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Déclaration de la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock avant son départ pour la 132e session du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe à Turin

20.05.2022 - Communiqué de presse

Avant son départ pour Turin à l’occasion de la 132e session du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, la ministre fédérale des Affaires étrangères Annalena Baerbock a déclaré aujourd’hui (20 mai) :

La guerre d’agression brutale de la Russie contre notre voisin européen, l’Ukraine, que doit affronter la population ukrainienne jour après jour, nous rappelle avec insistance la signification de l’Europe. L’Europe regroupe plus de 700 millions de personnes. Chacune d’entre elles a le droit de vivre en paix, dans la dignité et l’autodétermination. Aucune autre organisation n’incarne mieux ce principe que le Conseil de l’Europe.

Cela va plus loin que la simple théorie : le Conseil de l’Europe a jeté les bases pour ces droits et principes pour l’ensemble de l’espace paneuropéen avec la Convention européenne des droits de l’homme et la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) défend ces droits et ces principes. De l’Albanie à Chypre, de Lisbonne à Tbilissi, tous les membres du Conseil de l’Europe s’y sont soumis et se sont donc engagés à agir en conséquence. Dans l’intérêt de la population européenne, nous devons agir lorsque certains États bafouent ces droits et ces principes.

La politique inhumaine et criminelle de la Russie a également ébranlé le Conseil de l’Europe jusque dans ses fondements. Un régime qui attaque ses voisins, qui bombarde des hôpitaux et des écoles, qui assassine et affame des civils, qui bafoue arbitrairement l’essence même du Conseil de l’Europe, un tel pays ne peut plus être membre de cette organisation, ce serait tout à fait absurde.

Lors de cette session du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, nous discuterons des conséquences stratégiques du départ de la Russie sur le travail du Conseil de l’Europe. Pour moi, une chose est sûre : notre force réside dans notre solidarité. Nous en avons fait preuve lorsque nous avons décidé ensemble d’exclure la Russie du Conseil de l’Europe. Le travail du Conseil de l’Europe ne doit pas être entravé par les conséquences de cette exclusion, notamment par la nécessaire compensation des cotisations russes manquantes. Le Conseil de l’Europe est plus que jamais nécessaire. C’est justement la raison pour laquelle le gouvernement fédéral versera dix millions d’euros supplémentaires afin de compenser ce déficit et de renforcer le Conseil de l’Europe, en coopération avec les autres États membres.

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