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Engagement commun en faveur du désarmement nucléaire : 3e réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Initiative de Stockholm

Le ministre des Affaires étrangères, M. Heiko Maas, à son arrivée en Jordanie

Le ministre des Affaires étrangères, M. Heiko Maas, à son arrivée en Jordanie, © Xander Heinl/photothek.de

07.01.2021 - Article

L’année 2021 sera décisive pour le désarmement nucléaire et pour l’objectif de la non-prolifération des armes nucléaires. Les ministres des Affaires étrangères du groupe connu sous le nom d’Initiative de Stockholm se réunissent aujourd’hui  par visioconférence.

Des efforts sont actuellement entrepris à l’échelle mondiale concernant l‘avenir des accords internationaux que sont le Traité New START et l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, importants pour l’architecture de la non-prolifération et du désarmement. Par ailleurs, la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération est prévue pour l’automne 2021. L’entrée en fonction du nouveau président des États-Unis permettra aussi de réorienter les relations russo-américaines.

Comment utiliser cette évolution de manière positive pour renforcer le contrôle des armements et le désarmement, telle sera la question abordée lors des consultations entre les États membres du groupe de Stockholm aujourd’hui (6 janvier). L’année dernière, les États membres avaient élaboré 22 propositions d’action concrètes. La réunion des ministres des Affaires étrangères d’aujourd’hui se concentrera sur la manière de les mettre en œuvre.

Sur invitation du ministre des Affaires étrangères jordanien, M. Maas et son homologue suédoise, Mme Anne Linde, co-dirigent depuis Amman la visioconférence à laquelle participent les ministres des Affaires étrangères et hauts fonctionnaires des Pays-Bas, d’Espagne, de Suisse, de Nouvelle-Zélande, du Japon, du Canada, d’Indonésie et d’Éthiopie.

Défis majeurs pour le désarmement nucléaire

Avant son départ pour la Jordanie, M. Maas a souligné les défis majeurs au niveau mondial concernant le désarmement nucléaire :

Le contrôle international des armements ne s’est pas vu renforcé, mais plutôt affaibli ces dernières années, en raison de diverses influences et évolutions. Ceci vaut en particulier pour le domaine du désarmement nucléaire. Je considère cette tendance comme étant extrêmement dangereuse.

Le désarmement et un monde sans armes nucléaires sont et resteront des questions cruciales pour le gouvernement allemand. Il en va aussi de l’intérêt de la sécurité européenne.

Initiative multilatérale pour une diplomatie du désarmement

L’Initiative de Stockholm a été créée en 2019 afin de renforcer la diplomatie du désarmement au sein du Traité sur la non-prolifération. L’Article VI du Traité sur la non-prolifération oblige les États dotés de l’arme nucléaire à prendre des mesures de désarmement. Les participants à l’Initiative de Stockholm souhaitent aussi contribuer à jeter des ponts entre les États dotés d’armes nucléaires et ceux qui n’en possèdent pas.

Outre la Jordanie, la Suède et l’Allemagne, les États suivants participent à l’Initiative de Stockholm : l’Argentine, le Canada, la Corée du Sud, l’Espagne, l’Éthiopie, la Finlande, le Kazakhstan, l’Indonésie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, les Pays-Bas et la Suisse.

 

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