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Réconciliation, amitié et sécurité : le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul en déplacement en Pologne
Centre international de rencontres de jeunes à Kreisau/Krzyżowa © Caro / Eckelt
Le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul part pour Kreisau/Krzyżowa lundi midi afin d’y rencontrer son homologue polonais Radosław Sikorski. Un article pour en savoir plus.
Kreisau/Krzyżowa est un lieu particulier de l’histoire germano-polonaise. En effet, c’est ici que se rassemblaient dès 1940 les membres du « Cercle de Kreisau », qui devint par la suite le centre de la résistance bourgeoise et civile face à la dictature nazie. La Seconde Guerre mondiale déclenchée par l’Allemagne nazie ainsi que l’occupation allemande de la Pologne ont infligé des souffrances incommensurables à la population polonaise. À Kreisau, le ministre des Affaires étrangères allemand Johann Wadephul et son homologue polonais Radosław Sikorski commémorent les crimes perpétrés par les Allemands.
Rien ne pourra jamais effacer les immenses souffrances que nous, Allemands, avons infligées à la Pologne à travers la guerre et l’occupation. Et dans le même temps, nous avons pris la responsabilité de faire en sorte que ce chapitre le plus terrible ne devienne jamais le dernier mot de nos histoires profondément imbriquées.
L’engagement en faveur d’une Europe unie dans la paix et la sécurité est la réponse que nous apportons aux ravages du passé. Notre responsabilité permanente à nous, Allemands, consiste à ne jamais cesser cet engagement et, malgré tout ce qui nous sépare, de toujours rechercher ce qui nous unit.
– Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul avant son départ pour Kreisau
Kreisau, lieu de la réconciliation germano-polonaise
Kreisau incarne cependant aussi la réconciliation et l’amitié germano-polonaises ainsi que les efforts communs pour une Europe unie et libre. C’est dans ce lieu, où se tint en 1989 la messe de la réconciliation, à laquelle prirent part le chancelier fédéral Helmut Kohl et le président du conseil des ministres polonais de l’époque Tadeusz Mazowiecki, et où se trouve aujourd’hui, depuis sa création en 1998, le Centre international de rencontres de jeunes, que se rassemblent des personnes de différentes régions aux horizons culturels divers afin de discuter, de s’écouter les unes les autres et d’agir ensemble.
Ensemble pour l’Europe
Il y a 35 ans, l’Allemagne et la Pologne signaient le traité d’amitié germano-polonais. Avec le traité sur la frontière germano-polonaise de 1990, il forme le fondement de la réconciliation, du bon voisinage, du partenariat et de l’amitié entre l’Allemagne et la Pologne au terme de la division de l’Europe. Les deux pays sont aujourd’hui des partenaires étroits au sein de l’UE et de l’OTAN. En tant que membres du Triangle de Weimar, nous nous concertons étroitement afin de rendre notre Europe commune plus forte.
Nous souhaitons renforcer davantage cette coopération étroite. En raison de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, il est en effet devenu urgent de renforcer la coopération germano-polonaise en matière de sécurité et de défense. Par ailleurs, nous allons également continuer à approfondir nos relations dans le domaine de l’économie, des échanges culturels et des rencontres de jeunes.
Car je suis convaincu que cette cohésion germano-polonaise et cet engagement résolu en faveur de la paix et de la liberté n’ont jamais été aussi essentiels que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est en Ukraine que se décidera si l’ordre de paix européen pourra subsister ou si nous ferons de nouveau face à une période sombre sur notre continent. Du point de vue de la politique de sécurité, il est donc essentiel que l’Allemagne et la Pologne comptent parmi les soutiens les plus décisifs de l’Ukraine dans sa défense face à la Russie, et que nous nous tenions inébranlablement aux côtés des Ukrainiennes et des Ukrainiens dans leur combat pour la liberté – et parallèlement, c’est l’enseignement impératif que nous avons tiré de notre histoire.
– Le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul avant son départ pour Kreisau