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Engagement international pour la biodiversité : nous ne sauvons pas la Terre mais notre existence

Mexichromis à papilles pourpres

Mexichromis à papilles pourpres, © dpa/pictire alliance

19.11.2020 - Article

L’activité humaine et le changement climatique constituent une menace croissante pour la diversité biologique de notre planète. Et aussi une menace pour notre cadre de vie et notre santé. Le gouvernement fédéral s’engage dans le monde entier pour préserver la biodiversité.

Il y a sur notre planète environ deux millions d’espèces répertoriées. Cette diversité biologique représente un trésor inimaginable. Les sciences du vivant ne prennent que petit à petit la mesure de ce que signifie ce trésor pour l’humanité. Et pourtant, l’état de la diversité biologique à l’échelle de la planète est gravement mis en péril.

Un monde, une santé : la perte de biodiversité met en danger la santé humaine

Au-delà de ce risque de perte irrémédiable, les derniers résultats de la recherche laissent supposer que la perte de biodiversité a également des effets négatifs sur la santé humaine. Là où l’homme et l’animal se rencontrent à un degré malsain (par exemple en raison de la destruction de zones de repli naturelles directement liée aux activités humaines ou du fait des conséquences du changement climatique ou encore de la chasse illégale ou du trafic illicite d’animaux sauvages), le risque de pandémie augmente en raison de la transmission d’agents pathogènes de l’animal à l’homme (zoonoses). En s’appuyant sur ces résultats, les principes de Berlin ont été élaborés en octobre 2019 dans le cadre de la première conférence « One Planet, One Earth, One Future » (Une planète, une santé, un avenir). C’est sur ces principes de Berlin que repose l’approche d’une seule santé. Il est possible de réduire les risques de pandémie en entretenant durablement la diversité biologique à l’échelle mondiale. La protection durable de la nature est dans l’intérêt de tous. Personne n’aurait pensé que le monde puisse être aussi rapidement confronté au scénario alors esquissé d’une épidémie se transformant rapidement en une pandémie à l’échelle mondiale, a souligné le ministre adjoint Niels Annen lors de l’ouverture de la deuxième conférence le 17 novembre 2020 :

La pandémie de COVID-19 a été pour tous un réveil brutal. Elle ne nous a pas seulement démontré le lien direct existant entre la perte de diversité biologique et l’émergence d’une pandémie, elle nous a aussi fait prendre conscience des ravages qu’elle peut entraîner à l’échelle planétaire pour les hommes, les sociétés et les économies. Nous devons trouver les moyens d’une saine reprise. 

Convention sur la diversité biologique

L’Allemagne s’engage activement au niveau international pour protéger la biodiversité. Le document fondateur est la « Convention sur la diversité biologique » (CDB), à laquelle l’Allemagne a adhéré en 1992 et qui compte aujourd’hui 196 Parties. Cette convention a pour objectif de préserver la diversité biologique. Le terme de « diversité biologique » englobe la diversité des espèces peuplant notre planète, ainsi que la diversité génétique et la diversité des écosystèmes. Outre l’aspect de la protection, la Convention porte sur l’utilisation durable de la diversité biologique. C’est le premier accord de droit international qui considère la diversité biologique comme une ressource sur laquelle les États ont des droits souverains. La diversité biologique se place ainsi au même rang que les ressources minérales ou autres ressources naturelles.

Des jalons pour la protection de la diversité biologique dans le droit international

On mentionnera comme autres étapes importantes l’adoption de deux accords internationaux contraignants dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique : le protocole de Cartagena adopté en 2000 et entré en vigueur en 2003 régit les mouvements transfrontaliers d’organismes génétiquement modifiés. Le protocole de Nagoya a été adopté en 2010 et est entré en vigueur en 2014. Il établit un cadre juridique contraignant pour l’accès aux ressources génétiques et pour un partage équitable des avantages ou des gains issus de leur utilisation.

Afin que la communauté internationale prenne davantage conscience de l’importance de la biodiversité en sus d’autres aspects environnementaux et climatiques, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé au mois de décembre 2010 de créer une « plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ». À l’instar du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui fournit aux gouvernements des conseils scientifiques sur le changement climatique, l’IPBES (en quelque sorte un GIEC pour la biodiversité) est destiné à répertorier scientifiquement le développement de la diversité naturelle des espèces sur notre planète et à donner des conseils en matière de politique de l’environnement.  L’Allemagne s’était engagée depuis longtemps pour la création de cette plateforme et a réussi finalement à obtenir que le siège du secrétariat de l’IPBES soit établi à Bonn où sont implantés de nombreux autres secrétariats des Nations Unies. Depuis début 2014, le secrétariat de l’IPBES se trouve sur le campus des Nations Unies sur les bords du Rhin.

La protection de la faune constitue un aspect important de la préservation de la biodiversité. Outre la « Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction » (convention de Washington – CITES), la République fédérale d’Allemagne a également signé la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS, également appelée « convention de Bonn »). De plus, l’Allemagne est membre de la Commission internationale baleinière (IWC) depuis 1982 et elle soutient activement le maintien de l’interdiction de la pêche commerciale à la baleine. L’Allemagne a également adhéré à divers accords régionaux pour certaines espèces ou catégories de faune qui sont en péril sans être pour autant automatiquement menacées d’extinction.

Plus d’informations

CBD - Convention sur la diversité biologique

Ministère fédéral de l’Environnement

Programme fédéral pour la diversité biologique

Commission internationale baleinière

Convention de Washington - CITES

Convention de Bonn - CMS

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