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Sigmar Gabriel à l’occasion de la Journée du souvenir des victimes du national-socialisme

31.01.2018 - Communiqué de presse

À l’occasion de la Journée du souvenir des victimes du national-socialisme (27 janvier), le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a déclaré :


73 ans après la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, les ténèbres abyssales de la barbarie des nazis restent inconcevables.
 La douleur causée par la certitude de ce que des êtres humains sont capables d’infliger, et ont infligé, à d’autres êtres humains, le deuil et la mémoire de tous ceux à qui l’on a volé la dignité, que l’on a privés d’existence, persécutés, torturés, humiliés, assassinés, tout cela fera à jamais partie de notre identité. Certes, personne n’est capable d’inverser le cours de l’histoire – toutefois, pleinement conscients des avertissements de cette histoire qui est la nôtre, chacun d’entre nous peut assumer chaque jour sa propre responsabilité envers l’avenir. La commémoration des victimes du nazisme nous impose une mission : partout dans le monde, nous devons faire barrage à l’exclusion et à la haine, à l’antisémitisme et à toute forme de racisme et nous mobiliser en faveur du respect des droits de l’homme, de la paix et de la réconciliation. Nous avons notamment une obligation particulière envers les survivants et les témoins. À nous qui sommes les générations suivantes, descendants des bourreaux ou des victimes, que nous ayons grandi en Allemagne ou ailleurs, ils nous laissent leur histoire et la tâche d’en tirer nos propres leçons. C’est à nous qu’il revient de lutter contre l’oubli.

Contexte :

La Journée du souvenir des victimes du national-socialisme a été instituée en Allemagne en 1996. Elle est célébrée le 27 janvier, date de l’anniversaire de la libération du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz en 1945. À cette occasion sont commémorés les six millions de Juifs européens assassinés sous le nazisme ainsi que les Sinti et Roms, les travailleurs forcés, les prisonniers de guerre qu’on a laissé mourir de faim, les victimes de l’euthanasie étatique, les homosexuels, tous ceux enfin qui, pour des motifs religieux, politiques ou simplement humanistes, se sont opposés à la terreur et qui pour cela ont été anéantis par l’État totalitaire.

En 2005, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé à son tour la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste à cette date.

Une cérémonie commémorative se tiendra au Bundestag allemand le 31 janvier à 13 heures. La violoncelliste Anita Lasker-Wallfisch, dernière survivante connue de l’orchestre des femmes d’Auschwitz, y sera la principale intervenante.

Auparavant, le 29 janvier, Sigmar Gabriel et l’ambassadeur d’Israël Jeremy Issacharoff inaugureront ensemble l’exposition « Beyond duty – als ‚Gerechte unter den Völkern‘ anerkannte Diplomaten » (Au-delà du devoir – les diplomates sacrés « Justes parmi les nations ») au ministère fédéral des Affaires étrangères.