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Le traité sur l’Antarctique fête ses 60 ans – une histoire à succès internationale

Photo de la station de recherche allemande Neumayer III en Antarctique

Photo de la station de recherche allemande Neumayer III en Antarctique, © blickwinkel / dpa

02.12.2019 - Article

En décembre 1959, les pays signataires au traité sur l’Antarctique se sont entendus sur un jalon important de l’ordre international multilatéral : le « septième continent » est désormais réservé à la coopération pacifique des pays et à la recherche scientifique.

Le traité sur l’Antarctique de 1959 a mis fin à la course aux revendications territoriales. Il a jeté la base de la coopération scientifique visant à faire des recherches approfondies sur le continent et sur son rôle pour le système terrestre, et il a empêché que l’écosystème antarctique ne soit utilisé à des fins commerciales liées à l’extraction des matières premières ou à des fins militaires.

En 1991, le protocole au traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement réaffirmait la position particulière de l’Antarctique en tant que réserve naturelle à des fins pacifiques et scientifiques. Il contraint les États parties à prendre des mesures efficaces en faveur de la conservation des écosystèmes fragiles du continent. Depuis 2011, un objectif consiste également, dans le cadre de la convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR), à protéger en particulier les eaux qui entourent le continent antarctique par le biais de zones marines protégées.

Assurer ensemble l’avenir de l’Antarctique grâce à la déclaration de Prague

Dans l’esprit des pays fondateurs, l’actuel système du Traité sur l’Antarctique vise une coopération multilatérale globale dans le but de conserver et d’étudier l’Antarctique. Durant les six dernières décennies, beaucoup d’autres pays ont adhéré au traité sur l’Antarctique ainsi qu’au protocole relatif à la protection de l’environnement et contribuent à leur mise en œuvre concrète.

À l’occasion du 60e anniversaire du traité sur l’Antarctique, ils ont renouvelé cette ambition au moyen d’une déclaration commune lors de leur dernière rencontre annuelle à Prague. Les thèmes importants figurant à l’ordre du jour des rencontres annuelles sont les effets du changement climatique, le nombre croissant des voyages touristiques en Antarctique, la pollution causée par les micro-plastiques, des questions de l’étude d’organismes antarctiques à des fins commerciales ou la coopération logistique au vu des activités de recherche croissantes.

La contribution de l’Allemagne : conserver et étudier activement l’Antarctique

L’Allemagne et 53 autres États parties contribuent activement à mettre en œuvre les principes et les objectifs du traité sur l’Antarctique. Les stations de recherche allemandes telles que la station Neumayer III sur le plateau de glace Ekström dans la baie d’Atka ou la station Kohnen dans l’Arctique intérieur et la coopération de scientifiques polaires allemands dans des organes internationaux y contribuent de manière essentielle. L’Allemagne lance aussi régulièrement des initiatives tournées vers l’avenir dans le cadre du protocole au traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement. Il s’agit par exemple de directives uniformes pour les touristes en Antarctique ou d’une meilleure protection des manchots empereurs, une espèce connue mais menacée.

La proposition allemande de la mise en place d’une vaste zone marine protégée dans la mer de Weddell a été présentée, avec le soutien de l’UE, en 2016 dans le cadre de la convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique.

L’Allemagne n’a aucune revendication territoriale en Antarctique. Nous nous engageons pour le maintien et le renforcement du régime unique de coopération pacifique découlant du traité sur l’Antarctique, y compris pour les générations futures.

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