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Déclaration du ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul avant son départ pour la réunion informelle du Conseil des États de la mer Baltique à Varsovie

04.03.2026 - Communiqué de presse

Avant son départ pour la réunion informelle du Conseil des États de la mer Baltique à Varsovie, le ministre fédéral des Affaires étrangères Johann Wadephul a déclaré aujourd’hui (4 mars) :

La région du Golfe a beau retenir autant notre attention, le principal défi en termes de politique de sécurité reste pour l’Europe la guerre d’agression russe contre l’Ukraine. Les soutiens les plus puissants et les plus déterminés de l’Ukraine se rassemblent aujourd’hui dans le cadre du Conseil des États de la mer Baltique. Je veux insister sur le fait que l’Allemagne continue de voir là sa priorité. Je discuterai aujourd’hui lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères à Varsovie de la façon dont nous pouvons faire usage de notre poids en tant que membres du Conseil des États de la mer Baltique. Ensemble, nous avons compris que l’Ukraine et la région de la mer Baltique restaient au cœur de notre action en matière de sécurité en Europe. Les pays riverains de la mer Baltique ont justement prouvé que les actes font la différence : c’est impressionnant de voir combien de ressources en particulier les pays nordiques, les pays baltes et la Pologne ont mis à disposition pour l’aide militaire, civile et humanitaire de l’Ukraine. En tant que principal soutien bilatéral de l’Ukraine, l’Allemagne agit exactement dans le même sens. Elle contribue avant tout activement à la défense du flanc oriental de l’OTAN en Lituanie.

L’Ukraine vient de vivre l’hiver le plus rude depuis le début de la vaste opération d’invasion russe. La destruction que laissent derrière eux les bombardements de Poutine au niveau des infrastructures civiles et énergétiques est énorme. C’est justement maintenant, au cours de la cinquième année de guerre, que l’Ukraine a besoin de notre soutien pour continuer de défendre la liberté de ses citoyennes et citoyens. Nous nous tiendrons aux côtés de l’Ukraine dans sa lutte pour la paix et la liberté. Je l’ai encore une fois assuré à mon homologue ukrainien lundi dernier. Voici l’élément central de notre politique de sécurité. C’est la raison pour laquelle nous discuterons aujourd’hui de la manière dont nous pouvons encore renforcer l’Ukraine.

Cela fait longtemps que Vladimir Poutine est passé à une économie de guerre dans son propre pays. Et la Russie nous force déjà tous les jours dans l’espace de la mer Baltique à un affrontement par voie hybride en menaçant nos infrastructures critiques et en violant notre espace aérien. Les territoires ukrainiens reconquis au cours des dernières semaines montrent que Vladimir Poutine sacrifie, au profit de sa propre propagande de guerre, des vies dans une mesure qui ébranle notre entendement. Il faut donc qu’il ressente véritablement que la voie vers une paix durable ne passera que par des négociations sérieuses. Nous avons pour cela surtout besoin d’une pression internationale encore plus forte sur la Russie, en particulier au travers de sanctions. La guerre contre l’Ukraine pourrait être terminée depuis longtemps si Poutine faisait taire les armes et était sérieusement disposé à négocier.

Il est plus clair que jamais pour nous que nous devons aller encore plus loin en tant qu’Européens – pas seulement en tant que pays riverains de la mer Baltique – pour aider l’Ukraine. Il est pour cela aussi question d’accompagner l’Ukraine sur son chemin la menant à l’Union européenne ; un chemin que nous voulons emprunter ensemble et qui constituera du reste peut-être la principale garantie de sécurité pour l’Ukraine. À court terme, il faut que nous mettions rapidement à disposition de l’Ukraine les 90 milliards d’euros dont nous sommes déjà convenus au sein de l’UE. Nous ne pouvons plus nous permettre que des blocages inacceptables – comme actuellement par la Hongrie – retardent cette aide si urgente, ce qui coûte des vies parce que d’importantes capacités de défense nationale manquent. Je souhaite également discuter de ce point aujourd’hui à Varsovie avec mes homologues du Conseil des États de la mer Baltique. Car cela ne sert pas uniquement l’Ukraine, mais aussi la paix en Europe.

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