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Résolution 2467 : mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas inaugure le débat du Conseil de sécurité de l’ONU portant sur « Les violences sexuelles dans les conflits »

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas inaugure le débat du Conseil de sécurité de l’ONU portant sur « Les violences sexuelles dans les conflits », © Thomas Koehler/photothek.net

25.04.2019 - Article

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution présentée par l’Allemagne pour lutter contre les violences sexuelles dans les conflits et pour soutenir les victimes.

En Sierra Leone, en Syrie, au Myanmar ou en Iraq, les violences sexuelles sont de plus en plus utilisées comme tactiques dans les conflits armés. Par conséquent, l’Allemagne a fait de la protection contre les violences sexuelles la priorité de son mandat au Conseil de sécurité des Nations Unies. Le 23 avril, après de longues négociations, le Conseil de sécurité a adopté une résolution présentée par l’Allemagne sur les violences sexuelles.

Qu’est-ce qui est nouveau ?

Demander des comptes aux responsables

Avec cette résolution, le Conseil de sécurité montre qu’il est déterminé à demander davantage des comptes aux responsables de violences sexuelles : les parties en conflit du monde entier sont appelées à mettre immédiatement fin aux violences sexuelles et à empêcher qu’elles n’apparaissent à l’avenir. La résolution renforce la responsabilité des parties en conflit : il s’agit d’améliorer les mécanismes permettant de vérifier si les parties en conflit ont respecté leurs engagements en termes de protection contre les violences sexuelles. Si elles les enfreignent, des sanctions doivent pouvoir être infligées.

Les victimes au centre des préoccupations

La résolution place pour la première fois les victimes de violences sexuelles au centre des préoccupations. « Nous demandons à tous les États de leur permettre de vivre une vie digne », a souligné le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas. Pour ce faire, il est nécessaire de permettre un accès à la justice au niveau national et de garantir les moyens de subsistance des personnes concernées. Par ailleurs, il convient d’aider les victimes à surmonter les traumatismes qu’elles ont subis afin qu’elles puissent vivre une vie digne.

Des groupes de victimes négligés

La résolution se concentre aussi sur des groupes de victimes de violences sexuelles qui, jusqu’à présent, avaient été négligés. Elle vise à soutenir ces derniers grâce à des mesures préventives et à des prestations de soutien. Les filles et les femmes ne sont pas les seules à pouvoir être victimes de violences sexuelles : c’est aussi le cas des garçons et des hommes. Les droits et les besoins des mères et de leurs enfants qui sont nés d’un viol figurent davantage au centre des préoccupations.

Renforcer la société civile

Les États et la société civile ont étroitement coopéré lors du développement et de l’adoption de la résolution. La société civile doit aussi être renforcée à l’avenir : la résolution reconnaît le travail indispensable des organisations de défense des droits des femmes qui s’engagent précisément au niveau local pour l’égalité des sexes et la participation des femmes aux processus politiques et sociétaux.

Le programme « Les femmes, la paix et la sécurité »

Après le débat au Conseil de sécurité, Heiko Maas a déclaré :

L’adoption de la résolution 2467 constitue une étape décisive pour mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits.

Il s’agit d’un pas important pour le programme « Les femmes, la paix et la sécurité » qui a été lancé en l’an 2000 avec la résolution 1325 du Conseil de sécurité, et d’un élément central de la présidence allemande au Conseil de sécurité. Le programme prévoit d’améliorer la protection contre les violences sexuelles dans les conflits et de renforcer la participation des femmes à la prévention et au règlement des conflits.

« Le véritable travail commence maintenant », a affirmé la prix Nobel de la paix Nadia Murad qui elle-même a été victime de violences sexuelles et a participé au débat du Conseil de sécurité. « Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que la résolution soit bel et bien mise en œuvre », a-t-elle insisté.

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