectacle d’horreur qui s’offrit à l’armée ukrainienne au moment de sa reconquête de ce faubourg de la capitale <span dir="ltr" xml:lang="uk">Kyïv</span>, il y a quatre ans&nbsp;: des centaines de civils tués, certains jetés dans des fosses communes, d’autres gisant dans les rues, les maisons et cours d’immeubles. Les survivants de l’occupation, qui avait duré un mois, ont fait état d’exécutions, de viols, de tortures.</p>
 <p>À l’occasion de l’anniversaire de la libération de <span dir="ltr" xml:lang="uk">Boutcha </span>après l’occupation russe, les ministres des Affaires étrangères de l’UE se sont retrouvés précisément en ce lieu afin d’adresser un message clair.</p>
 <blockquote>
  <p><span dir="ltr" xml:lang="uk">Boutcha </span>symbolise d’innombrables autres crimes de guerre russes. Les massacres d’<span dir="ltr" xml:lang="uk">Izioum</span>, le bombardement de la gare de <span dir="ltr" xml:lang="uk">Kramatorsk</span>, le siège de <span dir="ltr" xml:lang="uk">Marioupol&nbsp;</span>: partout où la Russie de <span dir="ltr" xml:lang="ru">Poutine </span>avance, elle porte les meurtres et la barbarie. Mais <span dir="ltr" xml:lang="uk">Boutcha </span>représente aussi la force de l’armée ukrainienne, qui a reconquis de vastes territoires, et la capacité de résistance et le courage des Ukrainiennes et des Ukrainiens. Elle affirme leur droit à un futur de paix, libre de l’oppression russe.</p>
  <p><em>- Déclaration du ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>à son arrivée en Ukraine</em></p>
 </blockquote>
 <h2>Les crimes ne doivent pas rester impunis</h2>
 <p>Le gouvernement allemand soutient l’Ukraine dans la création de structures qui doivent permettre d’amener les responsables à répondre de leurs crimes devant la justice. Cela comprend par exemple la mise sur pied d’un tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine, ou la création de la Commission d’indemnisation pour l’Ukraine, qui doit assurer que la Russie assume les coûts des dommages de guerre concrets en Ukraine, et dont l’Allemagne est l’un des membres fondateurs. Mais c’est aussi en envoyant des expertes et des experts en soutien à la collecte d’éléments de preuve et aux enquêtes que l’Allemagne contribue à ce que les crimes ne restent pas impunis.</p>
 <blockquote>
  <p>La rencontre d’aujourd’hui est aussi un signal clair adressé à la Russie&nbsp;: les responsables de cette guerre et des crimes commis ne doivent pas en sortir impunis. Nous le devons aux victimes, à leurs familles et à leurs amis. C’est pourquoi le gouvernement fédéral soutient l’Ukraine dans la collecte de preuves et la documentation des crimes russes.</p>
  <p><em>- Déclaration du ministre <span dir="ltr" xml:lang="de">Johann Wadephul </span>à son arrivée en Ukraine</em></p>
 </blockquote>
 <h2>L’Ukraine reste une priorité de la politique étrangère en Europe</h2>
 <p>L’Ukraine fait partie de notre famille européenne. En combattant pour la sécurité et la liberté dans leur pays, les Ukrainiennes et les Ukrainiens défendent aussi notre sécurité. La réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à <span dir="ltr" xml:lang="uk">Boutcha </span>et à <span dir="ltr" xml:lang="uk">Kyïv </span>souligne combien l’Ukraine reste la toute première priorité de notre politique de sécurité en Europe. Nous sommes aux côtés de l’Ukraine attaquée et nous la soutiendrons de toutes nos forces, y compris sur le chemin de son adhésion à l’UE. Il convient dans le même temps de maintenir à un niveau élevé la pression sur la Russie. Renforcer l’Ukraine, c’est en effet aussi protéger l’Europe.</p>
 <h3><a href="https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2692138-2692138" title="L’Allemagne se tient fermement aux côtés de la population ukrainienne"><span><strong>Pour en savoir plus sur le soutien de l’Allemagne à l’Ukraine, veuillez cliquer ici</strong></span></a></h3>
</div>]]></description><pubDate>Tue, 31 Mar 2026 18:00:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2762760-2762760</guid></item><item><title>Déclaration conjointe sur la situation en Ukraine</title><link>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2763812-2763812</link><description><![CDATA[<div>
 <p>Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France, de l’Italie, de la Pologne et du Royaume-Uni et de la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité</p>
 <p>Trois jours après la date anniversaire du massacre de Boutcha, nous réaffirmons notre soutien inconditionnel à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine ainsi qu’à une paix globale, juste et durable, fondée sur les principes de la Charte des Nations Unies et du droit international, dans la continuité de nos déclarations de Varsovie, de Berlin et de Paris, respectivement en date du 19 novembre 2024, du 12 décembre 2024, et du 12 février dernier.</p>
 <p>L’Ukraine a fait preuve de son fort attachement à la paix, en acceptant notamment un cessez-le-feu intégral sans condition préalable. Pourtant, l’agression de la Russie contre l’Ukraine n’a pas cessé. La Russie, au lieu d’imposer de nouvelles conditions et de poursuivre ses attaques contre les villes et les infrastructures ukrainiennes qui font chaque jour de nouvelles victimes, doit à présent montrer qu’elle souhaite réellement mettre fin à sa guerre. Nous appelons la Russie à renoncer à ses manœuvres dilatoires et à accepter à son tour sans délai, comme l’Ukraine avant elle, un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, sur un pied d’égalité, et à le mettre pleinement en œuvre. Il est nécessaire de constater des progrès selon un calendrier clair.</p>
 <p>En nous appuyant sur les réunions tenues récemment à Paris et à Londres, nous avons poursuivi les discussions sur la meilleure façon de soutenir une paix globale, juste et durable en Ukraine, qui revêt une importance cruciale pour ce pays, pour l’Europe et pour la communauté internationale dans son ensemble.</p>
 <p>Nous demeurons déterminés à poursuivre notre soutien politique, financier, économique, humanitaire, militaire et diplomatique à l’Ukraine, en collaboration avec nos partenaires internationaux. À cette fin, nous renforcerons l’Ukraine en lui apportant une assistance militaire importante à court et à long terme, notamment dans le cadre des coalitions de capacités et du groupe de contact pour la défense de l’Ukraine, qui tiendra sa prochaine réunion le 11 avril. De nombreux partenaires européens, y compris les membres du groupe de contact, ont annoncé des contributions supplémentaires considérables pour soutenir l’Ukraine sur le plan militaire et prévoient des engagements similaires à l’avenir.</p>
 <p>En outre, nous sommes prêts à continuer de faire pression sur la Russie en utilisant tous les instruments à notre disposition, notamment en adoptant de nouvelles sanctions, afin d’entraver sa capacité à mener sa guerre d’agression et de faire en sorte que l’Ukraine se trouve dans la position la plus favorable possible pour instaurer une paix juste et durable. Nous réaffirmons que les actifs russes doivent rester immobilisés tant que la Russie n’aura pas mis fin à sa guerre d’agression contre l’Ukraine et qu’elle ne l’aura pas indemnisée pour les dommages qu’elle lui a causés.</p>
 <p>Nous sommes en outre fermement déterminés à veiller à ce que les auteurs des crimes de guerre et des autres crimes les plus graves commis dans le cadre de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine répondent pleinement de leurs actes. Les progrès réalisés dans la création d’un tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine, dans le cadre du Conseil de l’Europe, constituent une étape importante.</p>
 <p>Pour être crédible, la voie conduisant à la paix doit prévoir des mesures humanitaires, notamment l’échange de prisonniers de guerre, la libération des civils et le retour de tous les enfants ukrainiens et de tous les civils ayant été déportés ou transférés illégalement vers la Russie ou la Biélorussie.</p>
 <p>Nous soutenons les efforts déployés pour parvenir à un cessez-le-feu pouvant conduire à une paix juste et durable. Nous saluons les progrès accomplis récemment pour définir les éléments indispensables à un cessez-le-feu viable et durable, notamment un cadre de suivi et de vérification clair.</p>
 <p>Cette paix doit être durable et fondée sur des garanties effectives afin de prévenir toute nouvelle agression. Il est essentiel d’offrir à l’Ukraine des garanties de sécurité réelles, solides et crédibles pour instaurer une paix juste et durable, fondée sur le droit souverain de l’Ukraine à définir ses relations de sécurité avec ses partenaires et sur le devoir pour la communauté internationale d’empêcher toute nouvelle agression de la part de la Russie. Nous sommes prêts à jouer un rôle de premier plan à cet égard.</p>
 <p>Cette paix doit être juste ; la guerre d’agression russe ne saurait donc prendre fin en profitant à l’agresseur. Aucun accord transigeant sur la sécurité euro-atlantique ou sur l’indépendance, la souveraineté ou l’intégrité territoriale de l’Ukraine ne saurait être conclu. Nous n’accepterons aucun accord restreignant l’industrie militaire et de défense de l’Ukraine ou la présence militaire de pays partenaires sur son territoire.</p>
 <p>Nous sommes prêts à jouer pleinement notre rôle dans l’instauration de cette paix. L’Europe fournit actuellement près des deux tiers de l’aide totale à l’Ukraine et 60 % de son assistance militaire. Nous soulignons notre attachement indéfectible à l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord, qui est la véritable pierre angulaire de la sécurité euro-atlantique, et nous nous engageons à assumer une plus grande responsabilité pour garantir la sécurité et la défense du continent européen. Nous souhaitons parvenir à des résultats conséquents à ce sujet lors du sommet à La Haye.</p>
 <p>Nous réaffirmons le droit fondamental de l’Ukraine à forger son propre destin et à défendre sa démocratie. L’avenir de l’Ukraine se trouve en Europe et au sein de l’Union européenne et jouera un rôle majeur dans la sécurité du continent. L’Europe doit participer pleinement aux négociations et prendra ses propres décisions.</p>
 <p>Nous demeurons déterminés à soutenir la remise en état, le redressement et la reconstruction de l’Ukraine, en coordination avec nos partenaires internationaux.</p>
 <p>Nous réaffirmons notre attachement à nos valeurs démocratiques ainsi que notre volonté de poursuivre le dialogue avec nos partenaires internationaux pour soutenir ensemble une paix juste et durable en Ukraine, fondée sur les principes universels de la Charte des Nations Unies.</p>
 <p>Nous soulignons que l’Europe se doit d’assumer davantage la responsabilité de sa propre sécurité et d’être mieux armée faire face aux problèmes immédiats et futurs.</p>
 <p>Les signataires membres de l’Union européenne soulignent que l’Europe se doit d’être plus souveraine, d’assumer davantage la responsabilité de sa propre défense et d’être plus à même d’agir et de faire face de façon autonome aux problématiques et aux menaces immédiates et futures, en adoptant une approche à 360°. En accord avec le Livre blanc sur l’avenir de la défense européenne, nous appelons à accélérer les efforts menés dans tous les domaines. L’Union européenne doit en outre jouer pleinement son rôle en soutenant les efforts qui seront déployés pour faire progresser une paix juste et durable en Ukraine.</p>
</div>]]></description><pubDate>Tue, 31 Mar 2026 12:30:00 +0200</pubDate><guid>https://www.auswaertiges-amt.de/fr/newsroom/2763812-2763812</guid></item><updated>Fri, 12 Jun 2026 13:17:53 +0200</updated></channel></rss>