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La paix pour l’Afghanistan doit être la paix des Afghans et des Afghanes

Le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas rencontre le président afghan Ashraf Ghani lors de la conférence sur l’Afghanistan en novembre 2018

Le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas rencontre le président afghan Ashraf Ghani lors de la conférence sur l’Afghanistan en novembre 2018, © Florian Gaertner/photothek.net

12.02.2019 - Article

Depuis la fin du régime des talibans en Afghanistan il y a 18 ans, la communauté internationale soutient le pays sur la voie d’une paix durable. En dépit d’une situation sécuritaire difficile, le gouvernement afghan a connu ces derniers temps certains succès porteurs d’espoirs dans ce domaine.

La paix ne peut être obtenue que par les Afghans et les Afghanes eux-mêmes

Le gouvernement fédéral est convaincu qu’un processus de paix global sous l’égide et la responsabilité afghanes est le seul moyen de parvenir à une stabilité durable dans le pays. Il est donc désormais décisif que des pourparlers entre les talibans et le gouvernement afghan aient lieu prochainement – pourparlers auxquels les talibans refusent de participer jusqu’à présent. C’est le seul moyen pour que l’Afghanistan ait la perspective d’un avenir dans lequel tous les groupes de la société afghane cohabitent pacifiquement et où aucune menace pour d’autres pays n’émane du sol afghan.

Il est d’ores et déjà clair que le processus de paix afghan sera long et difficile et qu’il nécessitera le soutien unanime de toute la communauté internationale. Les États voisins en particulier, mais aussi les partenaires internationaux de l’Afghanistan doivent participer à ce processus.

En outre, les réformes en matière de politique intérieure en Afghanistan doivent se poursuivre systématiquement. Cela inclut une bonne gouvernance, la lutte contre la corruption ainsi que le respect des droits de l’Homme. Il est nécessaire de recourir aux expériences tirées des élections parlementaires pour l’organisation des élections présidentielles prévues en juillet 2019, et de remédier aux problèmes constatés. Sans cela, il sera impossible de renforcer la confiance de la population dans les structures et procédures démocratiques.

L’Allemagne veut poursuivre son engagement pour l’Afghanistan sur place

Au vu de ces développements prometteurs, l’Allemagne s’est engagée à continuer à soutenir le développement et la stabilisation de l’Afghanistan d’ici 2020 à hauteur d’un maximum de 430 millions d’euros par an. Ainsi, l’Allemagne est le deuxième bailleur de fonds pour la reconstruction civile de l’Afghanistan.

Avec 1300 militaires sur place à l’heure actuelle, l’Allemagne déploie également le deuxième contingent de troupes internationales en Afghanistan. Là encore, cet engagement doit être poursuivi afin d’accompagner le processus de paix et de continuer à soutenir le pays. Mercredi (13 février), le cabinet fédéral va décider d’adopter ou non la prolongation du mandat de la participation de la Bundeswehr à la mission de l’OTAN «  Resolute Support  ». À travers cette mission, l’Allemagne forme, conseille et soutient les forces de défense et de sécurité nationales afghanes depuis le 1er janvier 2015. Sa prolongation est prévue jusqu’au 31 mars 2020.

Des avancées porteuses d’espoir pour la paix

Des jeunes Afghanes dans une école à Kandahâr en Afghanistan
Des jeunes Afghanes dans une école à Kandahâr en Afghanistan© picture alliance / Photoshot

L’Allemagne salue et soutient la nouvelle dynamique des efforts de paix en Afghanistan. En février 2018, le président Ashraf Ghani a proposé des pourparlers de paix sans conditions préalables aux talibans. Au mois de juin, les armes se sont ainsi tues des deux côtés pendant trois jours lors du premier cessez-le-feu depuis longtemps. Un scrutin législatif s’est également tenu en octobre 2018 sous l’entière responsabilité du gouvernement afghan, ce qui constituait une première. Malgré les attentats et les tentatives d’intimidation massives, quantité d’électeurs et d’électrices ont fait usage de leur droit de vote. Les 250 sièges de la chambre basse du parlement ont été disputés par dix fois plus de candidats, dont un grand nombre de jeunes femmes éduquées.

Les efforts du représentant spécial des États-Unis pour la réconciliation en Afghanistan, M. Zalmay Khalilzad, ont insufflé une dynamique supplémentaire au processus de paix. En janvier 2019, l’ambassadeur Khalilzad a rencontré des représentants des talibans à Doha dans le but de conduire des entretiens préliminaires au sujet d’un processus de paix afghan.

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