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Stop à la tendance négative dans le désarmement

Traité sur la non-prolifération des armes nucleaires (TNP)

Traité sur la non-prolifération des armes nucleaires (TNP), © dpa

12.06.2019 - Article

Le désarmement et la non-prolifération nucléaire sont en crise. Aujourd’hui, 11 juin, les représentants de 16 pays ont participé à une réunion ministérielle à Stockholm pour inverser la tendance négative dans le domaine du désarmement.

La crise que traverse la non-prolifération nucléaire est «  une menace pour la paix mondiale  », selon le ministre fédéral des Affaires étrangères, Heiko Maas. Et l’accord sur le nucléaire iranien n’en est qu’un exemple. C’est la raison pour laquelle le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) a été l’un des principaux sujets à l’ordre du jour de la réunion ministérielle qui s’est tenue à Stockholm. Pour Heiko Maas, le traité «  forme la base de l’ordre nucléaire  ». Sans ce traité, le nombre d’États dotés d’armes nucléaires serait aujourd’hui encore beaucoup plus élevé.

Nécessité de désarmer les États dotés d’armes nucléaires

Le TNP repose sur trois piliers : la non-prolifération, le désarmement et l’utilisation pacifique des matières nucléaires. Mais le TNP est plus que jamais remis en question aujourd’hui. Cela fait des années que les États dotés d’armes nucléaires ne font pas assez de progrès pour produire des résultats tangibles en matière de désarmement. Par ailleurs, il est dangereux que de nouveaux États entrent ou puissent entrer en possession d’armes nucléaires, comme la Corée du Nord et l’Iran actuellement.

La conférence des parties chargée de l’examen du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui aura lieu l’année prochaine sera une échéance importante. La réunion d’aujourd’hui a été consacrée en priorité à l’élaboration d’un plan pour contribuer au succès de cette conférence.

Un objectif consensuel : un monde sans armes nucléaires

La rencontre de Stockholm a réuni les représentants des États non dotés d’armes nucléaires qui ont tous le même objectif à long terme : un monde dénucléarisé. Les approches pour y parvenir sont différentes. Un groupe d’États par exemple est favorable à une interdiction immédiate des armes nucléaires. L’Allemagne, par contre, préconise comme tous les membres de l’OTAN et beaucoup d’autres partenaires une approche pragmatique : pour le gouvernement fédéral, l’objectif d’un désarmement nucléaire n’est réaliste que s’il se traduit par des mesures concrètes, et de concert avec les États dotés d’armes nucléaires.

Prochaine réunion à Berlin

L’Allemagne continuera de s’engager résolument au niveau international pour développer les règles en matière de désarmement et de non-prolifération. Le gouvernement fédéral continuera également d’aborder cette question au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Heiko Maas : «  Le désarmement doit tenir une plus large place dans l’agenda international. J’ai proposé que nous nous réunissions l’année prochaine à Berlin pour poursuivre nos discussions d’aujourd’hui.  » La prochaine réunion à Berlin sera elle aussi tout particulièrement dédiée à la consolidation du traité sur la non-prolifération.

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