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Rede von Außenminister Steinmeier anlässlich des Empfangs der Botschaft Paris zum Tag der deutschen Einheit

02.10.2014

--es gilt das gesprochene Wort--

Verehrter Herr Premierminister,
lieber Laurent Fabius,
sehr geehrte Damen und Herren Abgeordnete,
Exzellenzen,
meine Damen und Herren!

Aujourd’hui, nous célébrons une heure de gloire pour l’Europe. Il y a près d’un quart de siècle, le Mur de Berlin tombait. À peine un an plus tard, l’unité allemande scellait la fin de la division de notre continent.

Il me tenait à cœur de venir à Paris en ce grand jour et de rappeler ce fait décisif : sans la relation de confiance entre Français et Allemands, l’unification allemande ne serait pas devenue réalité.

Ce soir, on ressent notre amitié franco-allemande dans toute sa vitalité et dans toute sa richesse : Tous, ici, vous incarnez cette amitié sous ses multiples facettes : responsables politiques, chefs d’entreprise, artistes, membres d’associations. Bref : tous ceux pour qui le franco-allemand est une affaire de cœur !


Dieses Bild steht in einem merkwürdigen Kontrast zu manchem, was in den letzten Wochen über den Stand der Beziehungen zwischen Paris und Berlin zu lesen und zu hören war - diesseits und jenseits des Rheins.

Ich gestehe: Mancher schrille Ton und manches vergiftete Klischee auch in unserer deutschen Debatte haben mich sehr geärgert. Zuweilen hat sich mir beim Zeitunglesen der Eindruck aufgedrängt, unsere Beziehungen beschränkten sich plötzlich nur noch auf Haushaltsdaten, Kennziffern und Marktanteilen von Unternehmen.

So wichtig diese Zahlen sein mögen - gerade heute haben wir doch jeden Grund, den Tunnelblick zu weiten:
In der Nachbarschaft der Europäischen Union vollziehen sich dramatische Umbrüche von größter Tragweite. Ich kann mich nicht daran erinnern, dass wir zu meinen Lebzeiten mit einer solchen Vielzahl ernster Krisen konfrontiert waren – und das gleichzeitig.

Gerade in dieser Lage ist doch die gute Nachricht: Der außenpolitische Schulterschluss zwischen Paris und Berlin ist so eng wie vielleicht niemals zuvor. Ob es um die Krise in der Ukraine, die Bekämpfung der Terroristen des Islamischen Staats oder das humanitäre Engagement angesichts der furchtbaren Ebola-Epidemie in Westafrika geht: Wir ziehen am gleichen Strang!

Cher Laurent, notre premier entretien personnel remonte à un peu plus de neuf mois, juste après ma prise de fonction. Je ne sais pas combien d’heures nous avons passées ensemble depuis : Dans des déplacements communs, à des conférences internationales et au cours d’innombrables conversations téléphoniques.

D’ailleurs, avec un brin de critique, ma femme me dit que je passe plus de temps avec toi qu’avec ma famille.

Quoi qu’il en soit, dans toutes ces occasions, nous l’avons toujours ressenti : ensemble, nous pouvons obtenir davantage qu’en agissant chacun pour soi. Pour nous, le réflexe franco-allemand est devenu une seconde nature.
Ainsi, nous étions à Kiev avec notre homologue polonais lorsque le Maïdan s’est embrasé. Nous nous sommes rendus ensemble en Moldova, en Géorgie et en Tunisie. En ce faisant, nous avons aussi réfuté ce vieux cliché comme quoi la France est uniquement tournée vers le Sud et l’Allemagne vers l’Est.

Aujourd’hui, nous nous sommes adressés, ensemble, à l’Assemblée nationale - une grande première ! Et dans deux semaines, nous prendrons part, une fois encore ensemble, au Conseil des ministres allemand et nous nous exprimerons devant le Bundestag.

Cher Laurent, je crois que je peux dire, en toute modestie : Nous avons réussi une véritable relance du couple franco-allemande. Je t’en remercie vivement. Et je tiens à ajouter: Au delà du partenaire politique, tu es devenu un vrai ami.


Meine Damen und Herren, zum großen deutsch-französischen Bild gehört heute auch: In einer Weltordnung, die aus dem Lot geraten scheint, brauchen wir mehr denn je ein Europa, das auf einem soliden wirtschaftlichen und politischen Fundament steht.

In diesem Europa sind wir wirtschaftlich so eng miteinander verwoben, dass es die „Krise des anderen“ eben nicht mehr gibt.

Gemeinsam tragen wir Verantwortung für ein Europa, das mehr Investitionen, mehr Wachstum und mehr Jobs schafft. Ein Europa, das Wettbewerbsfähigkeit und Sozialstaat ausbalanciert. Ein Europa, das den dumpfen Parolen der Nationalisten die Werte von 1789 und 1989 entgegenstellt.

Lieber Manuel Valls, ich weiß, dass du es genauso siehst. Du hast in schwieriger Zeit große Verantwortung übernommen. Ich wünsche dir dabei von Herzen allen erdenklichen Erfolg.

Aus eigener Erfahrung habe ich eine gewisse Vorstellung davon, welche gewaltigen Anstrengungen vor dir und euch liegen. Und trotzdem habe ich volles Vertrauen, dass Frankreich jetzt eine kluge Politik mit den notwendigen Reformen formuliert und umsetzt.

Mesdames et Messieurs,

Dès le début, le projet franco-allemand a toujours été un projet fondé sur la confiance mutuelle. Cette confiance a grandi au fil des décennies. Elle nous a permis de surmonter de très profondes divisions. En regardant aujourd’hui autour de moi dans cet Hôtel de Beauharnais bondé, je le sens bien : cette confiance est là, plus que jamais. Elle est profondément enracinée dans le cœur de milliers de nos concitoyens - de Bordeaux à Francfort-sur-l’Oder. Et je suis sûr qu’en bâtissant sur cette confiance, nous parviendrons, ensemble, à bâtir l’Europe. Une Europe juste, une Europe forte.

Vive l’amitié franco-allemande !
Es lebe die deutsch-französische Freundschaft!

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