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Soudan : un espoir de paix et de démocratie

Espoir de paix : des personnes fêtent l’accord entre l’armée et l’opposition à Khartoum, la capitale

Espoir de paix : des personnes fêtent l’accord entre l’armée et l’opposition à Khartoum, la capitale, © picture alliance / Photoshot

09.07.2019 - Article

Le président du Soudan, M. Omar el-Béchir, a été destitué par l’armée soudanaise après des manifestations pacifiques au mois d’avril. Le Conseil militaire et l’alliance de l’opposition ont désormais formé un gouvernement de transition constitué de militaires et de civils – un signal d’espoir.

Le 11 avril 2019, le président soudanais, M. Omar el-Béchir, fut destitué par l’armée après des manifestations persistantes. Un conseil militaire de transition prit les rênes du pouvoir, la constitution de 2005 fut abrogée et l’Assemblée nationale ainsi que le Conseil des ministres dissous.

Dans un premier temps, la répartition du pouvoir entre l’armée et l’alliance des « Forces pour la liberté et le changement », qui est composée de partis de l’opposition, de groupes armés et d’organisations de la société civile, demeurait peu claire. Une question controversée était surtout celle de savoir quelles seraient les compétences de l’instance gouvernementale supérieure, le futur « Conseil souverain », et comment les fonctions de ce dernier seraient pourvues.

Un gouvernement de transition commun

Puis, une percée eut lieu début juillet : après des négociations intenses, l’armée et l’alliance de l’opposition se mirent d’accord sur un gouvernement de transition commun. « Nous nous félicitons de l’accord au Soudan entre le Conseil militaire et l’opposition », a déclaré le ministre fédéral des Affaires étrangères, M. Heiko Maas. « Il donne un espoir de paix et de démocratie au peuple soudanais. » La phase de transition doit durer trois ans ; le Conseil souverain sera présidé en alternance par l’armée et l’opposition. Des élections auront lieu après la phase de transition.

Rétrospective : des protestations à l’échelle nationale

Des manifestations pacifiques avaient débuté en décembre 2018 : des Soudanais manifestaient dans tout le pays en faveur de réformes politiques et économiques. À l’origine de cette vague de protestations : une augmentation du prix du pain ainsi que la situation économique générale, cette dernière étant marquée par une inflation rapide et une pénurie de produits de première nécessité. En janvier 2019, l’alliance « Forces pour la liberté et le changement » fut enfin créée ; elle est composée de partis de l’opposition, de groupes armés et d’organisations de la société civile.

Quelle était la situation de départ au Soudan ?

Cet État au nord-est de l’Afrique est marqué depuis plusieurs décennies par des troubles politiques et des conflits. En 2011, le Soudan du Sud a déclaré son indépendance. Le pays est régulièrement le théâtre d’affrontements, notamment à l’ouest, au Darfour. La mission Union africaine-Nations Unies MINUAD y est stationnée depuis 2008. Le président Omar el-Béchir prit le pouvoir en 1989. Depuis 2008, il existe un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale à son encontre pour crimes contre l’humanité dans la région en crise du Darfour.

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