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Agir ensemble pour protéger les enfants : la Convention relative aux droits de l’enfant a 30 ans

Des enfants syriens dans un camp de réfugiés de la plaine de la Bekaa, au Liban

Des enfants syriens dans un camp de réfugiés de la plaine de la Bekaa, au Liban © Thomas Trutschel/photothek.de

21.11.2019 - Article

Il y a 30 ans, les Nations Unies adoptaient la Convention relative aux droits de l’enfant, qui fixe des règles internationales pour assurer la protection des enfants. L’Allemagne s’engage dans le monde entier en faveur de ces droits, non seulement en temps de paix mais aussi en cas de conflit armé.

420 millions d’enfants touchés par les conflits

Les enfants sont tout spécialement affectés par les conflits parce qu’ils sont extrêmement vulnérables et que les plus jeunes sont souvent les premières victimes des situations d’urgence humanitaire. Il faut y ajouter les attaques dirigées contre les hôpitaux et les écoles : par exemple à Idlib, en Syrie, près de 90 écoles ont été détruites ne serait-ce que depuis le mois d’avril. Plus de 90 autres établissements scolaires ont dû être réaménagés pour accueillir des déplacés à l’intérieur du pays. Avant le début du conflit, le système éducatif syrien était considéré comme l’un des meilleurs de la région. Aujourd’hui, près de neuf ans plus tard, il n’en reste pratiquement plus rien.

Selon les Nations Unies, 420 millions d’enfants de par le monde sont touchés par des conflits. Ces enfants ne peuvent pas grandir dans un environnement sûr et protégé et n’ont bien souvent pas accès ni à l’école ni à l’éducation.

30Ee anniversaire de la Convention

Les enfants sont tout spécialement menacés par les crises et les conflits
Les enfants sont tout spécialement menacés par les crises et les conflits © picture-alliance/dpa

Il y a 30 ans, les Nations Unies adoptaient une convention destinée à protéger les droits des enfants, la « Convention relative aux droits de l’enfant ». Cette convention établit un catalogue international de règles contraignantes destinées à assurer la protection et la participation des enfants. Elle fixe quatre grands principes : non-discrimination (article 2), prise en considération primordiale de l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3), droit à la vie et au développement (article 6) et respect général de l’opinion de l’enfant (article 12). L’Allemagne a ratifié la convention en 1992 et elle s’engage dans le monde entier pour faire mieux respecter les droits des enfants.

Beaucoup a été fait depuis pour améliorer la protection des enfants, notamment dans les conflits armés. Le Conseil de sécurité des Nations Unies, par exemple, a inscrit cette question à son ordre du jour. Depuis 1996, un système de documentation des violations des droits des enfants dans les conflits armés a été mis en place, qui permet de demander des comptes aux coupables. En signant la Déclaration sur la sécurité dans les écoles de 2015, près d’une centaine de pays se sont entre-temps engagés à assurer la protection des écoles et des universités en cas de conflit armé.

Depuis 1991, le Comité des droits de l’enfant surveille la mise en œuvre des droits fixés par la Convention. Par ailleurs, un protocole facultatif entré en vigueur il y a cinq ans permet aux enfants et à leurs proches d’introduire un recours directement auprès du Comité des droits de l’enfant s’ils sont victimes de violations de leurs droits fixés par la Convention.

Projets de La Paz à Katmandou

Projet sur les droits de l’enfant en Bolivie : supprimer en jouant les barrières entre les hommes et les femmes
Projet sur les droits de l’enfant en Bolivie : supprimer en jouant les barrières entre les hommes et les femmes © Fundación Comunidad de Productores en Artes (COMPA)

Néanmoins, il reste nécessaire, même à l’heure actuelle, de faire davantage pour que les enfants puissent jouir de leurs droits sans restriction et partout dans le monde. C’est pourquoi le ministère fédéral des Affaires étrangères soutient des projets dans de nombreux pays afin de renforcer ces droits. Pour cette année, on mentionnera par exemple un projet avec des enfants des rues à El Alto, en Bolivie. Ce dernier a permis aux élèves de discuter avec leurs enseignants des rôles respectifs des hommes et des femmes et d’apprendre de manière ludique à supprimer les barrières qui les séparent.

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